/R E P R I S E -- Décrochage scolaire - La CSQ demande un sommet et une politique interministérielle pour combattre le décrochage scolaire/



    MONTREAL, le 15 févr. /CNW Telbec/ - "Au Québec, la situation du
décrochage scolaire ne cesse de se détériorer depuis plusieurs années sans que
rien ne bouge. L'heure n'est plus au constat, il est temps que le gouvernement
sorte de sa torpeur et convoque les partenaires sociaux pour que tout le monde
mette la main à la pâte", affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
    Pour ce faire, la CSQ demande au gouvernement de convoquer, dès ce
printemps, un sommet sur la question du décrochage scolaire des jeunes, des
jeunes adultes, des autochtones et des communautés culturelles, de manière à
définir les grands axes de ce que devrait comprendre une politique
interministérielle. Ce sommet permettrait également de déployer les grandes
orientations d'un plan d'action contenant des objectifs clairs et des
échéanciers précis pour y parvenir.
    La CSQ demande aussi au premier ministre de présider ce sommet et au
comité des priorités d'en assurer le suivi. Les ministres responsables de
l'Education, de la Famille, de l'Immigration, des Affaires autochtones, des
Finances, de l'Emploi et de la Solidarité sociale doivent y participer, car le
décrochage scolaire concerne tous ces ministères.
    Pour le président de la CSQ, "il est inacceptable que les établissements
d'enseignement soient laissés à eux-mêmes et qu'il n'y ait pas de stratégie
nationale cohérente. La ministre de l'Education affirme attendre le rapport
Ménard sur cette question avant d'agir. Pourtant, les causes du décrochage
scolaire sont déjà largement connues. L'heure n'est plus au constat, mais à
l'action !"

    L'infrastructure la plus importante dans une économie du savoir, c'est
    l'éducation

    La CSQ a été abasourdie de constater que l'énoncé économique du
gouvernement, présenté à l'occasion de la session extraordinaire de janvier,
ne contenait pas un seul mot sur la formation et l'éducation. Pourtant, selon
M. Parent, "l'infrastructure la plus importante dans une économie du savoir,
c'est l'éducation. Le manque de courage de notre gouvernement en cette matière
est en train de créer des dommages considérables à notre société".
    Au Québec, un élève sur quatre a abandonné ses études secondaires,
c'est-à-dire qu'un garçon sur trois et qu'une fille sur cinq n'obtiendront pas
leur diplôme secondaire. De plus, le Québec se classe au 9e rang des dix
provinces canadiennes ayant le plus haut taux de décrochage. Entre 2006 et
2007, le taux de décrochage est passé de 24,2 % à 25,3 % dans l'ensemble du
Québec. La Presse canadienne rapportait cette semaine que ce taux était passé
à 29 % en 2008. De plus, certaines régions sont touchées de plein fouet par
cette augmentation du décrochage scolaire, c'est le cas pour les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine, de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord,
du Saguenay - Lac-Saint-Jean et du Centre-du-Québec.

    Un colloque pour améliorer la réussite éducative

    Depuis plusieurs années, la CSQ sonne l'alarme et fait des
représentations auprès de nos gouvernements pour améliorer la réussite
éducative. Entre autres, elle a récemment présenté cinq propositions issues
d'une tournée des régions du Québec. De plus, mardi et mercredi prochains,
elle organise un colloque auquel participeront plusieurs intervenants des
milieux de l'éducation dans le but de venir échanger sur les façons
d'améliorer la réussite éducative de la petite enfance jusqu'à l'université.
    En décembre dernier, la CSQ, a présenté des propositions et ses moyens
d'action pour lutter contre le décrochage :

    
    - agir dès la petite enfance, notamment en milieu défavorisé ;
    - assurer de meilleures conditions d'apprentissage pour les jeunes et les
      adultes en formation dans les établissements d'enseignement ;
    - favoriser la mixité sociale et scolaire à tous les ordres
      d'enseignement ;
    - favoriser l'accessibilité et la persévérance à la formation
      professionnelle et technique ainsi qu'aux études supérieures ;
    - améliorer les conditions d'exercice du personnel de l'éducation et en
      valorisant son travail ;
    - considérer le décrochage scolaire et l'abandon des études comme un
      problème social qui commande une approche intégrée et une implication
      de toutes et tous.
    

    "Les constats sont faits et il est temps de réunir celles et ceux qui
souhaitent agir et se donner les moyens d'y arriver. Pour ce faire, la CSQ
plaide la nécessité de concertation des différents acteurs de la société pour
améliorer la réussite scolaire. Nous connaissons la volonté des intervenants
concernés de changer le cours des choses et d'intervenir ensemble pour lutter
contre le décrochage scolaire. Nous nous attendons aujourd'hui à la même
volonté du côté du gouvernement", conclut Réjean Parent.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente près de 170 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse, CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net


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