Pour les 40 ans du réseau, la Coalition-Cégeps exige 40 % du financement de l'enseignement supérieur



    MONTREAL, le 14 mars /CNW Telbec/ - Alors qu'il s'apprête à fêter ses
quarante ans à l'automne 2007, le réseau des cégeps est toujours aux prises
avec d'importantes insuffisances financières qui compromettent la réalisation
de sa mission dans toutes les régions du Québec. Dans le contexte de la
compagne électorale et devant l'imminence du budget fédéral, la perspective
d'un réinvestissement pourra certes contribuer à améliorer la situation.
Encore faudra-t-il que les cégeps soient financés à la hauteur de leurs
besoins réels, ce que, à l'évidence, les programmes des différents partis
politiques négligent. Pour cela, la Coalition-Cégeps exige des différents
partis politiques qu'ils s'engagent, advenant leur accession au pouvoir, à
injecter dans le réseau des cégeps 40 % de tout réinvestissement en
enseignement supérieur.
    Cette proportion n'est pas le fruit du hasard. Avec plus de 150 000
étudiantes et étudiants, le réseau des cégeps, porte d'entrée des études
supérieures, regroupe 40 % de l'ensemble des inscriptions à l'enseignement
postsecondaire. Avec un budget de 1,6 milliard de dollars, le réseau des
cégeps recueille 40 % du budget québécois consacré à l'enseignement supérieur.
Sans grande surprise, on constatera que la part des budgets de l'enseignement
postsecondaire dévolue historiquement au réseau des cégeps a toujours été de
40 %. Pourquoi alors craindre que la situation ne change ?
    C'est que dans les faits, elle a déjà changé ! Dans une annonce de
réinvestissement en enseignement supérieur en décembre dernier, le
gouvernement Charest ne réservait que 25 % des sommes réinvesties à l'ordre
collégial. Depuis le début de la campagne électorale, les partis politiques,
qui se sont engagés à réinvestir dans l'enseignement supérieur, négligent de
clarifier leurs intentions envers les cégeps. De fait, c'est d'un décodeur
dont nous aurons besoin pour décrypter, dans les annonces de réinvestissement,
la part qui irait au réseau des cégeps, qui serait de l'argent frais et,
enfin, qui serait calculée sur une base annuelle récurrente. De même, les
différents partis politiques sont tout aussi silencieux sur les choix qu'ils
entendent privilégier pour assurer le maintien et le développement du réseau
des cégeps. Pourtant, l'urgence d'assurer l'avenir des cégeps commande des
engagements clairs et résolus.
    Non seulement le réseau des cégeps a-t-il souffert d'importantes coupes
budgétaires dans les années 1990, mais il a également vu en grande partie
s'évanouir l'indexation de ses budgets. En plus de restreindre le
développement des cégeps et d'hypothéquer sérieusement leur fonctionnement,
l'austérité financière a conduit les établissements à multiplier les frais
afférents pour les étudiantes et étudiants, remettant ainsi en cause la
gratuité scolaire et l'accessibilité aux études supérieures. Dans les faits,
les carences du financement ont conduit les cégeps à surcharger les
enseignantes et enseignants, à ne pas remplacer du personnel et à réduire les
services professionnels et de soutien. C'est également dans ce contexte que la
diversité des programmes offerts risque d'être diminuée dans plusieurs régions
du Québec à la suite des "efforts de rationalisation" dictés par les
impératifs budgétaires sans égard aux conséquences sur l'universalité et
l'accessibilité.
    Pour faire face aux multiples nouveaux besoins dans les cégeps, comme
pour assurer l'accessibilité à des programmes de qualité sur l'ensemble du
territoire québécois, les organisations membres de la Coalition-Cégeps
enjoignent les partis politiques de s'engager à investir à la hauteur des
besoins en enseignement supérieur et de clairement établir à 40 % la part
dévolue au réseau des cégeps.

    Mise sur pied en octobre 2003, la Coalition-Cégeps regroupe les
associations étudiantes, les parents et l'ensemble du personnel qui oeuvre
quotidiennement à favoriser la réussite des élèves : la Fédération des
associations de parents des cégeps du Québec (FAP) ; la Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ) et l'Association syndicale pour une solidarité
étudiante (ASSE) ; la Fédération des employées et employés des services
publics (FEESP-CSN), la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement
supérieur (FPSES-CSQ) et le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP-FTQ) ; la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ)
et le Syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du
Québec (SPGQ) ; la Fédération autonome du collégial (FAC), la Fédération des
enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), la Fédération nationale des
enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et le Syndicat des
professeurs de l'Etat du Québec (SPEQ).




Renseignements :

Renseignements: François Laliberté-Auger, FECQ, (514) 554-0576; Jaouad
Laaroussi, ASSE, (514) 835-0524; Ginette Bussières, SCFP-FTQ, (514) 919-5884;
Pierre Cohen-Bacrie, SPGQ, (450) 975-6470; France Désaulniers, FNEEQ (CSN) et
FEESP (CSN), (514) 219-2947; Guy Desmarais, FAC, (514) 943-9561; Gabriel
Danis, FEC-CSQ, FPSES-CSQ et FPPC-CSQ, (514) 235-5082; Luc Perron, SPEQ, (514)
525-7979

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