Planifier sa retraite: Les Canadiens épargnent-ils suffisamment?



    TORONTO, le 14 juin /CNW Telbec/ - Seulement un Canadien sur trois
prévoyant prendre sa retraite en 2030 réalise un niveau d'épargne suffisant
pour couvrir ses dépenses ménagères essentielles à la retraite, et de nombreux
autres devront accroître de façon marquée leurs épargnes annuelles ou demeurer
sur le marché du travail après l'âge de 65 ans pour se mettre à l'abri des
difficultés financières pendant la retraite. C'est ce que révèle une étude
parrainée par l'Institut canadien des actuaires.
    Dans le cadre de cette étude intitulée "Planifier sa retraite : Les
Canadiens épargnent-ils suffisamment?" et menée en avril 2007 par une équipe
de recherche du département des statistiques et de l'actuariat de l'Université
de Waterloo, on a élaboré 72 profils de ménage afin d'évaluer si les
baby-boomers Canadiens nés du début au milieu des années 1960 mettent de côté
des épargnes suffisantes en vue de la retraite. L'étude a examiné deux niveaux
de revenu différents : les ménages dont le revenu correspond au salaire moyen
dans l'industrie (40 000 $ en 2005) et ceux qui gagnent le double.
    "Les Canadiens en début ou en milieu de quarantaine doivent recevoir le
message selon lequel ils devront épargner davantage s'ils veulent profiter
d'une indépendance financière à la retraite", a affirmé Normand Gendron,
président de l'Institut. "Les gouvernements doivent mieux éduquer les
Canadiens au sujet du rôle que peuvent jouer les différents véhicules
d'épargne pour générer un revenu de retraite et leur fournir des outils et des
stimulants qui encourageront un plus grand nombre de ménages à épargner."
    Les conclusions de l'étude révèlent que les ménages qui épargnent
suffisamment mettent à contribution une combinaison d'avoir foncier, de
régimes de retraite avec participation de l'employeur, de régimes enregistrés
d'épargne retraite et d'épargnes personnelles pour consolider le revenu
modeste qui leur sera versé par la Sécurité de la vieillesse et le Régime de
pensions du Canada/Régime des rentes du Québec. Les ménages ne s'appuyant que
sur un seul véhicule d'épargne appartenaient systématiquement au groupe
susceptible de disposer de revenus de retraite insuffisants et qui devront
soit accroître sensiblement leurs épargnes ou demeurer sur le marché du
travail après l'âge de 65 ans.
    L'équipe de recherche a élaboré un scénario de base afin de mesurer
l'écart séparant le revenu de retraite gouvernemental (SV et RPC ou RRQ) en
2030 et le revenu total nécessaire pour assurer les frais de subsistance à la
retraite. En recourant à l'information réelle sur la participation aux régimes
de retraite et aux épargnes combinées à des hypothèses économiques
raisonnables, l'équipe de recherche a élaboré 72 profils de ménage, puis a
calculé le taux supplémentaire d'épargne annuel requis de toutes les sources
pour éliminer l'écart.
    L'étude s'est également penchée sur l'incidence de la propriété foncière
pour réduire l'écart relatif aux épargnes, ainsi que sur les effets d'une
retraite prise à un âge plus avancé. L'équipe a en outre développé des
objectifs afin de démontrer les niveaux d'épargne nécessaires pour permettre
aux ménages de couvrir davantage que les frais de subsistance à la retraite.
    Les résultats de l'étude indiquent clairement la valeur de la propriété
foncière à titre d'outil d'épargne retraite. L'étude suggère également que,
compte tenu du pourcentage élevé de Canadiens qui pourraient avoir besoin
d'utiliser une portion de leur avoir foncier pour s'assurer un revenu de
retraite adéquat, les gouvernements devraient envisager d'admettre en
déduction d'impôt les intérêts d'hypothèque sur une résidence principale.
    "L'étude a révélé que l'avoir foncier pouvait permettre de réduire
sensiblement le manque à gagner si la maison est libre d'hypothèque au moment
de la retraite, a affirmé Steve Bonnar, l'un des actuaires chargés de diriger
l'équipe de projet de l'Université de Waterloo. "Si l'avoir foncier constitue
un atout important, il ne suffit toutefois pas à lui seul pour combler
l'écart."
    Les conclusions de l'étude font ombrage à une étude d'opinion récemment
réalisée à la demande de l'Institut. Un sondage mené par Pollara inc. en avril
2007 avait révélé que 55 pour cent des Canadiens âgés de 40 ans et plus
exprimaient un certain degré de confiance à l'égard de leur capacité
financière à s'assurer une retraite confortable. Les personnes ayant des
épargnes en vue de la retraite se disent plus confiantes, tout comme celles
qui disposent d'un régime de retraite en milieu de travail. Trois personnes
interrogées sur quatre ont affirmé avoir l'intention de prendre leur retraite
à l'âge de 65 ans ou plus tôt.
    Selon Statistique Canada, sept ménages canadiens sur dix, soit environ
9,4 millions de ménages, disposaient en 2005 d'une quelconque forme d'avoirs
de retraite.
    "Les Canadiens doivent connaître les faits à propos du revenu de retraite
et les actuaires sont en mesure de jouer un rôle déterminant en matière
d'éducation du public grâce à leur formation et à leurs qualifications
particulières à cet égard, a affirmé M. Gendron. L'étude de recherche de
l'Institut démontre la valeur de la science actuarielle dans la prise de
décisions et la planification à long terme, ainsi que l'engagement de notre
profession envers l'intérêt public."

    L'Institut canadien des actuaires (ICA) est l'organisme national de la
profession actuarielle au Canada. Dirigé par ses membres, l'Institut est voué
au service de la population en veillant à ce que les services et les conseils
actuariels fournis par la profession soient de la plus haute qualité. En fait,
l'Institut fait passer l'intérêt du public avant les besoins de la profession
et de ses membres. Les actuaires font appel à leurs connaissances spécialisées
des mathématiques de la finance, des statistiques et de la théorie du risque
pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les régimes de retraite,
les organismes de réglementation gouvernementaux, les sociétés d'assurances
(assurance-vie et assurances IARD), les programmes sociaux et les
particuliers.




Renseignements :

Renseignements: Josée Racette, adjointe, communications, (613) 236-8196,
poste 107; www.actuaires.ca

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Institut Canadien des Actuaires

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