Premier rapport annuel du Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons alcooliques: Au-delà des plaintes, un appel au changement



    MONTREAL, le 5 mars /CNW Telbec/ - Le Conseil d'éthique de l'industrie
québécoise des boissons alcooliques a rendu public ce matin son premier
rapport annuel sur les pratiques des membres de l'industrie en matière de
communication, de commercialisation et de promotion de l'alcool.
    Au total 176 personnes et organismes se sont adressés au Conseil
d'éthique en 2007. Dans la plupart des cas, les plaintes ont été formulées
contre des entreprises et concernaient essentiellement leurs publicités ou
leurs activités promotionnelles.
    "Il est tout à l'honneur de l'industrie qu'elle se soit volontairement
dotée d'un code d'éthique pour mieux encadrer ses pratiques. Elle a ainsi
choisi de s'imposer, à elle-même, des balises à ne pas franchir, des valeurs
de fond à respecter", a déclaré Me Claude Béland, président du Conseil
d'éthique. "Le Conseil se réjouit d'ailleurs du fait que la quasi-totalité de
l'industrie ait adhéré au code et que, dans la plupart des cas, la réflexion
proposée par le Conseil pour changer les pratiques ait été bien reçue", a-t-il
ajouté.
    Le Conseil est parfaitement conscient du fait que l'éthique n'est pas une
norme sociale univoque à laquelle adhère spontanément l'ensemble de la
population. Il sait en outre que les seuils de tolérance sociale varient selon
les âges, les cultures, les régions et les statuts. C'est dans ce contexte
particulier qu'il a entrepris d'interpréter le code et de traiter les plaintes
de Québécois choqués par des publicités de produits alcoolisés ou par les
pratiques commerciales de membres de l'industrie.

    Objet des plaintes

    Plus de 80 plaintes spécifiques ont été portées à l'encontre des
brasseries. Celles-ci avaient essentiellement trait au sexisme de certaines
publicités et à des messages incitant à la consommation excessive. Le Conseil
est intervenu auprès des brasseurs concernés pour leur faire valoir son
opinion et leur proposer de les rencontrer pour discuter des arguments de
ventes qu'ils utilisent. L'invitation a jusqu'ici été déclinée.
    Quant aux plaintes formulées à l'égard des bars, le Conseil en a reçu
neuf portant soit sur le sexisme, soit sur des pratiques promotionnelles
encourageant la consommation excessive. Dans plusieurs cas, les interventions
du Conseil ont mis fin à la situation ayant donné naissance à la plainte.
    Quatre plaintes ont été déposées à l'encontre de la SAQ, dont deux
seulement ont été retenues par le Conseil. Pour y faire suite, le Conseil a
rencontré la SAQ pour discuter de ses promotions, de leurs résultats et leurs
effets. Tant le Conseil que la Société ont bénéficié de ces échanges, desquels
ont émergé une réflexion sur les promotions dont le Conseil a informé
l'ensemble des adhérents au code. Il a aussi invité la SAQ à se pencher sur
les promotions qui touchent les produits les moins chers de chaque catégorie.
    Par ailleurs, dans une quarantaine de cas, les plaintes ne visaient pas
un message spécifique ou une promotion en particulier. Elles dénonçaient
plutôt le sexisme répandu dans les publicités de certains annonceurs.

    Des intervenants manquent à l'appel

    Le Conseil d'éthique ne peut que déplorer le refus des brasseurs
d'adhérer au code d'éthique de l'industrie, surtout que ce sont eux qui ont
fait l'objet du plus grand nombre de plaintes et qui ont, de ce fait, entraîné
le plus grand nombre d'interventions.
    Comme il privilégie le dialogue, le Conseil a toutefois choisi de ne pas
mettre les brasseurs au banc des accusés. Il s'est plutôt donné comme mandat
de tenter de les convaincre de modifier leurs pratiques et il espère toujours
que ces derniers rejoindront prochainement les autres acteurs de l'industrie
en adhérant au code d'éthique.

    Créé en 2006, le Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons
alcooliques est un organisme d'autoréglementation qui a pour mandat de voir à
l'application du code d'éthique dont se sont dotés les distillateurs, les
fabricants de vin, les fabricants de cidre, les agents promotionnels, la
Société des alcools du Québec et auquel ont adhéré les associations de
restaurateurs, de chaînes de restaurants, de propriétaires de bars, tavernes
et brasseries.

    Si une entreprise enfreint le code d'éthique, le Conseil l'invite à
revoir ses pratiques de la manière et dans le délai qu'il fixe. Elle échappe
au blâme public si elle se conforme aux instructions du Conseil. Dans le cas
contraire ou dans le cas de récidive répétée, les contrevenants s'exposent au
blâme public du Conseil d'éthique dont les interventions publiques se font
dans le même esprit que celui des décisions du Conseil de presse du Québec.

    Toute personne qui souhaite porter plainte auprès du Conseil d'éthique
peut le faire en se procurant un formulaire de plainte sur le site Internet
d'Educ'alcool (www.educalcool.qc.ca - Code d'éthique), par courriel
(info@conseilethique.qc.ca), ou en les commandant au 1-888-ALCOOL1.




Renseignements :

Renseignements: et entrevues: Sarah-Emilie Bouchard, (514) 395-0375,
poste 229, (514) 250-7595, sebouchard@hkdp.qc.ca; Source: Conseil d'éthique de
l'industrie québécoise des boissons alcooliques

Profil de l'entreprise

CONSEIL D'ETHIQUE DE L'INDUSTRIE QUEBECOISE DES BOISSONS ALCOOLIQUES

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