/R E P R I S E -- Des conditions de travail intenables dans le réseau de la santé - La FSQ-CSQ somme Philippe Couillard d'oublier le rapport Castonguay... et de passer aux choses sérieuses/



    MONTREAL, le 21 fév. /CNW Telbec/ - La Fédération de la santé du Québec
(FSQ-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), soutient que
le groupe de travail Castonguay n'a présenté aucune solution pour améliorer
les conditions de travail du personnel de la santé rendues difficiles par une
pénurie qui frappe plusieurs catégories d'emplois. La FSQ-CSQ invite donc le
ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, à agir
rapidement pour corriger les situations les plus urgentes.
    La présidente de la FSQ-CSQ, Mme Monique Bélanger, soutient que "si
Philippe Couillard veut rendre le réseau de santé public plus performant, il
serait bien avisé de ne pas perdre de temps inutilement dans l'analyse du
rapport Castonguay et plutôt de considérer une fois pour toutes les
propositions de réorganisation du travail que nous lui avons soumises."
    D'ailleurs, Mme Bélanger se montre très déçue de constater que le rapport
Castonguay en dit très peu sur les graves pénuries de personnel qui affectent
le réseau de santé public. "Non seulement les membres du groupe de travail
demeurent très évasifs sur le sujet, mais cela nous laisse l'impression qu'ils
ont dû se trouver sur une autre planète durant une partie de leurs travaux. En
effet, ils soutiennent, le plus sérieusement du monde, qu'un certain type de
syndicalisme mettant l'accent sur les questions monétaires et sur les
définitions de tâches n'aurait plus sa raison d'être. Il faut être
complètement déconnecté de la réalité pour oser écrire une pareille énormité",
dénonce Mme Bélanger.

    Un groupe de travail... enfoncé dans l'irréalité

    La présidente de la FSQ-CSQ ajoute que les membres du groupe de travail
Castonguay se sont enfoncés encore plus dans l'irréalité en décrivant les
prétendus avantages dont bénéficieraient les syndiqués du secteur de la santé.
    On peut lire dans leur rapport que les syndiqués bénéficient de bonnes
conditions sur les plans de la rémunération, des pensions, des avantages
sociaux, des horaires de travail, des congés de maladie et des vacances. "Ce
genre de phrase laisse transpirer les préjugés de droite qui animaient
certains membres du groupe de travail. Ceux-ci se reflètent dans leurs
recommandations en faveur du privé et démontrent la faiblesse de la
consultation qu'ils ont menée au cours de leurs travaux", explique
Mme Bélanger.

    Des propos insultants pour le personnel

    La représentante syndicale ajoute que ces quelques lignes du rapport sont
profondément insultantes pour les travailleuses et les travailleurs de la
santé, particulièrement pour les infirmières et les infirmiers, les
infirmières et les infirmiers auxiliaires, de même que les inhalothérapeutes,
dont les horaires de travail n'ont plus aucun sens. Les heures supplémentaires
sont devenues pratiquement obligatoires, l'obtention de congés ou de vacances
presque impossible. De plus, une bonne proportion du personnel reste confiné
dans des postes à temps partiel, précaires, où il est difficile de concilier
la famille et le travail.
    "C'est clair que les membres du groupe de travail Castonguay ne sont pas
allés dans les milieux de travail pour écrire de pareilles inepties. S'il y a
un problème de productivité dans le réseau, il ne vient certainement pas des
syndiqués et ce ne sont sûrement pas les syndicats qui en sont la cause.
Pendant que nous sommes en pénurie de personnel pour plusieurs catégories
d'emplois, les employeurs continuent à maintenir 60 % des syndiqués dans des
postes à temps partiel alors que seulement 40 % occupent un emploi à temps
complet. Il y a des établissements où la direction ne trouve pas mieux que
d'abolir des postes à temps complet pour les remplacer par deux postes à temps
partiel. C'est complètement ridicule et hypocrite. Cela n'a aucun sens et il
est évident que ce n'est pas ainsi que l'on va rendre les professions en santé
attrayantes ou même, qu'on réussira à retenir les travailleuses et les
travailleurs qui sont déjà dans le réseau. Ensuite, on va se surprendre si la
pénurie de personnel s'aggrave", constate la présidente de la FSQ-CSQ.

    Le temps de passer aux choses sérieuses

    Mme Bélanger croit qu'il est urgent que le ministre Philippe Couillard
oublie le rapport Castonguay pour passer aux choses plus sérieuses en
discutant de mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail dans
le réseau de santé public.
    "La situation actuelle pèse de plus en plus lourd sur les épaules du
personnel et il est urgent que le ministre de la Santé et des Services sociaux
assume ses responsabilités pour apporter rapidement des correctifs", prévient
la porte-parole syndicale.

    Profil de la CSQ et de la FSQ-CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec représente quelque 155 000 membres,
dont plus de 100 000 dans le secteur public, la grande majorité dans le
secteur de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des
services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la
culture, du communautaire et des communications. La FSQ-CSQ représente près de
7000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices
travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé : CHSLD,
CH, CLSC, centres de réadaptation, dispensaires, régies régionales,
établissements privés conventionnés et Héma-Québec.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information, CSQ, Tél. cell.:
(514) 237-4432


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