/R E P R I S E -- La Caisse de dépôt et placement du Québec continue de chercher des solutions dans le dossier Cari-All/



    MONTREAL, le 20 mars /CNW Telbec/ - La Caisse de dépôt et placement du
Québec tient à faire la mise au point suivante au sujet de son actionnariat et
de son rôle auprès du manufacturier de chariots de provision Cari-All.

    
    - La Caisse est un actionnaire minoritaire de Cari-All. Elle détient 35 %
      du capital-actions de la société et le reste est détenu par trois
      autres actionnaires. La décision de délocaliser la production de
      l'usine montréalaise de Cari-All a été retardée à la demande de la
      Caisse.

    - La Caisse a fait appel à des ressources externes pour tenter de trouver
      des solutions alternatives à la fermeture. Toutefois, celles-ci ont
      toutes confirmé l'écart important et irréversible de près de 30 % des
      coûts de production entre l'usine de Montréal et celle de Caroline du
      Nord.

    - Cette différence importante de coûts de production, conjuguée à la
      hausse du dollar canadien, font en sorte que la fermeture définitive de
      l'usine de Montréal-Est est le seul scénario viable pour la poursuite à
      long terme des activités de Cari-All. La décision de fermer l'usine a
      été prise par l'ensemble des actionnaires.

    - La Caisse comprend la déception des employés montréalais de Cari-All et
      elle s'est assurée qu'ils soient traités équitablement. Pour la Caisse
      la décision d'accepter la fermeture d'une entreprise est un choix
      difficile qui ne s'est pris qu'après que toutes les alternatives à la
      fermeture aient été explorées.

    - La Caisse a à coeur le développement durable des entreprises
      québécoises. La Caisse a d'ailleurs pris l'initiative d'organiser une
      rencontre avec les représentants des Métallos, le Fonds de Solidarité
      des travailleurs et Investissement Québec pour étudier la possibilité
      de redémarrer une partie des activités de l'usine de Montréal sur de
      nouvelles bases. (voir ci-après le contenu de la lettre expédiée au
      syndicat.)


    Objet : Cari All, déménagement de l'usine de Marien (Montréal-Est) à
    Newton (Caroline du Nord)

    Monsieur,

    Vous avez fait valoir par la voie des médias que la Caisse de dépôt et
placement du Québec, à titre d'actionnaire de la société Cari All, aurait dû
empêcher la fermeture de l'usine de Marien. Nous vous rappelons que la Caisse
est actionnaire minoritaire à la hauteur de 40 % de Cari All et que les autres
actionnaires sont : le Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario
(OMERS), la famille fondatrice ainsi que la compagnie Wanzl formant la
majorité de l'actionnariat.

    Il importe, croyons-nous, que vous soyez bien au fait du contexte de la
décision qui a ultimement été prise et des démarches que les actionnaires, et
en particulier la Caisse, ont conduit dans ce dossier.

    Au préalable, l'équipe de direction de Cari All a engagé des conseillers
externes pour évaluer les possibilités de réduire les coûts, afin de rendre
l'usine de Marien compétitive. A la suite des conclusions de cette étude, la
Caisse a fait valoir ses préoccupations quant à ce projet et a incité la
direction de Cari All a réétudier attentivement toutes les possibilités.

    Pour s'en assurer, voici les démarches entreprises par la Caisse, avant la
prise de décision finale :

    - mandat donné à un conseiller d'affaires externe en production
      industrielle pour travailler de concert avec l'équipe interne de
      l'entreprise de façon à développer un scénario de maintien des
      opérations à l'usine de Marien, dont un nouvel aménagement d'usine;
    - rencontres avec les conseillers externes mandatés par la société pour
      revoir leur méthodologie, corroborer leur conclusion et examiner les
      autres options possibles. A regret, ces rencontres n'ont pas permis de
      dégager une solution viable pour les opérations canadiennes.

    La nécessité du déménagement de l'usine de Marien à Newton repose sur les
éléments suivants :

    - depuis l'automne 2007, l'usine de Marien n'était plus concurrentielle
      comparativement aux sociétés américaines, en raison de sa taille
      relative et de la hausse du dollar canadien;
    - le renforcement du dollar canadien et la croissance organique de sa
      filiale américaine (usine de Newton) ont fait en sorte d'affaiblir la
      position concurrentielle de l'usine de Marien, si bien que seul un
      retour du dollar canadien autour du 85 cents américains pourrait rendre
      les activités canadiennes concurrentielles et assurer sa pérennité.
    

    Devant la faible probabilité d'une correction importante du dollar
canadien et la nécessité à réagir rapidement à la baisse de prix anticipée
dans le marché canadien (à la suite de la centralisation des achats de la part
des comptes majeurs), le conseil d'administration a dû accepter, à regret, la
recommandation de la direction dans l'intérêt de la compagnie.

    Nous attirons votre attention sur le fait que dans l'environnement
actuel, des sociétés américaines telles que Unarco offrent des chariots à un
prix plus faible que le coût de fabrication de la division canadienne de Cari
All, la différence de coûts étant attribuable principalement à des économies
d'échelle. Après plusieurs analyses, nous avons constaté qu'une grande partie
de cet écart s'avérait irréconciliable. De plus, dans l'environnement de
marché actuel, il appert que les clients canadiens vont chercher à
s'approvisionner à de meilleures conditions aux Etats-Unis.

    Nous tenons à souligner que les autres actionnaires de l'entreprise ont
été très sensibles à la préoccupation de la Caisse et de la famille fondatrice
et ont collaboré à toutes les démarches entreprises pour essayer de trouver
les solutions ayant permis de maintenir les opérations de l'usine de Marien.

    C'est avec infiniment de tristesse que la Caisse et la famille fondatrice
ont dû se résoudre à accepter l'évidence de la seule solution possible. Devant
cette situation et en tant qu'actionnaire minoritaire, il nous sera donc
impossible de faire casser cette décision prise avec toute l'attention jugée
nécessaire.

    Ultimement, la Caisse est convaincue d'avoir fait ce qui était nécessaire
pour s'assurer que toutes les options ont été évaluées et a dû concourir à une
décision qui reflète malheureusement la réalité économique.

    Nous savons que le syndicat est intéressé à évaluer la possibilité de
redémarrer l'usine Marien pour la fabrication d'étagères, de produits
hospitaliers et de contenants métalliques. Nous nous assurerons que le
processus sera réalisé dans le meilleur intérêt des différents partenaires.

    Dans ce contexte, la Caisse souhaite organiser en début de semaine
prochaine une rencontre avec les différents intervenants, notamment les
représentants du syndicat des Métallos, le Fonds de Solidarité ainsi
qu'Investissement Québec afin d'évaluer rapidement la viabilité et la
faisabilité d'un tel projet. Dans un tel cas, sous le leadership de Fonds de
Solidarité, la Caisse pourrait également considérer la possibilité d'une
participation financière toujours dans le respect de ses objectifs.




Renseignements :

Renseignements: Gilles des Roberts, (514) 847-2175


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