Pour faire interdire le MédiaMatinQuébec, le quotidien gratuit des lockoutés du Journal de Québec - Quebecor ira-t-elle en Cour suprême?



    QUEBEC, le 5 nov. /CNW Telbec/ - Une étape importante sera bientôt
franchie dans le conflit de travail qui oppose l'empire Quebecor à ses
employés du Journal de Québec. Suite à la décision de la Cour d'appel du
Québec qui rejetait sa requête pour faire fermer le journal des lockoutés, le
MédiaMatinQuébec, Quebecor avait affirmé qu'elle pourrait porter l'affaire en
Cour suprême. Si tel est le cas, elle devra formuler sa demande au plus tard
le mardi 6 novembre.
    Pour l'essentiel, l'argumentation de Quebecor consiste à dire qu'en
publiant le MédiaMatinQuébec, les employés violent leur devoir de loyauté, et
ce, même en situation de lock-out. Le 7 septembre, à l'unanimité, les trois
juges de la Cour d'appel rejetaient l'appel de Quebecor sur cette injonction
interlocutoire et rendaient leur décision séance tenante. Pendant l'audience,
un des juges fit la remarque suivante aux arguments avancés par l'avocate de
Quebecor : "J'entends ça, et ça me fait dresser les cheveux sur la tête! Je
n'arrive pas à comprendre qu'on puisse soutenir une telle chose."
    La teneur de l'argumentation de Quebecor a aussi suscité certaines
observations dans le milieu juridique. Dans un article publié sur son site
Internet, la CCH Canadienne Limitée s'est penchée sur l'argument soutenu par
Quebecor et a commenté la décision de la Cour d'appel du Québec (voir
http://www.cch.ca/bulletins/travail/articles/buct1007_rt2.html).
    Deux jours après avoir été mis en lock-out par Quebecor, les syndiqués
publiaient le premier quotidien gratuit de Québec, le MédiaMatinQuébec.
Quebecor a tenté par tous les moyens juridiques à sa disposition de faire
fermer ce journal. Elle estime qu'il est en concurrence avec le sien. Pour les
syndiqués, il s'agit d'un moyen de pression exercé à l'encontre de l'employeur
qui les a mis à la rue.

    Les grandes étapes de ce conflit

    Le conflit de travail au Journal de Québec dure depuis plus de six mois.
En effet, les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont
sous le coup d'un lock-out décrété par l'employeur le 22 avril. Avant le
déclenchement du lock-out, aucun des trois syndicats n'avait demandé de mandat
de grève à ses membres ni même exercé de moyens de pressions. En solidarité
avec leurs collègues jetés sur le trottoir par la décision de Quebecor/Sun
Media, les employés de l'imprimerie ont voté la grève à 97 %.
    Depuis la fondation du Journal de Québec en 1967, aucun conflit de
travail n'avait eu lieu. Il y a un peu plus d'un an et demi, tous les employés
syndiqués du Journal avaient accepté de reconduire la convention collective
pour un an en partenariat avec l'employeur qui faisait face à un concurrent,
Le Soleil, qui passait au format tabloid pour mieux le concurrencer.

    Aucun piquet de grève n'a été érigé par les syndiqués.

    Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent cinq
jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien gratuit, pour rappeler leur
cause à la population de Québec. Quebecor/Corporation Sun Media a entrepris
plusieurs recours judiciaires pour empêcher la publication du
MédiaMatinQuébec. Toutes ces démarches ont échoué.
    Malgré le conflit, le Journal de Québec continue d'être publié. Dans une
décision rendue le 23 août 2007, en application de l'article 109 du Code du
travail (dispositions anti-scabs), la Commission des relations du travail
(CRT) du Québec a ordonné à la direction du Journal de Québec de cesser de
recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les fonctions de
salariés en conflit. Une nouvelle plainte concernant l'utilisation de
travailleurs illégaux par Quebecor a été déposée par les syndicats en octobre.
Cette plainte vise 15 personnes. Elle sera entendue par la CRT d'ici peu.




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués en conflit,
(418) 564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, cell.: (514) 247-9266;
Source: Syndicat Canadien de la Fonction Publique

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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