Québec et Ottawa aggravent la crise de l'eau



    MONTREAL, le 22 mars /CNW Telbec/ - A l'occasion de la Journée mondiale
de l'eau 2007, l'Association québécoise pour un contrat mondial de l'eau
(AQCME) réclame du prochain gouvernement québécois qu'il retire toutes les
mesures législatives adoptées depuis 2005 pour faciliter la privatisation des
services publics liés à l'eau selon la formule des partenariats publics-privés
(PPP). L'AQCME demande aussi l'application intégrale de la Politique nationale
de l'eau adoptée en 2003 par la mise en place d'une loi-cadre qui protègera le
statut de l'eau à titre de bien commun et qui garantira un financement adéquat
des organismes de bassin versant en place dans les régions.
    Cette demande a été formulée par l'AQCME en marge de sa participation à
l'Assemblée mondiale des élus et des citoyens pour l'eau (AMECE) tenue au
Parlement européen, à Bruxelles, du 18 au 20 mars. Cette assemblée qui a réuni
des élus municipaux, des parlementaires, des représentants syndicaux et des
groupes de la société civile de tous les continents avait pour but d'apporter
des solutions concrètes pour régler la crise de l'eau et de l'assainissement.
    "C'est bien sûr un scandale que 1,1 milliard de personnes ne disposent
toujours pas d'eau potable et 2,6 milliards de latrines adéquates. C'est aussi
un scandale que nos gouvernements ne prennent pas les mesures législatives
nécessaires afin de protéger le caractère public de l'eau et des services qui
y sont reliés", affirme Isabelle Doré, porte-parole de l'AQCME, présente à
Bruxelles.
    Selon madame Doré, les conclusions de l'Assemblée font ressortir que tant
dans les pays du Sud que dans ceux du Nord, les PPP aggravent la crise de
l'eau. Ils axent sa gestion sur la quête de profits plutôt que sur l'accès et
la préservation de la ressource pour les générations actuelles et futures. Les
solutions sont plutôt du côté de la participation des citoyens à la
planification des besoins, à l'élaboration budgétaire et à la surveillance de
la qualité du service, en collaboration avec les travailleurs du secteur de
l'eau qui disposent de l'expertise technique.
    Les expériences de solidarité présentées lors de l'AMECE, sous la forme
de partenariat "Public-Public", permettent la mise en place de mécanismes de
partage d'expertise et/ou de financement entre les communautés ou les villes
du Nord et du Sud et sont porteuses d'avenir. "Cette voie n'est empruntable
qu'à la seule condition de maintenir le caractère public de nos services",
d'ajouter madame Doré.
    L'AQCME interpelle également le gouvernement canadien. Depuis 2002,
malgré des pressions citoyennes, le Canada refuse systématiquement de
reconnaître le droit humain à l'eau tel que défini par les Nations Unies. Pour
l'AQCME, ce refus équivaut à priver des milliards d'individus de leur droit à
la vie, à la santé, à l'éducation et à la dignité. Ceci est d'autant plus
inacceptable que, parmi les pays membres du G8, le Canada est l'un des
derniers pays à ne pas reconnaître ce droit. En effet, en novembre dernier, la
Grande Bretagne a reconnu formellement le droit humain à l'eau et appelé les
autres membres du G8 à s'impliquer pour résoudre définitivement la crise de
l'eau.




Renseignements :

Renseignements: Isabelle Doré, (514) 774-7244

Profil de l'entreprise

ASSOCIATION QUEBECOISE POUR UN CONTRAT MONDIAL DE L'EAU

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