Pour sauver la forêt et les emplois pas de sortie de crise sans réforme en profondeur



    QUEBEC, le 10 déc. /CNW Telbec/ - Le mouvement environnemental québécois
aborde le Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois avec un
"optimisme critique". Il considère que cet événement doit être l'occasion de
mettre enfin sur ses rails la réforme annoncée par la commission Coulombe et
qui, trois ans plus tard, n'est toujours pas mise en oeuvre.
    "Notre vieux modèle forestier centenaire qui se contente de ne produire
majoritairement que du madrier et du papier s'est planté tout seul maintenant
que le tiers-monde est capable d'en faire autant. Et nous ne pensons pas que
c'est en transférant le contrôle des ressources qui nous restent à des
compagnies américaines surendettées que nous résoudrons le problème" a déclaré
Richard Desjardins de l'Action boréale, à quelques heures du Sommet sur
l'avenir du secteur forestier québécois. Pour Louis Bélanger, de Nature
Québec, "il faut redonner aux Québécois le contrôle de leur forêt. On ne peut
plus aller toujours plus loin, couper des arbres de plus en plus rares et de
plus en plus petits sans se soucier de la protection des écosystèmes, du
renouvellement des forêts, et du maintien d'emplois de qualité." Louis
Bélanger est président du comité sectoriel environnement du Sommet qui
regroupe l'ABAT, Greenpeace, le Mouvement Vert Mauricie, Nature Québec, le
REVE, le RNCREQ, le RQGE, la SNAP et SOS Levasseur.
    Dans une conférence de presse précédant l'ouverture du Sommet, des
représentants des 10 principaux groupes environnementaux s'intéressant aux
questions de la forêt ont rappelé leurs attentes. Celles-ci concernent
notamment :

    
    - Un nouveau régime forestier : l'industrie ne peut plus être le seul
      gestionnaire de la forêt du Québec.
    - Les aires protégées : la protection de ce qui doit être protégé, avant
      l'exploitation de ce qui peut être exploité.
    - La gestion intégrée : la forêt est un bien collectif, c'est à la
      collectivité de décider de ses usages.
    - L'aménagement écosystémique : un aménagement qui repose sur le
      fonctionnement écologique des forêts.
    - L'évaluation des impacts environnementaux : la nécessité d'une
      évaluation des impacts environnementaux de l'ensemble des activités
      forestières sur les 350 000 km2 du territoire forestier sous
      exploitation.
    - La certification : le besoin d'une certification forestière, miroir
      d'une bonne gestion.
    - La forêt méridionale : cette forêt a perdu en 25 ans ses meilleurs
      attributs forestiers.
    - Les Premières Nations : l'accélération et la finalisation des
      négociations avec les Premières Nations.

    Les groupes appuient fortement les demandes visant la mise en oeuvre
de programmes d'aide aux travailleurs âgés ayant perdu leurs emplois, de
formation de la main d'oeuvre, et d'accroissement de la main-d'oeuvre
qualifiée. Ils souhaitent aussi que se développe plus que jamais l'industrie
de la deuxième et troisième transformation du bois.

                  L'industrie doit faire preuve d'ouverture

    Les groupes environnementaux, tout comme les principaux acteurs de la
société québécoise et de l'industrie, travaillent depuis plus d'un an à la
préparation de ce sommet et voient se dessiner des consensus prometteurs. Ils
sont cependant inquiets des déclarations récentes de l'industrie qui, après
avoir menacé de se retirer du Sommet, semble remettre en question certains
principes de base pour ne se concentrer que sur le très court terme.
    Les groupes rappellent que la crise actuelle n'a à peu près rien à voir
avec la mise en oeuvre d'un véritable aménagement forestier durable. En
effet, tous les spécialistes en conviennent, la crise est liée à la valeur du
dollar, à la baisse de la construction domiciliaire aux Etats-Unis, à la
vétusté de plusieurs équipements industriels, et à la concurrence
internationale de pays dont la productivité forestière est incomparablement
supérieure. Si le coût de la fibre est si élevé, c'est aussi à cause du
transport et de la manutention, résultat de la surexploitation des forêts. Il
ne pourra y avoir de véritable sortie de crise sans changer fondamentalement
notre rapport avec la forêt.
    A l'aube du Sommet, le mouvement environnemental demande à l'industrie
d'adopter une position d'ouverture responsable et de ne pas retarder la mise
en place de réformes essentielles pour assurer un avenir à la forêt et aux
gens des régions.

       Les groupes encouragés par les déclarations du ministre Béchard
    

    Les groupes environnementaux notent avec intérêt les récentes
déclarations du ministre Béchard sur la nécessité de revoir en profondeur le
régime forestier du Québec. Il semble maintenant y avoir une volonté politique
de revoir les vieux dogmes et d'assurer aux Québécois le contrôle réel de
leurs forêts publiques, pour en conserver les meilleurs éléments et en assurer
une utilisation durable. Les groupes comptent bien qu'à la sortie du Sommet
ces volontés exprimées se transformeront en actions concrètes. Les groupes
participeront activement aux travaux du Sommet sur l'avenir du secteur
forestier québécois et rendront compte de leur évolution.




Renseignements :

Renseignements: Mylène Bergeron, (418) 933-2031; Richard Desjardins,
Action boréale Abbitibi-Témiscamingue (ABAT); Mélissa Filion, Greenpeace, 
(514) 581-8216; Mouvement Vert Mauricie, (819) 532-1717; Louis Bélanger,
membre du comité contenu, Nature Québec, (418) 933-2031; Henri Jacob,
Regroupement écologique de Val d'or et ses environs (REVE), (819) 825-1466
p.233; Daniel Groleau, membre du chantier Intensification de l'aménagement,
Regroupement national des Conseils régionaux en environnement (RNCREQ), (418)
480-7016; Maude Prud'homme, Réseau québécois des groupes écologistes, (514)
392-0096; Jean-François Gagnon, membre du chantier Aires protégées, Société
pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP), (514) 278-7627;
Jordane Roy-Leblanc, SOS Levasseur


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.