/R E P R I S E -- L'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire : premières réactions de la CSN/



    MONTREAL, le 12 fév. /CNW Telbec/ - "C'est un rapport qui comprend de
nombreuses recommandations étoffées. Quarante-neuf en tout. A première vue, il
s'en dégage des orientations et des pistes intéressantes. Cependant les
travailleurs des usines de transformation alimentaire restent sur leur
appétit", a commenté Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, après avoir
pris connaissance du rapport de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et
de l'agroalimentaire québécois.
    Du côté des bons coups, elle a cité en exemple les recommandations visant
à soutenir et à développer la transformation et la distribution alimentaires
en région. Elle pense également aux objectifs visant la santé et la saine
alimentation.
    Cependant, la porte-parole de la centrale syndicale observe que le
rapport ne comprend pas de recommandations qui auraient pu mettre en oeuvre
une politique globale et intégrée de sécurité alimentaire. Pour assurer la
sécurité alimentaire, ce rapport aurait dû inclure une recommandation sur le
droit et le devoir d'alerte.
    "Je crois que nous étions en mesure de nous attendre à ce que l'on
retienne l'idée du droit et du devoir d'alerte", a précisé Denise Boucher. Le
droit et le devoir d'alerte est un concept novateur. Son objectif premier est
de garantir à la population du Québec et à celle des pays importateurs que les
produits québécois sont sains et peuvent être consommés en toute sécurité. Le
droit et le devoir d'alerte s'accompagnent du droit des travailleurs et de
leurs syndicats d'arrêter la production lorsqu'ils estiment que nous sommes en
présence d'une situation comportant des risques d'affecter la qualité des
produits et pouvant nuire à la santé.
    "Pour nous, il est clair que nous allons poursuivre les démarches pour
que ce droit et ce devoir fassent partie de nos pratiques", de déclarer la
vice-présidente de la CSN.

    Formation

    Autre sujet de déception, les recommandations sur la formation continue
ne visent pas suffisamment les travailleurs des usines de transformation
alimentaire. "C'était une commission sur l'agriculture et l'agroalimentaire,
mais on peut se demander si l'agroalimentaire n'a pas été un peu négligé dans
ce cas particulier", de dire Normand Faubert, vice-président de la Fédération
du commerce de la CSN, présent à la présentation du rapport, cet après-midi à
Québec. "Les travailleuses et les travailleurs de cette industrie sont une
fois de plus laissés dans l'angle mort de la formation et de l'application des
règles de sécurité alimentaire", a-t-il déploré.
    "Il reste maintenant à voir comment le gouvernement va disposer de ce
rapport. Quant à nous, nous continuerons nos démarches pour doter le Québec
d'une politique de sécurité alimentaire et pour atteindre également la
souveraineté alimentaire", a conclu Denise Boucher.

    La CSN compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les
types de milieux de travail, tant dans le secteur privé que dans le secteur
public. La FC-CSN regroupe près d'une centaine de syndicats représentant
35 000 travailleuses et travailleurs, dont environ 10 000 oeuvrent dans le
secteur agroalimentaire.




Renseignements :

Renseignements: Michel Crête, CSN-Information, (514) 598-2454, (514) 912
6705; Source: Confédération des syndicats nationaux (CSN)


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