Privatisation du système de santé public - La pilule ne passe pas!



    MONTREAL, le 17 oct. /CNW Telbec/ - Lourdement touchés par l'accentuation
des pressions exercées par le secteur privé sur le système de santé public,
plus de 300 travailleuses et travailleurs syndiqué-es des établissements de la
santé de la région de Montréal affiliés à la CSN, ont manifesté, à l'heure du
dîner aujourd'hui, devant les bureaux de l'Agence de la santé et des services
sociaux, rue Saint-Denis, pour dénoncer les récentes décisions de la direction
de l'Agence et du gouvernement du Québec de transférer des services publics de
soins de santé vers des ressources privées.
    Faisant référence à l'annonce récente de fermeture du centre
d'hébergement Jacques-Viger et de la décision de la direction de l'hôpital
Sacré-Coeur de sous-contracter ses chirurgies d'un jour vers le secteur privé,
le vice-président de la CSN, Louis Roy, a exigé des dirigeants de l'Agence
qu'ils s'assurent que les citoyennes et citoyens montréalais aient accès à des
soins et à des services de santé adéquats avant de donner des contrats au
secteur privé. "Profiter des personnes malades, ce n'est pas ce que l'on veut
au Québec. Le gouvernement est en train de laisser se désagréger notre système
de santé comme il le fait avec les routes du Québec. Ce n'est pas en
privatisant les services de santé que l'on va améliorer les choses", a-t-il
affirmé.
    Pour sa part, la présidente de la Fédération de la santé et des services
sociaux (FSSS-CSN), Francine Lévesque, a déclaré que "La pilule ne passe pas.
Nos syndicats sont déterminés à préserver le caractère public du réseau de la
santé, parce que les impacts de la privatisation des services sur la clientèle
et sur le personnel des établissements sont majeurs, comme on a pu le
constater dernièrement avec le déplacement des personnes âgées recevant des
soins de longue durée". S'adressant directement à la direction de l'Agence de
la santé et de services sociaux, elle a déploré que celle-ci soit devenue "une
agence du ministère des Finances", plutôt qu'un organisme dont la mission est
de trouver des solutions au système de santé, entre autres, aux problèmes de
la pénurie de personnel et d'organisation des services dans le secteur de la
santé.
    Pour le secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain
(CSN), René Charest, toutes les conditions sont réunies pour favoriser une
privatisation accélérée du système de santé depuis l'adoption en 2003 de la
loi 83 qui confère à l'Agence la responsabilité de mettre sur pied un nouveau
mode d'organisation des services et de la loi 33 en réponse au jugement
Chaoulli. "Les perturbations que le réseau de la santé a connu depuis quelques
mois sont le premier coup de semonce en défaveur d'un système de santé public
universel, de qualité et accessible à tous".

    Les ravages du secteur privé

    Le 9 août dernier, les syndicats FSSS-CSN de l'hôpital Sacré-Coeur
dénonçaient vivement la décision de la direction de l'établissement de
sous-contracter avec la clinique Rockland MD plus de 1 300 chirurgies par
année. En septembre, le personnel et les 174 résidents du CHSLD Jacques-Viger
apprenaient avec stupéfaction la décision du ministre Philippe Couillard et de
l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal de fermer cet
établissement. Le 1er octobre, l'éviction sauvage des personnes âgées de
l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville par la compagnie de gestion immobilière
COGIR au profit de places d'hébergement et de soins de longue durée du CSSS de
Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent en a choqué plus d'un et a fait la
démonstration publique des dérapages du secteur privé attiré par les profits
générés par de tels projets.
    Depuis l'adoption de la loi 33 en décembre 2006 qui a laissé grande
ouverte la porte à la privatisation de notre système de santé, plusieurs
agences de courtage de services médicaux ont émergé au Québec faisant des
brèches importantes dans le système public de santé. Des cliniques tels
qu'Optima de Laval, Rockland MD, et tout dernièrement, le Groupe Chaoulli,
offrent à leur clientèle, moyennant des frais substantiels, un accès à leurs
services de santé. Tout récemment, à Lévis, Desjardins sécurité financière se
portait acquéreur du Centre d'accueil Saint-Joseph, faisant de lui le premier
assureur à gérer un centre hospitalier en soins de longue durée au Québec.

    Mobilisation du mouvement syndical

    Au cours des prochains mois, le Conseil central du Montréal métropolitain
et ses membres affiliés entendent bien être actifs dans le cadre de la
campagne qu'organise présentement la CSN sur le thème Le public, c'est la
santé pour tout le monde ! Ils poursuivront leurs actions de mobilisation dans
les milieux de travail pour informer, alerter et faire connaître auprès de
leurs membres et de la population en général les enjeux liés à la
privatisation du système de santé public ainsi que les solutions que la CSN
préconise pour améliorer l'accès aux soins à l'intérieur du système de santé
public de qualité.




Renseignements :

Renseignements: ou entrevues: Diane Lapointe, responsable de
l'information, (514) 219-7022, (514) 598-2012; Source: Le Conseil central du
Montréal métropolitain (CSN)


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