Profil de recherche novembre 2007 - Novembre : mois de l'ostéoporose



    OTTAWA, le 1er nov. /CNW Telbec/ -


    Un regard sur nos os
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    Nous avons tendance à oublier que c'est notre squelette qui porte
silencieusement le poids de nos activités quotidiennes. Et cette importante
structure osseuse est plus vulnérable qu'on ne le croit. L'ostéoporose est une
maladie chronique invalidante caractérisée par la perte graduelle de la
densité osseuse. Elle touche une femme sur quatre et un homme sur huit chez
les Canadiens de 50 ans et plus. Faites vous une faveur au nom de la santé de
vos os : consultez le site des IRSC pour en apprendre davantage sur les
dernières recherches au Canada dans les domaines de la détection, du
traitement et de la prévention de l'ostéoporose.

    - Comment réparer un os fracturé - essayez la colle
    - Des mères qui contribuent à la lutte contre l'ostéoporose
    - Sonner l'alarme contre la voleuse silencieuse
    - Les antidépresseurs menacent les os.

    Les articles sont disponibles sur le Web au:
    http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/35204.html


    Le mois prochain: Sixième soirée annuelle des Prix canadiens de recherche
    en santé

    Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en collaboration
avec la Coalition canadienne des organismes bénévoles en santé, Recherche
Canada: Une alliance pour les découvertes en santé (anciennement le Conseil
pour la recherche en santé au Canada), le Globe and Mail et des organismes de
recherche en santé à l'échelon provincial, sont fiers d'annoncer leur Sixième
soirée annuelle des Prix canadiens de recherche en santé, qui vise à
reconnaître les plus brillants chercheurs en santé du Canada. Cette soirée
spéciale aura lieu le mardi 20 novembre 2007 au Musée des beaux-arts du Canada
à Ottawa. Visitez le site des IRSC pour en connaître davantage sur ces
chercheurs reconnus pour leur travail innovateur de recherche en santé.

    Comment réparer un os fracturé - essayez la colle
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    Si vous êtes parmi les 1,4 million de Canadiens qui souffrent
d'ostéoporose, vous savez probablement ce que signifie la fracture d'un os -
un long séjour à l'hôpital et de la difficulté à se déplacer. Une équipe de
recherche canadienne utilise une sorte de super colle pour aider les patients
qui se fracturent le dos à sortir de l'hôpital rapidement et à reprendre une
vie active.
    Avec l'aide des Instituts de recherche en santé du Canada, le Dr Gamal
Baroud, de l'Université de Sherbrooke, et son équipe de recherche améliorent
la façon dont les chirurgiens travaillent avec cette super colle au cours
d'une intervention appelée vertébroplastie. La vertébroplastie est utilisée
surtout dans les cas de fracture vertébrale.
    "Lorsqu'il s'agit de la hanche, il est possible de faire une coupure et
d'insérer une pièce de métal qui rétablira la fonction. Cependant, dans le cas
de la colonne vertébrale, le canal rachidien passe par les vertèbres, si bien
qu'il est impossible de faire une coupure et d'insérer une pièce de
remplacement, dit-il. Il faut effectuer une réparation. Il n'existe pas
vraiment d'autre traitement pour l'instant."
    Au cours de la vertébroplastie, une aiguille est dirigée vers la colonne
vertébrale, et une petite quantité de colle liquide est injectée dans la
fracture. La colle durcit en 20 minutes seulement, renforçant ainsi l'os.
C'est comme renforcer les fondations d'une maison en remplissant les fissures
de ciment.
    "Après l'intervention, jusqu'à 90 % des patients peuvent marcher sans
douleur. Quand ils quittent la table de chirurgie, ils n'ont plus mal", dit le
Dr Baroud. Donc, au lieu de passer des jours ou des semaines à l'hôpital, ils
peuvent repartir après quelques heures seulement.
    Mais l'intervention n'est pas sans risques. Un des risques est que la
colle liquide coule en dehors de l'os. Les fuites peuvent endommager les
vertèbres et même être fatales.
    Le Dr Baroud et son équipe travaillent à réduire les risques et à créer
un meilleur produit. Ils tentent des expériences avec de nouvelles colles
minérales qui ressemblent beaucoup à l'os. L'espoir est que ces nouvelles
colles aideront réellement l'os à se reconstruire.
    A l'avenir, dit le Dr Baroud, la technique pourrait être utilisée pour
toute sorte de fractures osseuses.
    "Je pense qu'on s'en servira non seulement pour la colonne vertébrale,
mais aussi pour le tibia, le poignet et le fémur."

