Planification des niveaux d'immigration - La CSN souhaite une hausse réaliste des quotas



    MONTREAL, le 20 sept. /CNW Telbec/ - "Selon les données du ministère de
l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), depuis plusieurs années,
dans la seule catégorie des travailleurs qualifiés, nous sommes à même de
constater que le nombre d'admissions n'atteint pas les objectifs fixés. Dans
un contexte où nous sommes de plus confrontés à une pénurie de main-d'oeuvre
dans certains secteurs, comme organisation syndicale, nous privilégions un
scénario qui permette de faire croître légèrement le niveau d'immigration afin
d'atteindre la venue de 50 000 immigrantes et immigrants en 2010. Ce scénario
nous apparaît des plus réalistes si l'on tient compte du travail de rattrapage
qui reste à faire pour l'accueil et l'intégration de ces personnes dans notre
société, de déclarer Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, lors la
présentation du mémoire de la centrale devant la Commission de la culture et
portant sur la planification des niveaux d'immigration pour 2008-2010. Aller
en deçà, ne nous permettra pas de répondre à nos besoins démographiques et
économiques", a-t-elle précisé.

    Il est temps d'accentuer les efforts

    Les représentants de la CSN proposent au gouvernement d'agir sur
différents axes afin de réussir cette intégration des immigrantes et des
immigrants. Ainsi, pour contrer les préjugés, l'ignorance et la
discrimination, des actions doivent se faire dans les milieux d'éducation,
dans les médias ainsi que dans les milieux de travail. Par exemple, dans les
milieux de travail, le gouvernement devrait favoriser des programmes de
formation à la réalité interculturelle et au racisme. Les employeurs
pourraient intégrer des cours de français dans leur plan de formation.
    En outre, le gouvernement doit accélérer les processus menant à la
reconnaissance des expériences professionnelles et des diplômes acquis à
l'étranger, et ce, à un coût raisonnable, sinon l'argent devient un obstacle à
cette reconnaissance.
    "Pour réussir, nous croyons que les employeurs doivent travailler
étroitement avec les syndicats et développer des projets conjoints visant
l'accueil, l'intégration et le maintien en emploi des personnes immigrantes ou
issues des communautés culturelles, d'affirmer Denise Boucher. La CSN
considère que la formule des stages est une formule des plus intéressantes,
qui est généralement reconnue pour ses bons résultats", ajoute-t-elle.
    Les syndicats ayant des membres des communautés culturelles et des
immigrants dans leur rang ont des besoins plus précis quant au processus
d'intégration et de maintien en emploi. Pour ceux qui n'en ont pas, la CSN
considère qu'il faut être proactif et les outiller pour qu'ils interviennent
auprès de leur employeur et de leurs membres pour se préparer à recevoir ces
futurs travailleurs. "En 2005, la CSN a produit un guide syndical pour
soutenir ses membres sur ces questions. Avec l'aide du Programme d'appui aux
relations civiques et interculturelles du MICC, la CSN effectue actuellement
une tournée des régions pour rencontrer ses syndicats afin de leur présenter
ce guide et de les sensibiliser à la réalité interculturelle", de noter la
vice-présidente de la CSN.
    Par ailleurs, la CSN reproche au gouvernement d'avoir réduit
considérablement les budgets du MICC. Selon un article paru dans Le Devoir le
15 septembre dernier, pour l'année financière 2005-2006, 83 des 172 millions
versés cette année-là au gouvernement québécois - en vertu de l'entente
Canada-Québec sur l'immigration - ont été retournés au Fonds consolidé du
revenu. "Nous sommes en droit de nous demander pourquoi cet argent qui a tant
fait défaut aux politiques d'intégration a été investi ailleurs, questionne
Denise Boucher. Les conséquences d'une intégration ratée risquent de coûter
beaucoup plus cher à notre société que les sommes qui auraient dû être
investies", poursuit-elle.
    "L'immigration et la cohabitation interculturelle qu'elle provoque
constituent des défis incontournables que nous nous devons de relever
collectivement. Pour mettre en place le scénario que nous privilégions d'une
hausse sensible de l'immigration, le gouvernement devra accentuer ses efforts,
il en va de notre réussite en matière d'intégration des immigrantes et des
immigrants. Les progrès doivent être rapides et significatifs afin de rompre
avec les résultats décevant du passé", de conclure la vice-présidente de la
CSN.
    Miroir de la société québécoise, la composition de plusieurs syndicats
affiliés à la CSN s'est transformée au cours des dernières années.
Aujourd'hui, la proportion des membres immigrants ou issus des communautés
culturelles se situe globalement entre 15 et 20 %. Ces personnes sont
particulièrement présentes dans les syndicats de la santé et des services
sociaux, de l'hôtellerie, de la construction et de la métallurgie. Dans la
région de Montréal, plusieurs de nos syndicats comptent une majorité de
membres des communautés culturelles. Le milieu de travail demeure le lieu
privilégié d'intégration.

    La CSN regroupe plus de 300 000 membres répartis dans le secteur privé et
dans le secteur public.




Renseignements :

Renseignements: Jacqueline Rodrigue, Service des communications de la
CSN, Cellulaire: (514) 773-0060


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