/R E P R I S E -- Infirmières harcelées - La FSQ-CSQ presse Yves Bolduc de sortir de sa léthargie/

MONTRÉAL, le 12 mai /CNW Telbec/ - La Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), espère que la nouvelle étude qui confirme qu'un nombre élevé d'infirmières sont victimes de harcèlement sera suffisante pour alarmer le ministre Yves Bolduc et le convaincre de sortir de sa léthargie afin de passer à l'action pour corriger la situation.

La présidente de la FSQ-CSQ, Mme Claire Montour, réagit ainsi à l'étude réalisée par la chercheuse Sandra St-Pierre, étudiante au doctorat en psychologie à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), et dévoilée cette semaine au 79e Congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS).

Une détresse visible dans les milieux

Essentiellement, l'étude, réalisée auprès d'une centaine d'infirmières à travers le Québec, révèle que plus de la moitié d'entre elles souffrent de harcèlement psychologique provenant de leurs supérieurs hiérarchiques et de leurs collègues de travail. De l'avis de Mme Montour, cette étude vient confirmer cette détresse que l'on voit dans les milieux de travail et que l'on dénonce depuis des années sans réussir à émouvoir pour autant le ministre et son ministère.

« Déjà en 2008, nous avions collaboré à la réalisation d'une étude menée par des chercheurs de l'Université Laval qui démontrait que près de la moitié des employés du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières souffre de détresse psychologique élevée. À l'époque, nous soupçonnions que la situation devait être semblable dans l'ensemble des établissements de santé au Québec. Nous apprenons aujourd'hui que notre intuition était la bonne », commente la présidente de la FSQ-CSQ.

Un environnement qui favorise le harcèlement

Madame Claire Montour ajoute que c'est l'environnement même dans lequel les infirmières évoluent qui favorise un tel harcèlement et mène à la détresse psychologique.

« Le fardeau de tâches élevé, les équipes de travail réduites, l'instabilité des équipes, le temps supplémentaire obligatoire, l'obligation de performer avec toujours moins de moyens, les gestionnaires dépassés par les événements sont autant d'éléments quotidiens déstabilisateurs et stressants avec lesquels les infirmières doivent composer et qui les rendent vulnérables aux manœuvres de harcèlement, d'intimidation et de menaces. Ce qui se passe est très grave et est totalement inacceptable », dénonce Mme Montour.

Passer des études à l'action

La présidente syndicale croit que le constat du « climat de travail intenable » des infirmières étant maintenant clairement établi, il serait plus que temps que l'on dépasse les études pour passer à l'action.

« Le pire danger qui menace les infirmières est qu'à force de dénoncer sur la place publique leurs conditions de travail inhumaines, on en vienne, comme société, à nous habituer à cet état de fait comme si cela faisait partie de la normalité. Ce n'est pas parce que l'inacceptable dure qu'il devient soudainement acceptable et il est urgent que nous passions le message aux autorités du ministère de la Santé et des Services sociaux, notamment au ministre Yves Bolduc », affirme Mme Montour.

Un ministre qui doit réagir

La présidente de la FSQ-CSQ dit avoir hâte d'entendre le ministre Yves Bolduc prendre la parole pour annoncer aux infirmières quels moyens concrets il entend prendre pour mettre fin rapidement à une situation aussi gênante et honteuse.

« Cette nouvelle étude devrait alarmer le ministre et son entourage. Malheureusement, ça ne semble pas le cas et nous ne recevons pas plus d'écoute aujourd'hui à l'égard de nos propositions de solutions que lors de la dernière négociation. Pourtant, ça n'a aucun sens que des infirmières qui ont comme profession d'aider à guérir des personnes malades doivent travailler dans des milieux qui les rendent elles-mêmes malades. Si cette grosse ambigüité n'est pas suffisante pour faire réagir le ministre Yves Bolduc, alors il faut croire que rien ne suffira jamais pour le sortir de sa léthargie », conclut Mme Claire Montour.

Profils de la CSQ et de la FSQ-CSQ

La CSQ représente quelque 180 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. La FSQ-CSQ représente près de 7000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé : CHSLD, CH, CLSC, centres de réadaptation, dispensaires, régies régionales, établissements privés conventionnés et Héma-Québec.

SOURCE CSQ

Renseignements :

Claude Girard
Conseiller en communications CSQ
Cell. : 514 237-4432
girard.claude@csq.qc.net


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.