Plan d'action gouvernemental à l'intention des municipalités dévitalisées - La coopérative, un outil d'avant-garde pour le développement des territoires



    LEVIS, QC, le 25 sept. /CNW Telbec/ - Le Conseil québécois de la
coopération et de la mutualité salue l'annonce d'un Plan d'action
gouvernemental à l'intention des municipalités dévitalisées annoncé ce matin
par le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, et la vice-première
ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie
Normandeau. Toutefois, le Conseil souhaite rappeler que pour les municipalités
dévitalisées, l'option coopérative constitue une réponse constructive qui
renforce la cohésion sociale et permet à la communauté de se réapproprier ses
services et ses ressources et d'en maximiser les retombées sociales et
économiques.

    Permettre aux communautés de s'approprier leurs ressources

    Ce Plan d'action vise entre autres la mise en place de mesures relatives
à la protection et la mise en valeur des ressources naturelles du territoire.
En ce qui concerne l'exploitation forestière, il importe que des critères
d'appropriation de la ressource puissent favoriser les retombées économiques
locales. Ainsi, les coopératives forestières, généralement présentes dans ces
territoires, pourraient utiliser leur expertise pour développer cette nouvelle
filière qu'est l'utilisation de la biomasse pour des fins énergétique.
    Bien qu'il appui les objectifs poursuivis et exposés dans le livre vert
déposé par le gouvernement, le Conseil se préoccupe de la réforme du régime
forestier qui pourrait, dans sa teneur actuelle, fragiliser davantage les
entreprises d'aménagement forestier. Le processus d'appel d'offres qui est
proposé pour réaliser les travaux, en particulier les travaux sylvicoles,
rendra encore plus précaire les entreprises qui les réalisent, dont les
coopératives forestières.

    Etablir des critères de sélection clairs pour la production d'énergie
    éolienne

    Il en est de même pour la production d'énergie éolienne. Le Conseil
souhaite que les communautés puissent participer activement aux retombées
liées à la production d'énergie éolienne. Pour ce faire, il faudra s'assurer
que les critères de sélection des projets soient clairs afin d'éviter aux
communautés d'investir inutilement leurs ressources humaines et financières.
Il est nécessaire d'obtenir d'authentiques critères de développement durable,
notamment ceux favorisant les projets issus des communautés et des
coopératives, pour qu'ils créent une réelle différence dans le choix des
projets contrairement à ce qui s'est produit dans le cadre de l'appel d'offres
des 2000 MWe éolien.

    Un exemple de prise en charge de la communauté par la communauté

    Enfin, le Conseil rappelle que plusieurs communautés ont recours à la
formule coopérative pour se donner des services de proximité, soit un ensemble
de services publics et privés de première ligne offerts dans la localité ou à
une distance jugée accessible. Comme le Québec compte 807 municipalités de
2 500 habitants et moins, il est important de leur fournir des moyens qui
permettront aux collectivités d'agir. A cet effet, le Conseil a produit un
guide d'accompagnement qui identifie 10 notions pour préciser et savoir de
quoi on parle, 10 questions pour accompagner la mise en place de coopératives
de services de proximité en plus de cerner 26 facteurs favorables qui
permettront aux collectivités d'agir. Ce guide répertorie 7 histoires de cas
et de multiples références. Il est disponible au www.coopquebec.coop.

    Il n'y a pas de territoires sans avenir, il n'y a que des territoires
    sans projet(1)

    En guise d'exemple, les citoyens de St-Edouard-de-Lotbinière, un village
de 1 296 habitants dans la région de Chaudière-Appalaches, ont innové par la
mise sur pied de la Coopérative de solidarité de St-Edouard-de-Lotbinière.
Privés de leur restaurant, puisqu'il fut détruit par un incendie en 2003, ils
ont commencé à mûrir le projet de reconstruire un restaurant semblable, tout
en y ajoutant un dépanneur et un poste d'essence. Mise sur pied en 2005, la
Coopérative exploite un restaurant, un dépanneur et une station d'essence dans
un édifice tout neuf. Elle compte 304 membres et l'équivalent de 21 employés à
temps plein.

    Rappelons que le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité a
pour mission de représenter le mouvement coopératif et mutualiste, de défendre
les intérêts de l'ensemble du mouvement et de travailler à l'amélioration des
conditions de développement coopératif. Il regroupe l'ensemble des
organisations coopératives sectorielles et régionales du Québec qui compte
plus de 3 300 coopératives et 39 mutuelles. Ces entreprises procurent de
l'emploi à plus de 88 000 personnes, regroupent plus de 8,5 millions de
membres, génèrent plus de 22 G $ de chiffre d'affaires et possèdent des actifs
évalués à plus de 160 G $.

    (1) Devise du Pays Centre-Ouest en Bretagne




Renseignements :

Renseignements: Gervais Nadeau, Cellulaire: (418) 572-1984; Source:
Conseil québécois de la coopération et de la mutualité

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