Pour la première fois, le nombre de femmes salariées est supérieur à celui des hommes



    TORONTO, le 5 sept. /CNW/ - Selon l'analyse réalisée par les TCA de
l'étude annuelle sur la syndicalisation de Statistique Canada, publiée à temps
pour la fête du Travail, le nombre de femmes employées au Canada surpasse pour
la première fois dans l'histoire, y compris pendant les deux guerres
mondiales, celui des hommes employés.
    "Il s'agit d'un événement marquant et qui indique très nettement que la
position des femmes sur le marché du travail a changé de façon spectaculaire
depuis leur première entrée en masse dans la population active", remarque
Julie White, directrice des programmes des femmes, TCA." La contribution des
femmes à l'économie, à leurs familles et à leur milieu est décisive, et ce, à
l'échelle du pays."
    En moyenne, 7 123 millions de femmes et 6 963 millions d'hommes étaient
employés pendant le premier semestre de 2009 (de janvier à juin, selon
l'enquête de Statistique Canada sur la population active, tableau 1 de l'étude
sur la syndicalisation, qui comprend les salariés, mais exclut les
travailleurs indépendants). Les femmes sont plus nombreuses aussi bien dans le
groupe des "moins de 25 ans" que dans celui des "25 ans et plus". L'étude ne
porte pas sur les taux de participation à la population active, qui
comprendraient tous les Canadiens à la recherche active d'emploi.
    Même pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que de nombreux hommes
faisaient leur service militaire et que les femmes étaient recrutées en masse
dans des emplois salariés, la main d'oeuvre civile comprenait tout de même
beaucoup plus d'hommes que de femmes.
    L'étude de Statistique Canada montre aussi que le nombre de femmes
syndiquées est supérieur à celui des hommes syndiqués, comme c'est le cas
depuis 2006.
    Les pertes massives d'emploi chez les hommes pendant la présente crise
économique, particulièrement dans les secteurs de la fabrication et des
ressources primaires, expliquent en bonne partie pourquoi le nombre de femmes
salariées est comparativement plus élevé. Ces hommes n'ont toujours pas
d'emploi, ont dû prendre une retraite anticipée ou encore se sont tournés vers
le travail indépendant. Sans stratégie industrielle à l'échelle canadienne, on
ne voit pas bien comment ces emplois seront recouvrés en nombre important.
    "La ségrégation par sexe de la main-d'oeuvre a été accélérée par les
changements à l'infrastructure économique canadienne", estime Marjorie Cohen,
une économiste.
    "Depuis la signature du premier accord de libre-échange avec les
Etats-Unis, et ensuite avec l'ALENA, l'économie canadienne compte de plus en
plus sur les exportations, qui représentent maintenant quelque 36 % du PIB.
Les hommes dominent tous les secteurs tournés vers les exportations, et ce
sont les entreprises des secteurs des ressources et de la fabrication qui ont
été les plus durement touchées par la crise économique, entraînant ainsi un
niveau élevé de chômage chez les hommes.
    Comme les pertes d'emploi les plus massives chez les femmes actives dans
le secteur de la fabrication ont suivi l'adoption de l'accord de libre-échange
et de l'ALENA, peu de femmes y sont encore présentes aujourd'hui", remarque
Mme Cohen, aussi professeur à la faculté des sciences politiques et présidente
du département des études sur la condition féminine de l'Université Simon
Fraser, en Colombie-Britannique.
    L'augmentation relative de l'emploi chez les femmes s'explique aussi par
les ghettos d'emploi. Les femmes sont en effet surtout présentes dans le
secteur des ventes, du travail de bureau, des soins de santé, de l'éducation,
de l'hôtellerie et des services sociaux, secteurs dans lesquels la majeure
partie des emplois a été créée.
    "En outre, les emplois tenus par les femmes font souvent partie des
emplois les moins bien rémunérés, offrant des retraites ou des avantages
sociaux peu attrayants, et minés par le temps partiel, des horaires
irréguliers et des contrats temporaires", constate Mme White.
    "Si notre reprise économique repose sur de tels emplois et si les
programmes sociaux comme un réseau national de garderies ne restent que de
vagues promesses, alors on ne peut pas dire que le sort des femmes se soit
grandement amélioré ni qu'il s'améliorera grandement à l'avenir."
    Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la
directrice des communications des TCA, Shannon Devine, au 416-302-1699 (cell.)
ou avec la directrice des programmes des femmes des TCA, Julie White, au
519-860-7015 (cell.). On peut lire le résumé des TCA de l'étude sur la
syndicalisation à l'adresse http://www.caw.ca/en/7818.htm




Renseignements :

Renseignements: Directrice des communications des TCA, Shannon Devine,
(416) 302-1699 (cell.); Directrice des programmes des femmes des TCA, Julie
White, (519) 860-7015 (cell.)

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