Projet de loi No. 50 Loi modifiant le Code des professions et d'autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines - L'Ordre des infirmières réclame la création d'une spécialité infirmière en soins psychiatriques



    MONTREAL, le 4 mars /CNW Telbec/ - L'Ordre des infirmières et infirmiers
du Québec (OIIQ) a demandé, aujourd'hui, en auditions publiques, un amendement
au projet de loi No. 50 afin de prévoir que l'évaluation des troubles mentaux
soit conditionnelle à l'obtention d'un certificat de spécialiste délivré par
l'OIIQ, plutôt qu'une attestation de formation continue.
    Mme Gyslaine Desrosiers, présidente de l'OIIQ, s'est dite heureuse que
cette activité d'évaluer les troubles mentaux puisse être réservée aux
infirmières, en partage avec les médecins, les psychologues et les conseillers
d'orientation, ce qui favorisera une plus grande accessibilité aux personnes
souffrant d'un problème de santé mentale qui, souvent, ne savent pas à quelle
porte frapper. "Toutefois, un diplôme de deuxième cycle avec spécialisation
est justifié par la nécessité de protéger le public, à l'égard d'une activité
à haut risque, en garantissant un niveau de compétence comparable à celui des
trois autres professionnels habilités à évaluer les troubles mentaux" a
précisé Mme Desrosiers.
    La situation de l'infirmière se distingue effectivement de celle du
psychologue et du conseiller d'orientation. La formation qu'une infirmière
devra compléter pour évaluer les troubles mentaux représente un écart
important avec la formation initiale donnant accès au permis de l'Ordre,
celle-ci étant de niveau collégial ou de premier cycle universitaire. "En
effet, l'attestation proposée dans le projet de loi s'inscrit dans une
perspective de formation continue qui ne permettra pas aux infirmières
d'atteindre le niveau de formation requis pour évaluer les troubles mentaux en
toute sécurité" a tenu à préciser Mme Desrosiers.
    Rappelons que l'évaluation des troubles mentaux est une activité à
caractère diagnostique qui permet d'avoir accès à un traitement approprié et
qui peut avoir des conséquences majeures sur les droits des personnes
diagnostiquées.
    L'OIIQ demande donc que le texte législatif traduise le niveau de
formation requis, soit l'exigence d'un diplôme universitaire de deuxième
cycle. La prescription législative doit être sans équivoque sur ce niveau de
compétence qui se fonde sur l'avis du comité d'experts, présidé par le
Dr Jean-Bernard Trudeau, et sur le consensus des sept professions directement
concernées par le projet de loi No. 50.
    Huit universités québécoises offrent déjà une maîtrise en sciences
infirmières. Elles ont toutes manifesté l'intérêt de développer une option en
santé mentale/psychiatrie, laquelle donnerait accès au certificat de
spécialiste demandé par l'OIIQ.
    En permettant à l'infirmière de s'identifier comme spécialiste, la
certification permet au public, aux employeurs et aux membres des équipes de
soins de reconnaître d'emblée l'infirmière habilitée à identifier la présence
de troubles mentaux chez l'individu et d'intervenir à un niveau avancé auprès
des personnes atteintes, en lien avec son évaluation. La certification de
spécialiste permet à la population de mieux diriger sa demande de services
professionnels vers l'infirmière habilitée. Enfin, soulignons que la modalité
proposée par l'Ordre contribuerait à attirer des infirmières dans le domaine
des soins psychiatriques.
    Le projet de loi No. 50 s'inscrit dans la continuité de la Loi 90 et vise
à définir un partage d'activités entre les professions du domaine de la santé
mentale et des services sociaux, soit les psychologues, les travailleurs
sociaux, les conseillers en orientation, les psycho-éducateurs, les
ergothérapeutes, les médecins et les infirmières. L'Ordre estime à 4087 le
nombre d'infirmières qui pratiquent dans ce domaine. Ce projet de loi présente
également un cadre légal pour l'exercice de la psychothérapie. Le projet de
loi No. 50 constitue donc une pièce législative très attendue puisqu'il répond
à des besoins urgents de protection de personnes extrêmement vulnérables.
    Le mémoire de l'OIIQ, tel que déposé à la Commission parlementaire, peut
être consulté sur le site Internet de l'Ordre à l'adresse
www.oiiq.org/publications.

    L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est un ordre
professionnel régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers
(L.R.Q., c. I-8) et par le Code des professions (L.R.Q., c. C-26). Sa
principale fonction est d'assurer la protection du public par la surveillance
de l'exercice de la profession infirmière. L'Ordre regroupe quelque
70 000 infirmières et infirmiers.




Renseignements :

Renseignements: Lise Provost, Attachée de presse, (514) 935-2505, poste
225, Cellulaire: (514) 895-1987; Source: Ordre des infirmières et infirmiers
du Québec


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