    Des mères qui contribuent à la lutte contre l'ostéoporose
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    La masse osseuse, voilà une chose qu'on ne retrouve plus une fois qu'on
l'a perdue.
    La masse osseuse est essentielle à la conservation de la mobilité et de
la force du corps. Chez les personnes atteintes d'ostéoporose, la perte de
masse osseuse peut entraîner des fractures d'os, l'invalidité et la mort. Ces
personnes peuvent avoir les os si fragiles et si troués qu'un simple
éternuement peut causer une fracture.
    Des chercheurs de l'Université Memorial, à St. John's (Terre-Neuve), se
tournent vers les mères qui allaitent pour trouver de nouvelles façons d'aider
à la reconstruction des os.
    Une mère qui allaite perdra de 5 à 10 % de sa masse osseuse. C'est parce
que le calcium contenu dans le lait maternel, un nutriment vital pour le
squelette de l'enfant qui grandit, provient directement des os de la mère. En
conséquence, les os de la mère deviennent plus minces et potentiellement
fragiles.
    Extraordinairement, cette perte extrêmement rapide de densité osseuse est
compensée en quelques mois seulement, ce qui demeure impossible chez les
adultes même les plus en santé.
    "C'est vraiment remarquable", dit le Dr Christopher Kovacs, professeur et
chercheur à l'Université Memorial. "Habituellement, lorsque des adultes
perdent de la masse osseuse pour quelque raison que ce soit, c'est pour de
bon. Tout au mieux, ils peuvent en recouvrer lentement une partie seulement."
    Avec l'aide financière des Instituts de recherche en santé du Canada, le
Dr Kovacs et son équipe de recherche travaillent avec acharnement pour savoir
comment les mères qui allaitent peuvent reconstruire leurs os aussi
rapidement, une information qui serait précieuse pour mettre au point des
traitements futurs pour l'ostéoporose.

    Sonner l'alarme contre la voleuse silencieuse
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    L'ostéoporose, une maladie répandue et invalidante, est souvent qualifiée
de voleuse silencieuse parce qu'elle dérobe aux victimes leur masse osseuse
avant d'être diagnostiquée. Les chercheurs canadiens ont trouvé une nouvelle
utilisation pour les rayons X communs qui peut aider à déceler la perte
osseuse avant qu'il ne soit trop tard.
    Lorsqu'une personne subit une radiographie, les rayons qui passent à
travers son corps sont utilisés pour former une image. Mais certains rayons
sont dispersés dans différentes directions. A l'heure actuelle, cette
information n'est pas utilisée pour former des images, elle est tout
simplement mise de côté.
    Des chercheurs canadiens essaient de trouver une façon d'utiliser ces
rayons dispersés pour créer des images qui fourniront de nouvelles
informations sur les os et les maladies des os. Ces images amélioreront pour
la peine le diagnostic de l'ostéoporose, ce qui permettra de la détecter plus
rapidement et de mieux la traiter. En étudiant les rayons X dispersés, les
chercheurs peuvent réellement mesurer les blocs de construction des os, comme
le calcium, le gras et la moelle, ce qui n'est pas possible avec les appareils
actuellement utilisés pour vérifier la force des os.
    Le Dr Ian Cunningham, du Robarts Research Institute à l'Université
Western Ontario, à London, et son équipe de recherche utilisent un appareil
unique pour prendre ces mesures.
    "Normalement, on ne tient pas compte de cette information (sur les motifs
de dispersion) en imagerie médicale et en tomodensitométrie. C'est parce que
nous n'avons pas les instruments de mesure nécessaires", dit le Dr Cunningham,
chercheur principal de l'étude. Les Instituts de recherche en santé du Canada
appuient ces travaux.
    Il est aussi possible que cette nouvelle technique puisse être utilisée
pour aider à améliorer et à diagnostiquer d'autres affections, les calculs
rénaux par exemple.
    A l'avenir, le Dr Cunningham espère qu'une fonction d'imagerie à partir
des rayons X dispersés sera ajoutée aux appareils déjà utilisés dans les
hôpitaux, comme les tomodensitomètres, pour aider les médecins à poser un
diagnostic rapide et à sonner l'alarme contre la voleuse silencieuse.

