Pour comprendre la guerre de Sept Ans



    QUEBEC, le 9 juin /CNW Telbec/ - En cette année du 250e anniversaire de
la bataille des plaines d'Abraham, l'exposition 1756-1763, récit d'une guerre
présentée au Musée de la civilisation à Québec, jette un regard global sur la
guerre de Sept Ans. Ce premier véritable conflit aux ramifications mondiales a
eu des répercussions très importantes en terre d'Amérique dont la perte de la
Nouvelle-France aux mains des Anglais. Présentée jusqu'au 14 mars 2010, cette
vue d'ensemble permettra de mieux comprendre dans quel contexte s'est déroulé
le bref mais si marquant affrontement du 13 septembre 1759 dans notre
histoire. Cette exposition est une coproduction du Musée de la civilisation et
du Musée Stewart.
    "Le Musée de la civilisation est un musée national dont l'un des mandats
est de faire connaître l'histoire et la culture du Québec; le Musée Stewart
est un musée d'histoire qui se consacre, depuis sa création, à la
compréhension des relations de l'Europe avec les Amériques durant la période
coloniale. Tous deux, et fort de l'appui d'un comité scientifique compétent,
nous avons voulu présenter les faits marquants de la guerre de Sept Ans
relativement méconnue des Québécois. Au coeur des faits et des événements
historiques, nous avons réservé une place à la dimension humaine et sociale de
ce conflit mais aussi à la guerre en général. Par la voie de la technologie et
de l'art dramatique, nous donnons la parole à ceux et à celles qui l'ont
subi", a tenu à souligner madame Claire Simard, directrice générale du Musée
de la civilisation.
    L'exposition 1756-1763, récit d'une guerre est divisée selon un parcours
chronologique. La toile de fond est le commerce entre l'Europe et les colonies
britanniques et françaises situées dans ce Nouveau Monde qui regorge de
matières premières : fourrures, bois, poissons, sucre, rhum, etc. Un contrôle
frontalier et commercial que tenteront de s'arracher les militaires et les
civils dans une succession de batailles qui mènera à l'élargissement de
l'Empire britannique notamment en obtenant une grande partie de la
Nouvelle-France et de Québec, sa ville principale.
    Cette exposition historique met en valeur des artefacts du quotidien, des
archives dont plusieurs sont des lettres, des plans signés par les grands
acteurs militaires que sont notamment les généraux Wolfe et Montcalm, ainsi
que le colonel James Murray. Plusieurs de ces objets proviennent des
collections du Musée de la civilisation et du Musée Stewart mais également de
grandes institutions européennes telles le musée de l'Armée à Paris, le
château de Versailles et le National Army Museum de Londres.
    Quant à ceux qui ont subi cette guerre dans l'ombre, ils ne sont pas en
reste puisque la technologie donne vie à leurs émotions : le déchirement d'une
femme d'un colon milicien qui voit son homme partir, l'inquiétude d'un
marchand nantais, la peur d'un acadien déporté, l'espoir d'un soldat de
Montcalm, l'ambivalence d'un chef iroquois, la sensibilité d'un soldat
écossais.

    Des signes précurseurs à la signature du traité de Paris

    Au milieu du 18e siècle, le continent américain est français du golfe du
Saint-Laurent à la Louisiane en passant par les Grands Lacs. La vallée de
l'Ohio est la clé de l'intérieur de la Nouvelle-France. Les militaires
français y bâtissent de nouveaux forts ou consolident les établissements
existants au grand dam des Virginiens dirigés par un certain Georges
Washington. En 1754, ces derniers, outrés de voir l'érection du fort Duquesne
(Pittsburgh, Penn.), assassinent le sieur de Jumonville dans une embuscade.
Cet incident déclenche une série d'affrontements pendant que les Acadiens
vivent le drame de la déportation. Et dire qu'en Europe, la guerre de Sept Ans
ne commence officiellement qu'en 1756 par un chassé-croisé d'alliances entre
la France, l'Autriche, la Russie contre la Grande-Bretagne et la Prusse.
    Malgré plusieurs gains français obtenus par les stratégies organisées par
le marquis de Montcalm, les forces militaires en présence sont déséquilibrées.
En 1758, les forces anglo-américaines comptent 40 000 hommes dont 23 000 sont
des soldats réguliers tandis que les forces françaises font appel aux
miliciens colons pour seconder les 6 800 soldats. Au mois de juin 1759, Québec
fait face à un déploiement extraordinaire de la marine britannique : 180
bâtiments, dont 40 vaisseaux de guerre avec à leur bord plus de 30 000 marins
et 9 000 soldats. Pendant tout l'été, un bombardement incessant s'engage
n'épargnant aucun bâtiment tandis que les campagnes de la rive sud sont
ravagées par les troupes anglaises. Le général Montcalm leur fait face avec 3
500 hommes et de 13 000 miliciens et Amérindiens. La côte en amont de Québec
étant mal défendue, les Anglais en profitent pour y débarquer dans la nuit du
12 au 13 septembre. Au matin, 4 800 "tuniques rouges" sont alignées sur les
plaines d'Abraham. Montcalm affronte l'ennemi sans attendre la supériorité
numérique que lui aurait apportée les troupes de Bougainville cantonnées à
Cap-Rouge. Peu habituée à la bataille "rangée" à l'européenne, la milice
française est déboutée au bout d'une demi-heure seulement.
    En avril 1760, le chevalier de Lévis tente de reconquérir Québec et gagne
la bataille de Ste-Foy. Mais la venue d'une frégate anglaise le prive d'une
victoire totale. Il se replie sur Montréal qui capitule le 8 septembre de la
même année.
    Le traité de paix entre les grandes puissances est finalement signé à
Paris, en 1763. La Grande-Bretagne réalise les gains les plus importants. En
Amérique du Nord, la France lui cède le Canada, les territoires à l'est du
Mississippi et toutes ses îles, sauf Saint-Pierre-et-Miquelon. Les territoires
à l'ouest du Mississippi, c'est-à-dire ce qui reste de la Louisiane,
deviennent espagnols en échange de la Floride. Le roi Louis XV opte pour le
maintien d'une présence française dans les pêches du golfe du Saint-Laurent et
dans les Antilles, économiquement plus rentables que la colonie laurentienne.
La France reprend donc la Martinique, la Guadeloupe, Marie-Galante et
Sainte-Lucie.
    1756-1763, récit d'une guerre, une exposition à parcourir pour mieux
saisir les enjeux qui ont scellé le sort de l'Amérique du Nord. Au Musée de la
civilisation jusqu'au 14 mars 2010. Une coproduction du Musée de la
civilisation et du Musée Stewart. Alcoa est partenaire de l'ensemble de la
programmation du Musée de la civilisation.
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Renseignements :

Renseignements: Agnès Dufour, relations de presse, (418) 528-2358,
adufour@mcq.org


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