Priorités de la CSQ en 2009 - La CSQ demande aux gouvernements de s'engager à soutenir tous les citoyens durant la crise financière



    MONTREAL, le 5 janv. /CNW Telbec/ - Pour souligner le début de la
nouvelle année, le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
demande aux partis politiques, tant à Québec qu'à Ottawa, de s'engager à ne
laisser tomber personne au cours des prochains mois qui s'annoncent difficiles
à cause de la crise financière. "Nous craignons que l'écart se creuse
davantage entre les plus riches et les plus pauvres, et que la liste des
exclus s'allonge. Nous pressons nos gouvernements de plus investir pour
soutenir l'économie, et de proposer des politiques sociales plus justes et
plus solidaires", affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
    "La pauvreté, déjà trop présente dans notre société, cogne aux portes. Le
portrait est inquiétant, puisque la crise financière frappe plusieurs secteurs
de notre économie et risque de semer des problèmes sociaux importants. Nous
constatons d'ailleurs quotidiennement les problèmes de santé et d'éducation
liés à la pauvreté ainsi que leurs effets sur les gens et leur famille",
ajoute le président de la CSQ. C'est donc pour cette raison que la CSQ
s'attend à un plan économique vigoureux lors de la session extraordinaire
prévue les 13, 14 et 15 janvier. Ce plan doit comprendre des mesures pour
soutenir les secteurs en difficulté mais également les personnes victimes de
ces difficultés.

    Des gouvernements à l'écoute des gens

    Le président de la CSQ demande également aux premiers ministres du Canada
et du Québec d'être à l'écoute des besoins de la population. Le premier
ministre du Québec a déjà annoncé vouloir agir rapidement en proposant un plan
économique pour faire face à la crise financière. "Nous souhaitons aussi que
le premier ministre Stephen Harper revienne à la raison en présentant un
nouvel énoncé économique qui saura être rassembleur. Sinon, nous enjoignons
les partis politiques fédéraux à se tenir debout et à maintenir la Coalition
pour le bien commun."

    L'éducation, une priorité nationale

    Au Québec, un élève sur quatre décroche. A l'éducation des adultes,
quatre jeunes sur dix, âgés de moins de 20 ans, ne terminent pas leurs études.
A la formation professionnelle, un élève sur trois abandonne avant d'obtenir
son diplôme. Au collégial, près d'un étudiant sur quatre abandonne ses études,
et ce taux est d'un sur cinq à l'université.
    Le taux élevé de décrochage - qui stagne année après année depuis plus de
10 ans à tous les niveaux d'enseignement - conjugué aux besoins futurs de
main-d'oeuvre et aux multiples enjeux sur le plan du développement régional
font de l'éducation l'un des plus importants défis de notre société. "Tout le
monde s'entend pour dire qu'il s'agit du pire fléau touchant le milieu de
l'éducation, mais tout le monde regarde passer la parade sans réagir. C'est
pourtant des milliers de jeunes que l'on sacrifie, donc autant de
travailleuses et de travailleurs potentiels. Il est temps de faire de
l'éducation une priorité nationale."
    La CSQ entre dans la dernière phase de sa campagne d'éducation qui se
déroule sur trois ans, soit de 2006 à 2009. L'an passé, la CSQ a organisé dans
la grande majorité des régions du Québec, ses rendez-vous de l'éducation. Ces
événements, auxquels ont été associés près de 15 000 membres, ont permis
d'élaborer cinq propositions pour améliorer la réussite éducative. La dernière
année de cette campagne CSQ servira à faire connaître davantage nos
propositions.

    La nécessité d'action en faveur du système de santé public

    En santé, la CSQ milite pour que le gouvernement mette un frein à la
privatisation et au développement d'un système de santé à deux vitesses. Le
récent désaveu de Philippe Couillard envers le système de santé public et son
héritage, qui révèle son parti pris envers le privé, est venu confirmer nos
appréhensions. Pour le président de la CSQ, "M. Couillard a ouvert le marché
du lucratif secteur de la santé sans aucune retenue, dans le but d'améliorer
son plan de carrière. Nous dénonçons aujourd'hui le fait que son gouvernement
ait joué à l'autruche et l'ait laissé faire."
    "Il est clair pour nous que le nouveau gouvernement du Québec et son
ministre responsable de la santé doivent s'amender et envoyer un message sans
équivoque en faveur du système public. Nous nous attendons à ce qu'ils posent
des gestes pour freiner l'envahissement du privé, c'est-à-dire établir un
moratoire au développement des cliniques spécialisées privées, maintenir
l'interdiction faite aux médecins de pouvoir pratiquer à la fois dans le
secteur public et privé et fermer la porte aux assurances privées", ajoute le
représentant syndical.

    L'année 2009 : début de la période de négociation

    En santé, en éducation, dans la fonction publique ou dans divers
organismes parapublics, le Secrétariat intersyndical des services publics
(SISP) dont est membre la CSQ, observe l'ampleur croissante des problèmes
d'attraction et de rétention du personnel. Le récent rapport de l'Institut de
la statistique du Québec sur la rémunération comparée révélait un retard
salarial de 7,7 % en 2008 du personnel de l'administration québécoise par
rapport aux autres salariés, ce qui n'aide en rien à attirer de nouvelles
candidatures ou à maintenir l'expertise existante.
    "En collaboration avec le SISP, nous mettons l'épaule à la roue pour
préparer cette prochaine ronde de négociations qui débutera officiellement le
1er novembre 2009. Nous croyons également à l'importance de renforcer la
solidarité et les liens entre les travailleuses et les travailleurs des
secteurs public et parapublic, car nous aurons beaucoup de travail à faire
face à un employeur qui prône la privatisation et les partenariats publics
privés", affirme Réjean Parent.

    Notre coup de coeur de l'année 2008 : le respect du droit des femmes

    Pour M. Parent, le coup de coeur de l'année est assurément l'obtention du
droit à la syndicalisation des responsables de services de garde en milieu
familial et des ressources de type intermédiaire. "Ce sont plus de 25 000
femmes qui récupèrent leur droit d'obtenir des conditions de travail décentes,
entre autres, des congés de maternité, l'accès aux normes du travail et le
droit à la syndicalisation."
    D'autre part, une des priorités importantes de la CSQ au cours des
prochains mois sera la première négociation pour améliorer les conditions
salariales et de travail de ces travailleuses, qui devrait débuter au cours
des prochaines semaines. La CSQ représente déjà près de 6 500 responsables de
services de garde pour un total de 95 % des personnes syndiquées.
    "Avec leurs 80 000 places, les services de garde en milieu familial font
pleinement partie du réseau des services de garde à la petite enfance et
contribuent, entre autres, à mieux préparer les enfants à l'école. Il est donc
tout à fait normal que les personnes qui y oeuvrent obtiennent des conditions
de travail qui tiennent compte du rôle fondamental qu'elles effectuent",
conclut Réjean Parent.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net


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