Prime de rétention pour les infirmières et les infirmières auxiliaires - "C'est de la poudre aux yeux qui ne règlera pas le problème de pénurie de main-d'oeuvre." - Régine Laurent, présidente de la FIQ



    MONTREAL, le 30 juin /CNW Telbec/ - Lors des élections québécoises 2008,
malmené par ses adversaires sur la pénurie de personnel infirmier, Jean
Charest a improvisé une promesse électorale pour favoriser l'attraction et la
rétention des professionnelles en soins infirmiers. "Le ministre Yves Bolduc a
confirmé ce matin que le gouvernement du Québec va de l'avant avec cette
promesse. Il versera une prime salariale de 3 000 $ par année aux infirmières
pendant leurs trois premières années d'exercice et de 8 000 $ par année
supplémentaire d'exercice pour celles qui sont à la veille de leur retraite.
Cette prime est fixée à 2 000 $ pour les infirmières auxiliaires. Lors d'une
rencontre avec le ministre, la Fédération lui avait fait part de son souhait à
l'effet que cet argent soit utilisé afin de mettre en place des mesures plus
structurantes pour soulager la pression que vivent quotidiennement les
professionnelles", de dire Régine Laurent, présidente de la FIQ.
    Pour la FIQ, il s'agit d'une approche simpliste qui ne règlera pas les
défis de la pénurie de main-d'oeuvre. "Déjà en 2005, nous avions indiqué à
monsieur Charest que la solution pour attirer et garder les infirmières et les
infirmières auxiliaires dans le réseau public de la santé est l'amélioration
des conditions de travail. En plus, cette mesure s'adresse à une minorité de
professionnelles en soins. Cette promesse électorale est une insulte pour
toutes ces femmes qui exercent leur profession dans des conditions
insoutenables", a rappelé la présidente.
    L'annonce faite aujourd'hui par le ministre Bolduc, indique que les
primes promises sont maintenant assorties de conditions de disponibilités de
la part des professionnelles visées. "Le gouvernement Charest ajoute
aujourd'hui l'insulte à l'injure. Non seulement ces primes ne sont que de la
poudre aux yeux pour donner l'impression qu'il agit sur la pénurie de
main-d'oeuvre, mais il détourne, en plus, nos propositions sur la création de
postes à temps plein faites dans le cadre des négociations. Ce gouvernement a
eu deux mandats pour améliorer les conditions de travail et de vie des
professionnelles en soins. En 2005, il a préféré les imposer par un décret
plutôt que d'accueillir nos demandes", de poursuivre madame Laurent.
    "Il faut que le gouvernement comprenne enfin que la source du problème
d'attraction et de rétention de la main-d'oeuvre, ce sont les conditions de
travail intenables. Pour rendre le réseau public de la santé plus attrayant et
pour assurer des soins de qualité à la population, il faut humaniser les
conditions d'exercice des professionnelles en soins. Cela passe par la fin des
heures supplémentaires obligatoires, l'amélioration de l'organisation du
travail, l'arrêt du recours au personnel d'agences privées et la création de
postes à temps plein et permanents pour toutes. Il est urgent d'adopter des
mesures durables pour assurer la pérennité des services de santé", a conclu la
présidente de la FIQ.




Renseignements :

Renseignements: Sandra Gagné, communications FIQ, Cellulaire: (514)
796-5093


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