/R E P R I S E -- Les cégépiens réagissent au discours de Jean Charest : Le Premier ministre n'a rien compris!/

« Jean Charest y va d'une attaque sans précédent à l'éducation des jeunes du Québec », Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ

MONTRÉAL, le 23 févr. /CNW Telbec/ - « Les jeunes du Québec n'avaient pas d'attentes, et n'en auront pas plus de ce gouvernement après ce discours », affirme Léo Bureau-Blouin. La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) constate que Jean Charest porte très mal son titre de Ministre de la jeunesse suite à son discours inaugural prononcé cet après-midi à l'Assemblée nationale.

La FECQ déplore que le gouvernement Charest réaffirme son intention de réduire l'accessibilité aux études universitaires pour les étudiants des cégeps en haussant les frais de scolarité. « Visiblement, Jean Charest n'a rien compris suite à sa rencontre des partenaires en éducation tenue le 6 décembre dernier. L'entêtement de ce gouvernement à aller chercher plus d'argent dans les poches des étudiants relève d'une idéologie douteuse plutôt que d'une analyse détaillée de la situation », dénonce le président de la FECQ. La seule étude disponible par son Ministère de l'Éducation révèle que même avec une bonification des prêts et bourses, la hausse envisagée réduirait de 21% le nombre d'étudiants sur les bancs universitaires. « C'est sans compter que Jean Charest détourne présentement 70 M$ reçus du fédéral destinés aux étudiants les plus pauvres », ajoute Léo Bureau-Blouin.

La FECQ questionne également le choix des mots de Jean Charest pour augmenter les frais de scolarité. Le Premier ministre affirme « que les étudiants feront leur juste part ». D'abord, si les étudiants d'aujourd'hui ne font pas déjà leur juste part en payant plus de 2 500$ par année, la FECQ se demande si Jean Charest a fait sa juste part en payant 547$ à son époque ou 1 500$ actualisé au coût de la vie. Également, sur son site Internet, l'Aide financière aux études (AFE) rappelle aux parents des étudiants que c'est à eux de payer les études de leur enfant en vertu du Code civil. « Jean Charest sait que la hausse nuira aux familles de la classe moyenne. Soit les parents devront payer plus, soit les étudiants travailleront davantage et prendront plus de temps pour compléter leur formation », explique M. Bureau-Blouin.

Suite aux révélations de dépenses exagérées par plusieurs administrations de cégeps, la FECQ craint que les projets de loi 44 et 38 ne soient relégués aux oubliettes en raison de la prorogation de la chambre. « Plutôt que de piger dans la poche des étudiants, Jean Charest devrait s'assurer que nos cégeps et nos universités sont bien gérés », estime M. Bureau-Blouin.

Un ministère désorganisé donne des rencontres désorganisées

La FECQ se questionne sur les véritables intentions du Premier ministre avec ses rencontres des partenaires en éducation. Alors que plus de la moitié de la salle avait claqué la porte lors de la rencontre universitaire, la rencontre sur l'arrimage de la formation professionnelle et technique semble tout aussi désorganisée. « Au début, la rencontre était censé être en décembre, puis en janvier, après en février, maintenant en mars ou même avril. Jean Charest aura peut-être la chance de terminer son mandat avant de voir son ministère organiser quelque chose de structuré », se demande Léo Bureau-Blouin.

« Les rencontres des partenaires en éducation ressemblent davantage à un stratagème politique de relations publiques qu'à de véritables consultations des gens du milieu », ajoute le président de la FECQ.

Enfin, la FECQ met en garde Jean Charest de remettre la formation professionnelle et technique aux besoins uniques du marché du travail. « Jean Charest devrait aller passer quelques jours dans un cégep, il se rendrait peut-être compte que la mission des cégeps n'est pas de répondre uniquement aux besoins du marché du travail. Jean Charest démontre une fois de plus qu'il ne connaît pas le milieu de l'éducation », conclut Léo Bureau-Blouin.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 55 000 étudiants réunis dans 22 associations étudiantes présentes sur l'ensemble du territoire québécois. Depuis 20 ans, elle défend et promeut les droits et intérêts des étudiants des cégeps.

SOURCE FEDERATION ETUDIANTE COLLEGIALE DU QUEBEC (FECQ)

Renseignements :

Mathieu Morin, vice-président, FECQ, bur. 514-396-3320, cell. 514-554-0576, courriel : vpresidence@fecq.org

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