    Les antidépresseurs menacent les os
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    Pour des millions de Canadiens, une dose quotidienne d'antidépresseurs
est nécessaire pour préserver une bonne santé mentale et émotive. Les
antidépresseurs sont peut-être bons pour l'esprit, mais une nouvelle étude
laisse entendre qu'ils le sont peut-être moins pour le corps.
    Le Dr David Goltzman, chercheur financé par les Instituts de recherche en
santé du Canada à l'Université McGill, a examiné la santé des os de personnes
de plus de 50 ans prenant une forme commune d'antidépresseurs appelés
"inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine" (ISRS). Le Dr Goltzman
dirige une équipe de chercheurs dans le cadre de l'Etude canadienne
multicentrique sur l'ostéoporose (CaMos).
    Les ISRS aident à soulager la dépression en accentuant les effets d'une
substance chimique appelée "sérotonine", un important régulateur de l'humeur.
    Dans le cadre d'une étude de cinq ans menée par l'équipe du Dr Goltzman,
on a testé l'ossature de plus que 5000 personnes prenant des ISRS à l'aide de
rayons X et d'une machine spéciale appelée  "ostéodensitomètre", une fois au
début de l'étude et une deuxième fois cinq ans plus tard.
    L'équipe de recherche a découvert que les personnes de plus de 50 ans qui
prenaient des ISRS quotidiennement étaient deux fois plus susceptibles de
présenter une fragilité des os de la hanche et des vertèbres. Ces facteurs
accroissent le risque de fracture des os.
    "Nous croyons que les ISRS sont tout à fait indiqués pour traiter les
patients déprimés. Prescrits adéquatement, les ISRS sont efficaces et on ne
devrait pas arrêter le traitement", soutient le Dr Goltzman. "Tous les
médicaments ont des effets secondaires. Et bien qu'il s'agisse d'un effet
secondaire non négligeable, nous ne croyons pas que les gens doivent renoncer
à leur médication."
    Toutefois, le Dr Goltzman note aussi qu'il faudrait peut-être prévoir des
stratégies de prévention de l'ostéoporose dans le traitement de la dépression
à l'aide d'ISRS, particulièrement chez les personnes âgées.
    "Il serait important à notre avis de soumettre les patients à un test de
densité minérale osseuse au début du traitement aux ISRS, et ensuite à
intervalles réguliers, afin de déterminer s'ils présentent une faible densité
osseuse", indique le Dr Goltzman. "Si les patients traités aux ISRS voient
leur densité osseuse diminuer, il leur faudrait adopter un style de vie qui
leur permettrait de prévenir l'ostéoporose."
    Il faut ainsi veiller à ce que les patients traités aux ISRS aient une
alimentation riche en calcium et en vitamine D, fassent de l'exercice
régulièrement, renoncent à l'usage de tabac et limitent leur consommation
d'alcool. Un style de vie que devraient adopter les personnes prenant des ISRS
et tous ceux qui souhaitent préserver la santé de leurs os.




Renseignements :

Renseignements: David Coulombe, spécialiste des médias des IRSC, 
Bureau: (613) 941-4563, Cell: (613) 808-7526,
relationsaveclesmedias@cihr-irsc.gc.ca, www.cihr-irsc.gc.ca


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