Plonger en eau peu profonde? Es-tu tombé sur la tête!



    Le Programme de traumatologie de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et
    la Société de sauvetage rappellent les risques et conséquences

    MONTREAL, le 25 juill. /CNW Telbec/ - Plaisir et baignade peuvent aller
de pair. Sauf eau peu profonde et plongeon... C'est ce que tiennent à rappeler
le Programme de traumatologie de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal (HSCM)
et la Société de sauvetage, à l'occasion d'une journée consacrée à la
prévention des traumatismes à la colonne vertébrale.
    Chaque jour, l'HSCM a à coeur d'offrir les meilleurs soins et services
aux personnes victimes d'un traumatisme. C'est d'ailleurs pourquoi l'HSCM
prévoit la construction d'un nouveau Centre intégré de traumatologie. "Lorsque
nous soignons un jeune dont la vie a tragiquement basculé à la suite d'un
plongeon, nous croyons que notre rôle est aussi d'intervenir pour prévenir
d'autres drames semblables, d'autant plus qu'il s'agit d'accidents évitables",
explique Mme Marie St-Amour, coordonnatrice du Programme de traumatologie à
l'HSCM. "Les conséquences sont souvent graves, non seulement pour la victime,
mais également pour ses proches", complète-t-elle.

    Un pari risqué à fort prix

    Une piscine ou un lac peu profonds à l'horizon? Plonger au ras de la
surface n'est pas la solution pour éviter le pire! "Plusieurs l'ont pensé, se
sont risqué et y ont laissé leur santé, leur autonomie et leur qualité de vie.
Ils sont littéralement tombés sur la tête, en percutant le fond du plan d'eau,
se blessant à la moelle épinière notamment. Un tel plongeon peut résulter en
une tétraplégie", insiste la Dre Géraldine Jacquemin, physiatre à l'HSCM.
    Lorsqu'une personne survit à un tel accident, elle n'est pas au bout de
ses peines. Dès son arrivée à l'Urgence, un long parcours commence : premiers
soins, immobilisation, assistance respiratoire, gestion la douleur, série de
tests et examens en vue de la chirurgie de la colonne vertébrale, etc. Ce
n'est pas tout, puisqu'il faut compter plusieurs semaines d'hospitalisation,
avant d'entreprendre de longs mois de réadaptation, à l'Institut de
réadaptation de Montréal et, ensuite, au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau,
les partenaires de l'HSCM dans le cadre du CEBMOQ. Pour le blessé et ses
proches, l'existence prend un virage à 180 degrés.
    "Mon intention n'est certes pas de faire la morale, mais bien de lancer
un message positif : il est possible d'avoir du plaisir autour d'une piscine
ou d'un lac, sans mettre sa vie en danger. Il ne suffit que de simples
précautions", ajoute la Dre Jacquemin.

    Des précautions, pour un plaisir durable

    Pour prévenir ces accidents évitables, la Société de sauvetage rappelle
que des précautions bien simples doivent être prises. "Il est possible de
profiter pleinement des joies de la baignade en évitant de plonger lorsqu'on
ne connaît pas les lieux ni la profondeur de l'eau, lorsque le lieu n'est pas
éclairé le soir ou lorsque l'on a consommé de l'alcool. De plus, un minimum de
trois mètres est nécessaire pour plonger en toute sécurité. Même lorsqu'une
piscine est munie d'un tremplin, il faut quand même user de prudence",
explique M. Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage.
    Effectivement, la Société de sauvetage travaille depuis plusieurs mois
avec le Bureau de normalisation du Québec à l'élaboration d'une norme sur les
tremplins de piscines résidentielles. "Les travaux vont bon train et des
consultations devraient d'ailleurs être tenues cet automne. Notre souhait est
que cette norme soit prête et en vigueur dès l'été 2009 et ainsi contribuer à
prévenir d'autres accidents", rappelle M. Hawkins.
    Pour Nicolas Messier, blessé en 1999 et membre de l'Association des
paraplégiques du Québec, les messages de prévention méritent d'être répétés :
"Lorsque je vois des gens s'élancer pour plonger en eau peu profonde, je ne
manque jamais une occasion de les sensibiliser aux risques".

    L'HSCM et le CEBMOQ

    L'HSCM, centre suprarégional affilié à l'Université de Montréal offrant
des soins généraux, spécialisés et ultraspécialisés, fait partie du Centre
d'expertise pour les personnes blessées médullaires de l'Ouest du Québec
(CEBMOQ), constitué également de l'Institut de réadaptation de Montréal et du
Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. C'est le seul centre de l'ouest du
Québec désigné par le MSSS pour offrir la gamme complète des soins et services
ultraspécialisés que requiert une victime d'un traumatisme à la moelle
épinière. La Société de sauvetageLa Société de sauvetage est un organisme
humanitaire dont la raison d'être est la préservation de la vie humaine par la
prévention des traumatismes associés à l'eau. L'organisme est également
administrateur du Fonds Simon-Pierre, qui vient en aide aux victimes de
traumatismes associés à l'eau.




Renseignements :

Renseignements: Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal: Caroline Couillard,
Morin Relations Publiques, (514) 289-8688 poste 227, Mariane Maltais, Morin
Relations Publiques, (514) 289-8688 poste 236, Cell.: (514) 755-5729; Société
de sauvetage: Hélène Mercier Brûlotte, (514) 252-3100, poste 3737 ou (514)
435-5342 (cell.)

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