Plan d'action en santé mentale - Des chaînons essentiels manquent

QUÉBEC, le 9 oct. 2015 /CNW Telbec/ - Alors que le gouvernement libéral se décide enfin à présenter le Plan d'action en santé mentale 2015-2020, la porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d'accessibilité aux soins, Diane Lamarre, est très déçue de constater que d'énormes failles demeurent dans l'accessibilité, et que les investissements ne sont pas au rendez-vous.

« Nous attendions ce plan depuis 18 mois mais, visiblement, l'empressement du ministre de la Santé s'est porté davantage à déstabiliser le réseau de la santé qu'à stabiliser et à développer le soutien aux personnes avec des problèmes de santé mentale. Priver ces personnes d'accès et de suivi en temps opportun provoque de nombreux contrecoups pour celles-ci, pour leurs proches et même sur le plan des coûts pour le système de santé. Le Protecteur du citoyen, dans son dernier rapport annuel, a d'ailleurs fait état de plusieurs difficultés d'accès préoccupantes. Comment peut-on laisser sur des listes d'attente pendant plusieurs semaines des personnes suicidaires, après qu'elles aient reçu leur congé de l'hôpital? Où, dans son plan d'action, le ministre envoie-t-il la commande qu'il faut un accès immédiat pour ces patients? », a demandé Diane Lamarre.

Les organismes communautaires jouent un rôle essentiel auprès des personnes ayant un problème de santé mentale, et on ne peut que déplorer leur sous-financement et le refus du gouvernement de rehausser le budget du Programme de soutien aux organismes communautaires. Cette fois, c'est encore pire : le gouvernement Couillard a annulé la hausse du financement de 162 M$ des groupes communautaires, annoncée par le gouvernement Marois en 2013.

Par ailleurs, alors qu'il y a un manque criant de psychologues dans le réseau public, le gouvernement libéral a choisi de couper la prime de rétention qui avait été mise en place pour atténuer la pénurie de ces professionnels. « Les médecins peuvent garder leur prime Bolduc, mais pas les psychologues, car il ne reste plus rien dans la caisse pour des mesures qui amélioreraient l'accessibilité aux soins en santé mentale. L'absence d'investissements en santé mentale génère des coûts humains et sociaux que le ministre semble incapable d'estimer. Là où il pense faire des économies, il engendre souffrances et coûts supplémentaires, entre autres aux urgences, qui débordent de patients en crise laissés à eux-mêmes. À quoi sert un plan d'action si l'accès aux services de psychothérapie est restreint en raison d'un manque de psychologues au public? », a poursuivi la porte-parole. Rappelons qu'en juin dernier, l'INESSS publiait un rapport sur l'accès aux services psychologiques. Il y recommandait que ceux-ci soient couverts par la RAMQ, donc gratuits. Le ministre s'est prononcé contre cette idée.

Enfin, Gaétan Barrette a aussi dit vouloir faire le lien avec la réadaptation en dépendance. « C'est plutôt contradictoire car, à cause de la réforme libérale de l'aide sociale, qui fait passer la prestation pour les personnes en désintoxication de 747 $ à 200 $ par mois, les centres d'intervention en dépendance doivent fermer leurs portes et les gens se retrouvent sans services », a conclu Diane Lamarre.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Directrice adjointe aux relations avec les médias, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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