Pour un débat sensé pour les aînés au Québec

MONTRÉAL, le 20 sept. 2011 /CNW Telbec/ - Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) se dit encouragé de l'initiative de la ministre déléguée aux Services sociaux, madame Dominique Vien, quant à la mise sur pied d'un groupe de travail pour s'assurer de la faisabilité, sur le terrain, des dispositions de l'avant-projet de règlement » a mentionné M. Yves Desjardins, président-directeur général. « Le dialogue entre le RQRA et la ministre Vien a démontré son efficacité au cours des récentes consultations, je suis donc heureux de savoir que nous pourrons contribuer aux prochains échanges » d'ajouter M. Desjardins.

Le RQRA déplore le dérapage des débats entourant le projet de loi 16 au cours des derniers jours. « Le secteur de l'hébergement des personnes âgées dans des résidences privées est un secteur naissant au Québec et le processus de certification est toujours dans sa phase de rodage. Nous estimons que les lois encadrant le secteur méritent une amélioration continuelle et espérons que le débat entourant les règles d'hébergement des aînés en résidence puisse aboutir à des solutions efficaces et réalistes », affirme M. Desjardins.

Lors de la consultation, une association de retraités engage les échanges dans une fausse voie lorsqu'elle propose qu'il soit demandé « un avis systématique au coroner pour qu'il puisse faire une investigation lors d'un décès dans une résidence, ou une mesure équivalente ». Le RQRA estime que l'investigation systématique de tous les décès est nettement exagérée. Le regroupement approuve l'investigation obligatoire par un coroner lors d'un décès aux circonstances confuses, cet avis serait d'ailleurs partagé par le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin ainsi que par le Dr Charles Bernard, président du Collège des médecins du Québec, tel que cité dans un article sur le sujet publié dans un quotidien de Québec.

Quant à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), elle demande dans son mémoire que le secteur privé soit soumis aux normes relatives aux CHLSD publics. C'est inapplicable selon le RQRA, en ajoutant que les résidences pour aînés et les CHSLD publics ont des vocations très différentes. Si le premier accueille majoritairement des personnes âgées autonomes ou semi-autonomes, le second constitue un centre d'hébergement pour des personnes âgées en lourde perte d'autonomie, nécessitant plusieurs heures de soins journaliers. Ainsi, les normes, les directives et les services offerts dans ces milieux diffèrent grandement. C'est d'ailleurs un piège à éviter selon l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS). Elle indique dans de son mémoire présenté à la Commission de la santé et des services sociaux chargée d'étudier le projet de loi 16, que « le projet de loi, et surtout la réglementation qui en découlera, devront éviter d'appliquer une "logique de services publics" - avec ses normes et ses directives - à un réseau privé destiné à une clientèle autonome ou semi-autonome ».

Le fait de soumettre les résidences pour personnes âgées (privés) aux mêmes règles que les CHSLD publics impliquerait de nombreux travaux de normalisation dispendieux qui se traduirait par des frais d'hébergement plus élevés et mettrait en péril les petites résidences en forte concentration dans les localités rurales du Québec. Ainsi, les résidences pour aînés ne seraient accessibles qu'à une minorité d'aînés québécois. Comme le Québec entame déjà la courbe du vieillissement accéléré de sa population et que la proportion des personnes âgées doublera d'ici trente ans, une tendance à la hausse des frais d'hébergement ne serait certainement pas de bon augure. D'autant plus qu'un des premiers effets de ce vieillissement sera la hausse majeure de la demande en soins de santé et des coûts qui y sont reliés. Devant l'impossibilité pour le gouvernement d'assumer seul les nouvelles dépenses relatives à l'hébergement et au soin des aînés, le secteur privé est appelé à jouer un rôle de premier plan pour les prochaines années. Tel qu'a affirmé l'AQESSS dans son mémoire, « les résidences, par les services et les activités qu'elles offrent, contribuent au maintien de l'autonomie et de l'indépendance des personnes, et représentent ainsi un partenaire majeur du réseau de la santé et des services sociaux. Ces résidences sont le domicile d'une portion croissante de la population ». Ainsi, il est primordial que les secteurs, public et privé, travaillent en collégialité et d'une manière constructive afin d'assurer à tous les aînés du Québec sécurité, dignité et qualité de vie.

Mentionnons que le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) est un organisme à but non lucratif. Il regroupe plus de 600 résidences et centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), soit 70 000 unités d'hébergement sur un total de 114 321 tel que spécifié au registre des résidences des personnes âgées du Québec. Les résidences membres du RQRA représentent un milieu de vie pour des personnes âgées autonomes, avec des services d'assistance et des soins aux personnes âgées en perte d'autonomie.

SOURCE Regroupement québécois des résidences pour aînés

Renseignements :

Source : Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA)
Pour information : Mme Marie Tremblay, Paradigme Affaires publiques  
  Tél. : 418-523-0523

 


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