/R E P R I S E -- Budget fédéral 2011, version 2.0 - « Les nouvelles mesures financières pour les étudiants toujours détournées par le gouvernement Charest ? » - la FEUQ/

OTTAWA, le 6 juin 2011 /CNW Telbec/ - C'est sensiblement le même budget que le ministre Flaherty a présenté à la suite de l'élection du gouvernement majoritaire conservateur. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) constate que la volonté du gouvernement d'accroître l'accessibilité financière aux études est maintenue. Par contre, cette volonté fait toujours grandement défaut du côté québécois et les mesures représentées par Ottawa aujourd'hui n'auront probablement aucun effet pour les étudiants et jeunes diplômés québécois, vu l'attitude du gouvernement Charest dans le dossier du Programme canadien de bourses aux étudiants. « Il est toujours aussi frustrant de constater que les étudiants québécois ne verront pas l'ombre d'une amélioration de leur programme d'Aide financière aux études à la suite des annonces d'aujourd'hui », déplore Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. Rappelons que le gouvernement du Canada a annoncé en février dernier, une augmentation du support financier accordé au gouvernement québécois, soit 70 M$ en argent frais disponible pour le programme québécois d'aide financière aux études. Le gouvernement libéral de Jean Charest a refusé de le bonifier.

Programmes canadiens de prêts et bourses : une aide toujours détournée par le gouvernement Charest.
En effet, le présent budget fédéral contient de bonnes nouvelles pour les étudiants canadiens qui voient une bonification du Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE), en particulier en ce qui a trait au nombre d'étudiants couverts. C'est 34,2 millions de plus qui seront disponibles pour les étudiants dans le PCPE « Ce que l'on constate, c'est que contrairement à Jean Charest, le gouvernement fédéral fait ses devoirs afin de favoriser l'accessibilité aux études. Malheureusement pour les étudiants québécois, ils n'en verront pas les effets, le gouvernement Charest détournant les nouvelles sommes reçues afin de réduire son propre déficit au lieu de les aider », a rappelé Mme Desjardins.

Autre mesure qui est reconduite par M. Flaherty, le remboursement d'une partie de la dette d'études des médecins et des infirmières qui s'installent en région. Rappelons qu'il s'agit d'un remboursement au programme canadien de prêt et non à celui québécois, les médecins et infirmières fraichement diplômés des universités québécoises ne verront sans doute pas la couleur de cet argent, bien que des fonctionnaires fédéraux, lors de la présentation du budget précédent, aient assuré la FEUQ que le nouveau programme serait assorti d'un droit de retrait avec compensation. « Le gouvernement Charest va-t-il faire subir aux nouveaux médecins et aux nouvelles infirmières ce qu'il a infligé à l'ensemble des étudiants québécois ? » fait remarquer Martine Desjardins.

Même si la FEUQ reconnaît qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction, elle demande au gouvernement de mettre de l'avant une mesure similaire, s'appliquant à l'ensemble des diplômés universitaires. Rappelons que le projet de loi C-288, adopté par la Chambre des Communes avant les dernières élections, allait dans ce sens « Les régions éloignées ont certes besoin de médecins et d'infirmières, mais elles ont aussi besoin de professeurs, d'ingénieurs et de techniciens en tout genre. Le gouvernement ne doit pas les oublier », poursuit la présidente de la FEUQ.

Recherche et innovation : les postdoctorants et les sciences humaines sont laissés pour compte
Au niveau de la recherche et de l'innovation, on retrouve exactement les mêmes mesures qu'au dernier budget et le Conseil national des cycles supérieurs de la FEUQ (CNCS-FEUQ) constate les efforts du gouvernement en ces matières. Cela dit, bien que ce budget annonce une série d'investissements dans les secteurs de pointes de la recherche, deux oublis majeurs ont été constatés par le CNCS-FEUQ : le maintien de la fiscalisation des bourses postdoctorales, incluse dans le budget Flaherty de 2010, et le sous-financement chronique du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). « La fiscalisation des bourses postdoctorales va porter un dur coup à la recherche de pointe au Canada et la rétroactivité de la fiscalisation issue du budget précédant a toujours cours : les dossiers de dizaines de postdoctorants au Canada sont présentement réévalués et dans certains cas, l'Agence du Revenu leur exige des dizaines de milliers de dollars en retour », déplore, Martine Desjardins. Le CNCS-FEUQ avait d'ailleurs demandé aux différents partis de s'engager sur le sujet lors des élections, mais le Parti conservateur avait fait preuve de mutisme sur le sujet.

Du côté du réinvestissement dans les conseils subventionnaires, la faible part des montants accordés au CRSH, même si elle a augmenté, reste bien en dessous des besoins de la communauté scientifique. Les 7 millions octroyés cette année restent bien en dessous de la proportion des 25 % de l'ensemble des montants des conseils demandée par le CNCS-FEUQ. « La recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales est une part importante de l'effort économique au Canada et les étudiants en sciences humaines et sociales représentent plus de la moitié des effectifs à la maîtrise et au doctorat dans nos universités », souligne Martine  Desjardins.

Bien qu'il y ait eu un effort dans ce budget en vue d'augmenter les montants consentis en ce qui a trait aux frais indirects de la recherche, les 10 millions supplémentaires sont bien en deçà des 90 millions $ calculés par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport en 2007-2008 pour le Québec seulement. « Ce débalancement augmente la pression financière sur les universités qui doivent assumer elles-mêmes la différence. Si le gouvernement veut réellement soutenir la recherche au Canada, il doit financer les frais indirects de la recherche de façon adéquate », indique Mme Desjardins.

Harmonisation de la TPS et de la TVQ
En terminant, bien que le transfert des 2,2 milliards de dollars de l'harmonisation de la TPS soit devenu réalité, la FEUQ exige du gouvernement Charest que cet argent serve aussi à accroître l'accessibilité aux études et pas seulement à équilibrer son budget. « Ce gouvernement ne cesse de réduire l'accès aux études universitaires. Il devrait profiter des nouvelles sommes pour corriger ses nombreuses erreurs », conclut la présidente de la FEUQ.

Depuis plus de 20 ans, la FEUQ représente les étudiantes et les étudiants universitaires du Québec. Composée de 15 associations membres et forte de plus de 125 000 membres, la FEUQ est le plus important groupe jeunesse au Québec. www.feuq.qc.ca

SOURCE FEDERATION ETUDIANTE UNIVERSITAIRE DU QUEBEC (FEUQ)

Renseignements :

Mathieu Le Blanc, attaché de presse FEUQ, bureau : (514) 396-3380, Cell. : (514) 609-3380,
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