Précédent électoral : La Fédération des femmes du Québec appelle les Québécoises et les Québécois à battre les conservateurs



    MONTREAL, le 23 sept. /CNW Telbec/ - A la suite du bilan extrêmement
négatif, en matière de droits des femmes, du gouvernement minoritaire de
Stephen Harper et, face aux menaces que laisse entrevoir l'élection d'un
gouvernement conservateur majoritaire, la Fédération des femmes du Québec
(FFQ), organisation politiquement très engagée, mais non partisane, appelle
les Québécoises et les Québécois à battre les conservateurs. La FFQ n'accorde
pas son appui à un parti politique. Elle invite toutes les électrices et les
électeurs à accorder leur voix à la personne candidate qui ferait le mieux
obstacle aux visées conservatrices. "Nous n'avons pas les moyens de reculer.
Pas question de laisser les conservateurs freiner la trop lente progression
des femmes vers l'égalité!", déclare Mme Michèle Asselin, présidente de la
FFQ.

    De nombreux reculs depuis 2006

    Depuis l'arrivée au pouvoir du Parti conservateur du Canada, en janvier
2006, les femmes ont subi d'importants reculs. Le parti de M. Harper a aboli
le programme national de services de garde : le Canada est ainsi devenu le
pays membre de l'Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE) qui investit le moins dans ses programmes de développement et
d'éducation à la petite enfance. Le Canada se classe aussi au dernier rang
dans les évaluations internationales sur le plan de l'accès aux services
éducatifs et de garde à l'enfance et de leur qualité.
    Le Parti conservateur a refusé d'adopter une loi proactive sur l'équité
salariale. Il a aussi refusé de baisser le seuil d'admissibilité pour les
prestations d'assurance-emploi; le seuil actuel de 910 heures empêche 68% des
femmes de toucher des prestations.
    De plus, il a aboli le Programme de contestation judiciaire qui finançait
les actions en justice en vertu des droits à l'égalité. C'est grâce à ce
programme que des groupes ont défendu en Cour Suprême, entre autres, le droit
au mariage des conjointes de même sexe. Le Fonds du Centre national de
prévention du crime a aussi été coupé, alors qu'il avait permis de financer
plusieurs projets de groupes féministes sur des questions relatives aux
violences contre les femmes.
    Le gouvernement Harper a diminué la portée du registre canadien des armes
à feu en décidant de ne pas imposer de sanction aux détenteurs d'armes à feu
qui ne les enregistrent pas. Pourtant, les statistiques le prouvent, le
contrôle des armes à feu sauve des vies, des vies de femmes. Le nombre de
décès, de blessures et de crimes avec armes à feu, particulièrement par
carabine ou fusil de chasse a diminué significativement depuis l'instauration
du registre.
    En ce qui a trait aux droits reproductifs, n'oublions pas le projet de
loi C-484, maintenant mort au feuilleton, qui s'est rendu très loin à la
Chambre des communes. S'il avait été adopté, il constituait un premier pas
vers la reconnaissance des droits du foetus et la recriminalisation de
l'avortement. L'adoption de C-484 en deuxième lecture a été rendue possible,
entre autres, par un vote en faveur de 118 des 122 députés conservateurs
présents. Et cela, en dépit de la promesse de M. Harper de ne pas présenter de
projet de loi qui restreindrait l'accès des femmes à l'avortement!
    Aussi, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a complètement
modifié Condition féminine Canada, un programme initialement voué à
l'avancement des droits des femmes. Il a changé les règles s'appliquant au
financement des organisations de femmes, interdisant désormais l'utilisation
de fonds fédéraux pour toutes activités visant à revendiquer des droits et à
influencer le gouvernement! Il a aboli le financement de la recherche sur la
condition féminine. De plus, il a fermé 12 des 16 bureaux régionaux de
Condition féminine Canada disséminés à travers le Canada.

    La situation actuelle des femmes au Canada

    Cependant, "la situation des femmes au Canada n'a pas progressé selon
Statistique Canada, un organisme que l'on ne peut certainement pas accuser
d'être un groupe féministe radical!", souligne Michèle Asselin. Les gains
moyens des femmes qui occupent un emploi sont toujours considérablement plus
bas que ceux des hommes. Les femmes représentent une fraction disproportionnée
de la population ayant un faible revenu et elles sont aussi beaucoup plus
susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel. La majorité des
femmes au travail continuent d'occuper des emplois à prédominance féminine.
Bien que les femmes de minorités visibles soient plus instruites, en moyenne,
que les autres Canadiennes, elles sont un peu moins susceptibles d'être
employées et elles sont généralement moins rémunérées que les autres
travailleuses. Le taux de violence conjugale contre les femmes autochtones est
plus de trois fois supérieur au taux de violence contre les femmes non
autochtones.
    La FFQ est convaincue que l'Etat est un acteur majeur et indispensable
dans la lutte pour prévenir et corriger les inégalités dont les femmes sont
encore disproportionnellement les victimes. Il nous apparaît primordial, dans
le contexte de cette présente campagne électorale, de souligner l'importance
du rôle de l'Etat pour l'atteinte d'une véritable égalité de droit et de fait
dans tous les domaines. "Garantir l'égalité des droits des femmes, ne veut
rien dire si on ne garantit pas l'ensemble des droits économiques, sociaux,
culturels, civiques et politiques. Or, c'est l'ensemble de ces droits qui sont
menacés si les conservateurs prennent le pouvoir!", conclut Michèle Asselin.




Renseignements :

Renseignements: ou demande d'entrevue avec Mme Michèle Asselin,
présidente de la FFQ: Stéfany Ranger, Linda Lévesque, LCOM Communication,
(514) 393-3178, 1 877 393-3178, cellulaire (514) 242-8909; Source: Fédération
des femmes du Québec; www.ffq.qc.ca

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