Projet de loi 23 sur la procréation médicalement assistée - LES TRAITEMENTS DE L'INFERTILITE DOIVENT ETRE REMBOURSES PAR L'ASSURANCE-MALADIE



    QUEBEC, le 9 juin /CNW Telbec/ - Le député de Marie-Victorin et
porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Bernard Drainville,
demande au ministre de la Santé, Philippe Couillard, de prendre l'engagement
que les traitements de l'infertilité soient couverts par la RAMQ.
    "Près de 10 % des couples sont victimes d'infertilité. Nous devons
soutenir les personnes qui souhaitent fonder une famille. Actuellement, les
dépenses encourues par les couples dans les cliniques de fertilité ne sont pas
toutes remboursées. Comme le ministre Couillard, avec son projet de loi,
risque de forcer les couples à recourir aux traitements de l'infertilité plus
d'une fois, il doit s'engager à ce que ces traitements soient remboursés par
l'assurance-maladie", a déclaré Bernard Drainville. Présentement, le crédit
d'impôt ne couvre que 50 % des frais jusqu'à concurrence de 10 000 dollars.
    Le projet de loi 23, déposé par le gouvernement Charest, prévoit un
nouvel encadrement de la pratique médicale à l'égard de la procréation
assistée. Le projet de loi permettra au ministre de la Santé de limiter le
nombre d'embryons implantés afin d'éviter les grossesses multiples et les
risques que cela comporte (naissances prématurées, bébés de petits poids,
malformations congénitales, décès dans certains cas, etc.). Si le projet de
loi 23 encadre davantage la pratique de la procréation assistée, ce avec quoi
le député est en accord, le ministre Couillard doit néanmoins être conséquent
avec ses choix et assumer les coûts associés à ce nouvel encadrement.
    "Le projet de loi du ministre Couillard vise à réduire les grossesses
multiples et complications qui en découlent mais réduira également les chances
d'avoir un enfant. D'un point de vue médical, le projet de loi se justifie
mais pas d'un point de vue famille. Comme société, nous souhaitons voir
augmenter le nombre de naissances. Il faut donc atteindre un équilibre et cet
équilibre passe donc par l'ajout des traitements de l'infertilité dans le
panier de services payés par la RAMQ", a indiqué Bernard Drainville.
    Ne remettant aucunement en question le fait que l'Etat paie pour les
femmes qui font le choix d'interrompre leur grossesse, le député estime normal
que le contraire s'applique également. "La femme qui désire entreprendre une
grossesse par voie médicale doit avoir les mêmes droits que celle qui désire
l'interrompre", a fait savoir le porte-parole, soulignant que l'Etat défraie
aussi les coûts pour une vasectomie et également pour une vasovasectomie.
    "L'Etat ne doit pas freiner le désir d'avoir des enfants. Au contraire,
il doit l'encourager. Le gouvernement Charest doit donc s'engager à soutenir
financièrement les couples qui doivent avoir recours à la médecine pour avoir
un enfant", a conclu Bernard Drainville.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 644-9318


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