Première mondiale en recherche sur les cellules souches à Montréal



    
    Des chercheurs de l'IRIC réussissent à multiplier des cellules souches
    sanguines en laboratoire. La découverte accélérera la mise au point de
    traitements pour les patients en attente de greffe de moelle osseuse.
    

    MONTREAL, le 16 avr. /CNW Telbec/ - Une équipe de l'Institut de recherche
en immunologie et cancérologie (IRIC) de l'Université de Montréal a réussi à
produire en laboratoire une grande quantité de cellules souches à partir d'un
nombre infime de cellules souches sanguines provenant de la moelle osseuse.
L'équipe multidisciplinaire dirigée par le Dr Guy Sauvageau a fait ainsi un
pas de géant vers la mise au point d'un traitement révolutionnaire à l'aide de
ces cellules souches. Cette première mondiale fera progresser la recherche sur
les cellules souches et pourrait avoir d'importantes retombées dans plusieurs
domaines pour lesquels il n'existe actuellement aucun traitement.
    Chaque année en Amérique du Nord, près de quatre mille personnes
attendent en vain une greffe de moelle osseuse par manque de donneur
compatible. On sait qu'une greffe de cellules souches de moelle osseuse peut
permettre de reconstituer la moelle osseuse du receveur. La principale
difficulté reste à obtenir un nombre suffisant de cellules souches
compatibles. Grâce au Dr Sauvageau et à son équipe, d'ici quelques années, ces
patients pourront obtenir une nouvelle moelle osseuse. "On pourrait ainsi
envisager greffer tous les adultes à partir des banques existantes de sang de
cordon ombilical, dont le contenu en cellules souches est présentement
limitant pour l'utilisation à grande échelle chez l'adulte", affirme le Dr
Sauvageau.

    Des greffes d'organe sans effets secondaires : la médecine du futur?

    Actuellement, les personnes greffées sont condamnées à prendre des
médicaments contre le rejet de l'organe transplanté et à en subir les effets
secondaires tout au long de leur vie. Toutefois, "il existe des études chez la
souris qui démontrent que les cellules souches de moelle osseuse peuvent
empêcher le rejet typiquement dirigé contre les organes solides", affirme le
Dr Sauvageau.
    Le rejet se produit parce que les cellules du système immunitaire,
fabriquées par la moelle osseuse, attaquent l'organe greffé comme si c'était
un envahisseur. Par extrapolation d'études effectuées en laboratoire, il est
fort probable que de greffer des cellules souches hématopoiétiques prélevées
chez le donneur d'organe et développées en laboratoire permettrait d'éviter le
rejet de cet organe. D'où l'importance de pouvoir disposer de grandes
quantités de cellules souches hématopoiétiques permettant ainsi d'être en
mesure d'associer des cellules souches compatibles avec l'organe à
transplanter.

    Des protéines multiplicatrices de cellules souches

    Pour produire de grandes quantités de cellules souches hématopoiétiques
en laboratoire, l'équipe du Dr Sauvageau a identifié dix protéines parmi sept
cents candidates. Ces dix protéines sont naturellement présentes à l'intérieur
des cellules souches hématopoiétiques. Et les chercheurs peuvent se servir de
chacune d'elles pour forcer ces cellules à se multiplier en laboratoire. "La
prochaine étape consiste à vérifier si cela fonctionne aussi chez l'humain. Et
tout est déjà en place", reprend Guy Sauvageau. Ces tests se dérouleront à
l'hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, un des plus grand centre au pays
où on pratique la transplantation de cellules souches. "Si une seule des dix
protéines permet de multiplier des cellules souches hématopoiétiques chez
l'humain, nous pourrons alors obtenir les quantités de cellules nécessaires
pour effectuer des greffes. Et ce sera alors " mission accomplie"."
    Plusieurs chercheurs à travers le monde tentent aujourd'hui d'harnacher
le pouvoir régénérateur d'autres types de cellules souches pour traiter des
maladies comme l'Alzheimer ou le diabète. Les recherches de l'équipe de l'IRIC
pourraient aussi les aider à atteindre leur but.
    Les travaux de l'équipe du Dr Sauvageau ont été financés par les
Instituts de recherche en santé du Canada et les résultats sont publiés
aujourd'hui dans la prestigieuse revue scientifique Cell.

    L'IRIC, un centre de recherche qui vise à accélérer les découvertes de
    nouvelles thérapies anticancéreuses

    L'IRIC, fondé en 2003 à l'Université de Montréal, est le premier centre
en biologie des systèmes au Canada et vise à découvrir de nouveaux agents
thérapeutiques contre le cancer et à former les chercheurs de demain. En plus
de la qualité exceptionnelle de ses chercheurs et de ses étudiants, l'IRIC met
à leur disposition la plus importante infrastructure technologique en Amérique
du Nord. De plus, grâce à l'obtention de la désignation de Centre d'Excellence
en Commercialisation et en Recherche, l'IRIC est maintenant en mesure
d'établir, via sa nouvelle filiale IRICoR, des partenariats avec des membres
de l'industrie biopharmaceutique afin de commercialiser ses découvertes. Pour
en savoir plus, visitez notre site web au www.iric.ca.




Renseignements :

Renseignements: Sophie Langlois, Directrice, relations avec les médias,
Université de Montréal, (514) 343-7704, Sophie.langlois@umontreal.ca; Carolyne
Lord, Conseillère en communications, IRIC, (514) 343-7282,
Carolyne.lord@umontreal.ca

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