Pétro-Canada contrevient aux lois du travail - La présence de 26 briseurs de grève est constatée à la raffinerie de Montréal



    MONTREAL, le 11 fév. /CNW Telbec/ - Le Syndicat canadien des
communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) a dévoilé, cet
après-midi, le rapport des enquêteurs mandatés par le ministre du Travail qui
constate que Pétro-Canada a recours à des briseurs de grève, ce qui est
illégal. "Ces infractions rapportées par les enquêteurs nous démontrent une
fois de plus que Pétro-Canada n'a jamais eu l'intention de négocier de bonne
foi avec ses employés. Non contente de les jeter à la rue, voilà qu'elle
utilise des scabs pour faire faire leur travail, c'est scandaleux", a réagi
Daniel Cloutier, représentant national du SCEP.

    Un rapport accablant

    Selon les conclusions des enquêteurs qui ont procédé à une visite de la
raffinerie à la mi-janvier dernier, c'est au moins 26 briseurs de grève qui
effectuent présentement le travail normalement fait par les lockoutés, ce qui
contrevient aux dispositions du Code du travail. "On se doutait que des
briseurs de grève faisaient notre travail et on croit qu'il y en a peut-être
plus que ce qui est mentionné au rapport mais ça, on devra en débattre
éventuellement devant la Commission", a commenté Jacques Vanier, président de
la section locale 175.
    "Nous le répétons depuis des mois, ça n'a pas de bon sens qu'environ 140
personnes puissent faire tout le travail qui est normalement accompli par 260
travailleurs et travailleuses. De deux choses l'une, ou bien on ne respecte
pas les lois comme c'est le cas selon ce rapport, ou bien on tourne les coins
ronds, ce qui est encore pire car il en va de la sécurité de la raffinerie et
de la population", a indiqué M. Vanier.
    Le SCEP doit déposer plus tard aujourd'hui les recours juridiques
appropriés afin de faire sortir les briseurs de grève de la raffinerie.

    Une attitude intransigeante et discriminatoire pour les travailleurs
    québécois

    "Qu'une compagnie de cette envergure, qui a engendré au cours de 2007 des
profits de l'ordre de 2,73 milliards de dollars se conduise de la sorte, c'est
aberrant et incompréhensible", a déclaré M. Cloutier. "Non seulement
Pétro-Canada viole les lois mais elle traite nos travailleurs comme des
citoyens de seconde zone", a ajouté M. Cloutier. En effet, le SCEP ne comprend
pas et n'accepte pas que l'employeur ait des exigences supérieures pour les
travailleurs de la raffinerie de Montréal alors que les autres raffineries de
Pétro-Canada au pays se sont entendues avec leurs travailleurs sans demander
de concessions similaires.

    La sécurité des installations menacée

    Au nombre des informations contenues au rapport des enquêteurs, le
SCEP-FTQ trouve particulièrement inquiétantes les heures de travail rapportées
car ces données "confirment nos appréhensions quant au fait que ceux qui font
actuellement notre travail sont certainement fatigués et au bout du rouleau",
a expliqué M. Vanier. En moyenne, les cadres font de 72 à 84 heures par
semaine, et ce, depuis le 17 novembre dernier. "Certains en font plus encore,
c'est vraiment inquiétant car qui dit fatigue, dit risque d'erreur et
d'accidents", a indiqué M. Vanier.
    Rappelons que Pétro-Canada a mis ses travailleurs et travailleuses en
lock-out le 17 novembre 2007. La compagnie tente d'imposer des conditions
monétaires y compris la durée de l'entente inférieures à ce qui a été négocié
à sa raffinerie d'Edmonton. Au surplus, au niveau local, Pétro-Canada exige
une série de concessions dont notamment l'élimination du poste de représentant
à la prévention, la diminution du temps de formation, la modification des
règles du mouvement de main-d'oeuvre de telle manière que l'expérience et
l'expertise des employés à certains postes clés seraient compromises ainsi que
de nombreuses autres qui s'attaquent aux droits syndicaux.
    Le SCEP représente la plupart des travailleurs du secteur pétrochimique
au Québec et au Canada.




Renseignements :

Renseignements: Marie-Andrée L'Heureux, représentante nationale SCEP,
(514) 916-7373; Daniel Cloutier, représentant national SCEP, (514) 891-3289;
www.scepquebec.qc.ca

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.