Pertes de la Caisse de dépôt et placement du Québec - LE PARTI QUEBECOIS BLAME JEAN CHAREST POUR AU MOINS 10 DES 40 MILLARDS $ DE PERTES



    QUEBEC, le 25 févr. /CNW Telbec/ - Réagissant aux résultats financiers
désastreux de l'année 2008 de la Caisse de dépôt et placement du Québec, la
chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois,
estime que le premier ministre du Québec, Jean Charest, ne peut s'appuyer
uniquement sur le contexte de crise économique et qu'une partie de ces pertes
historiques encourues par la caisse est due à l'incurie libérale.
    "La folie des rendements à tout prix réclamés par Jean Charest a forcé
les dirigeants de la caisse à s'exposer aux risques à des niveaux nettement
trop élevés. Force est de constater que cette stratégie s'est avérée
désastreuse, non seulement pour le développement économique du Québec, mais
également pour l'ensemble des citoyens qui devront payer pour cette saignée
dont Jean Charest est le seul responsable", a déclaré Pauline Marois.
    Contrairement à Jean Charest, du temps où il était chef de l'opposition
officielle en 2002, Mme Marois reconnaît que dans le contexte de la crise
économique actuelle, la caisse ne pouvait difficilement faire mieux que
l'ensemble des gestionnaires de fonds de placement, tels que le Fonds de
solidarité ou d'autres caisses de retraite comparables. Cependant, le
gouvernement a la responsabilité d'expliquer l'écart entre le rendement moyen
des fonds de retraite prétendu par la caisse (-18 %) et le recul de la caisse
(-25 %).
    "Au-delà du fait que la caisse soit la seule institution à avoir mis
autant d'argent dans les PCAA et qu'elle a joué énormément avec les placements
étrangers plutôt que d'intervenir au Québec, il faut bien constater une chose
: la présence de la caisse dans le développement économique se réduit comme
peau de chagrin. Il y a quelque chose d'incompréhensible et d'inacceptable
avec le fait que la caisse se départisse de participations dans des fleurons
de l'économie québécoise mais achète, par exemple, des parts dans un aéroport
à Londres qui éprouve de sérieuses difficultés financières, a poursuivi Mme
Marois. Comme Québécois, nous préférons nettement que la caisse s'investisse
et investisse davantage dans notre économie qu'elle ne le fait actuellement",
a ajouté la chef du Parti Québécois.

    Un débat sérieux s'impose

    "Il y a eu un dérapage évident au cours des dernières années,
particulièrement à la suite des changements à la loi adoptée par bâillon en
décembre 2004. Si l'on veut éviter de nouveau un tel recul pour le bas de
laine des Québécois, on ne peut expédier le problème pour quelques heures
seulement en commission parlementaire. Il faut faire toute la lumière sur ce
qui s'est vraiment passé. Jean Charest ne peut s'en laver les mains, d'autant
plus qu'on sait que la ministre des Finances parlait au président du conseil à
tous les jours durant la campagne électorale", a pour sa part indiqué le
député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de
développement économique et de finances, François Legault.
    Le Parti Québécois estime par ailleurs qu'un débat sérieux s'impose pour
recentrer la mission et le mandat de la caisse. "Les conséquences des pertes
annoncées aujourd'hui sont considérables pour tous les Québécois, sans
exception. Les déposants, que sont la CSST, la SAAQ, la Régie des rentes du
Québec, notamment, devraient venir en commission parlementaire nous expliquer
comment ils entendent agir maintenant. L'occasion est aussi donnée pour revoir
et recentrer la mission et la gouvernance de la caisse, évaluer la politique
de gestion du risque toujours tenue confidentielle, de même que les choix
d'investissements parfois douteux, a soutenu François Legault. Les 40 G$ ne
seront pas compensés par magie. Les mauvaises nouvelles viendront plus tard",
a-t-il ajouté.
    Le Parti Québécois demande au premier ministre Jean Charest de s'élever
un peu et d'accepter une vaste commission parlementaire pour un débat sérieux,
en profondeur, afin d'éviter de nouveau un tel dérapage. "Sans tomber dans le
protectionnisme, il faut maximiser le rôle des instruments économiques mis à
la disposition de l'Etat pour le développement économique du Québec, surtout
en période de crise économique. Il y a un déséquilibre évident entre le
rendement et le développement économique de notre nation. Nous sommes inquiets
de voir que les dirigeants du bas de laine des Québécois croient de moins en
moins à l'économie du Québec", a conclu Pauline Marois.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 643-2743


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