/R E P R I S E -- Après une grève de 24 heures, les travailleurs et les travailleuses de la CCQ se prononcent en faveur de nouveaux moyens de pression/

LAVAL, QC, le 24 mai 2011 /CNW Telbec/ - Réunis en assemblée générale extraordinaire, les 900 travailleurs et travailleuses de la Commission de la construction du Québec (CCQ) se sont prononcés à l'unanimité afin d'intensifier de nouveaux moyens de pression pour accélérer les négociations dans le but de renouveler leur convention collective de travail, ainsi que pour dénoncer l'article 50 du projet de loi 15 qui vise à désaffilier de leur accréditation syndicale des inspecteurs et des techniciens de la CCQ.

Ainsi, si rien ne bouge, dès la semaine prochaine, les travailleurs et les travailleuses vont, entre autres, mettre fin au temps supplémentaire.

« Les 900 travailleurs et travailleuses de la CCQ sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2009, soit depuis 17 mois. Notre patience a des limites, c'en est assez. Depuis les tout premiers débuts nous tentons de négocier de bonne foi, mais malheureusement nous réalisons que la direction de la CCQ bloque tout progrès, ce qui est inacceptable », a déclaré Daniel Gamelin, président de la section locale 573 du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB), représentant les travailleurs et les travailleuses de la CCQ.

Par ailleurs, les travailleurs et les travailleuses dénoncent vivement l'article 50 du projet de loi 15 qui veut retirer aux salariés le droit de se syndiquer à l'association de leur choix. « Il s'agit d'une attaque sans précédent qui porte atteinte à la liberté d'association reconnue tant par le droit international que par nos chartes des droits et libertés. C'est d'autant plus choquant que par cette législation le gouvernement s'en prend à des travailleurs et des travailleuses qui luttent contre le travail au noir et sur qui aucun soupçon de malversation ne pèse. Ce que nous croyons, c'est que la directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux, utilise le législateur pour tenter de démobiliser les salariés de la CCQ et faire indirectement ce qu'elle ne peut faire directement. Québec ne doit pas se laisser manipuler de la sorte », a déclaré Serge Cadieux, directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ.

Les leaders syndicaux rappellent que les travailleurs et les travailleuses se sont déjà prononcés par vote secret en décembre dernier, dans une proportion de 96 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu'au déclenchement de la grève générale et illimitée, au moment jugé opportun.

« Enfin, la population doit savoir que les travailleurs et les travailleuses de la CCQ ne contrôlent pas les règles d'octroi des contrats et encore moins les dons des entrepreneurs aux municipalités et aux partis politiques. Le SEPB rappelle également que les inspecteurs et les techniciens n'ont jamais à enquêter sur les syndicats de la construction. Ce n'est pas dans leur mandat, d'où l'illogisme de la mesure de désaffiliation syndicale du projet de loi 15. Ce qui est en cause ici c'est la liberté d'association et c'est pourquoi nous demandons entre autres à être entendus en commission parlementaire », ont conclu Serge Cadieux et Daniel Gamelin.

SOURCE SYNDICAT DES EMPLOYEES ET EMPLOYES PROFESSIONNELS-LES ET DE BUREAU (SEPB)

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Source : SEPB

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