Planification de l'immigration au Québec - LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE LA JEUNESSE EMET SES RECOMMANDATIONS EN VUE D'UNE MEILLEURE INTEGRATION DES IMMIGRANTS



    MONTREAL, le 26 sept. /CNW Telbec/ - La Commission des droits de la
personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a soulevé trois questions
cruciales pour une meilleure intégration des immigrants lors de son passage,
aujourd'hui, devant la Commission parlementaire sur la planification de
l'immigration pour la période 2008-2010 : l'importance capitale de la notion
de "contrat moral" comme cadre du processus d'intégration, la distinction
entre intégration des immigrants et accommodements religieux et l'importance
de la reconnaissance des diplômes acquis à l'étranger.

    L'importance du "contrat moral"

    La CDPDJ réaffirme l'importance du "contrat moral" en tant que cadre de
référence pour l'intégration des nouveaux arrivants au Québec. Ce contrat
encadre les droits et devoirs des immigrants ainsi que les attentes et les
responsabilités de la société d'accueil à leur égard.
    Néanmoins, la Commission constate que les termes de ce contrat moral sont
largement méconnus, ou encore mal compris, du grand public. Elle estime qu'il
faut mettre en oeuvre une stratégie de communication qui fera mieux connaître
deux aspects de ce contrat : d'une part, rappeler les obligations de la
société d'accueil notamment celles de soutenir l'immigrant dans son insertion
et de l'aider à surmonter les obstacles freinant son accès égal à l'emploi, au
logement et à divers services publics dans le respect des droits et libertés
inscrits dans la Charte et, d'autre part, faire savoir spécifiquement aux
candidats à l'immigration et aux immigrants que la politique québécoise
d'intégration décourage le repli communautaire et la ghettoisation.

    Accommodements religieux et immigration récente

    Par ailleurs, Gaétan Cousineau, le président de la CDPDJ souhaite que "la
Commission parlementaire profite du débat sur la planification de
l'immigration pour lever un certain nombre de préjugés ancrés dans
l'imaginaire collectif québécois". Au premier rang desquels, l'amalgame non
fondé entre accommodements religieux et immigration récente. La Commission a
ainsi procédé à une analyse de ses dossiers relatifs à une discrimination
fondée sur la religion, fermés entre 2000 et 2006. Sur les 94 plaintes
déposées au cours de cette période, seules 32 portaient sur des demandes
d'accommodements religieux.
    "Et j'attire votre attention, poursuit M. Cousineau, sur le fait que si
l'on additionne les plaintes déposées par des protestants de divers groupes,
des Témoins de Jéhovah et d'un catholique, on s'aperçoit qu'une demande
d'accommodement religieux déposée à la Commission sur deux est attribuable à
un plaignant chrétien. Ces résultats contredisent l'idée solidement ancrée
selon laquelle les minorités religieuses issues de l'immigration, récente ou
ancienne, auraient le monopole des demandes d'accommodements religieux."

    Les diplômes acquis à l'étranger

    Enfin, la Commission signale l'importance de la reconnaissance des
diplômes étrangers pour faciliter l'intégration des immigrants. Le Québec veut
favoriser la venue de travailleurs qualifiés pour son économie, mais ceux-ci
rencontrent des difficultés pour faire reconnaître leurs compétences. Selon
l'Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC) de 2003, 52%
des travailleurs qualifiés ayant immigré au Québec ne travaillent toujours pas
dans leur domaine de compétence au bout de deux ans. Une situation en grande
partie due à la difficulté de faire reconnaître les diplômes acquis à
l'étranger.
    Pour remédier à cette situation, la Commission recommande qu'une instance
extérieure évalue les normes et les pratiques en matière de reconnaissance des
acquis et que les ordres professionnels et les établissements d'enseignement
lui rendent des comptes en la matière.

    La CDPDJ enquête de sa propre initiative

    L'importance de la reconnaissance des diplômes acquis hors du Canada peut
être illustrée par une enquête que la Commission a récemment ouverte de sa
propre initiative. Il s'agit du cas de 112 médecins étrangers qui, ayant
satisfait aux exigences du Collège des médecins du Québec, se sont vu refuser
des stages en résidence par l'une ou l'autre des quatre facultés de médecine
de la province.
    La Commission tentera de vérifier dans quelle mesure certaines exigences
imposées par les facultés aux médecins formés à l'étranger, et à eux seuls,
sont légitimement fondées eu égard à la nécessité de vérifier leur niveau
d'aptitudes et de compétences. Il va sans dire que seule une enquête guidée à
la fois par le souci de protéger l'intérêt du public et de garantir aux
médecins formés à l'étranger un traitement équitable, pourra apporter des
réponses satisfaisantes à ces questions.
    Les fondements de cette analyse de la Commission des droits de la
personne et des droits de la jeunesse ont été développés dans un Mémoire sur
le document de consultation "La planification de l'immigration au Québec pour
la période 2008-2010" qu'il est possible de consulter sur le site
www.cdpdj.qc.ca.

    
    Source : Mme Ginette l'Heureux
             (514) 249-6181
             M. Robert Sylvestre
             (514) 873-5146 ou 1 800 361-6477, poste 253
             M. Clément Moulet
             (514) 873-5146 ou 1 800 361-6477, poste 358
    
    -%SU: SOC,CPN
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Mme Ginette l'Heureux, (514) 249-6181; M. Robert
Sylvestre, (514) 873-5146, 1 800 361-6477, poste 253; M. Clément Moulet, (514)
873-5146, 1 800 361-6477, poste 358


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