Perspectives économiques provinciales, par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs Mobilières Banque Laurentienne



    MONTREAL, le 20 juin /CNW Telbec/ - Sébastien Lavoie, économiste chez
Valeurs mobilières Banque Laurentienne, a dévoilé ce matin les perspectives
économiques provinciales pour 2008, 2009 et 2010.

    Un petit creux de vague pour l'économie du Québec en 2008

    Recherche Economique VMBL prévoit que l'économie québécoise progressera à
un rythme inférieur à sa vitesse de croisière habituelle en 2008 et 2009. La
croissance économique de 0,8 % et de 1,7 % est en deçà de la moyenne de 2,0 %
observée depuis 2001. Compte tenu de son grand degré d'ouverture aux échanges
commerciaux, l'économie québécoise subira les contrecoups du ralentissement
américain. Il faudra s'armer de patience, car l'économie américaine risque de
tourner au ralenti non seulement en 2008, mais également en 2009 en raison de
la déconfiture du marché de l'habitation, la perte de confiance des ménages et
l'étranglement du crédit.
    Même si 2008 marquera en quelque sorte le creux de la vague, le Québec
est loin d'être en récession. Le Québec a plusieurs cartes dans son jeu, ce
qui lui évitera une récession. L'allègement fiscal provincial sur le revenu et
la baisse de la TPS stimuleront les dépenses de ménages; le Québec continuera
d'être un grand chantier de construction en raison de plusieurs projets
d'investissements privés et publics; l'exploration va bon train pour les
secteurs minier et gazier; le secteur de l'agriculture semble en voie de
connaître une bonne année. Lorsque les choses tomberont en place pour
l'économie américaine en 2010, la belle province retrouvera son aplomb, avec
une croissance économique au-delà des 2 %.

    Le ralentissement économique nord-américain se fera sentir dans les
    autres provinces

    N'allez surtout pas croire que le Québec fait bande à part, bien au
contraire. Ailleurs au pays, l'expansion économique sera également plus
modérée cette année, même dans l'Ouest. Selon Recherche Economique VMBL, le
Québec performera beaucoup mieux que son voisin de l'Ontario, où le dérapage
de l'industrie automobile frappe fort. L'expansion économique en Ontario sera
de loin la plus faible au pays en 2008, tout près du point neutre.
    C'est un secret de polichinelle, l'économie du Québec ne performe pas
aussi bien que celle de l'Ouest du pays, riche en ressources naturelles de
toutes sortes. 2008, 2009 et même 2010 ne feront pas exception à la règle. En
Alberta, l'activité dans le forage baisse en raison du nouveau régime de
redevances. Pour la première fois depuis 2002, la croissance économique
albertaine sera inférieure à 2,5 %. L'ébullition extrême de la province semble
bel et bien terminée. L'Alberta laissera donc sa place à la Saskatchewan comme
chef de file, dont la croissance économique avoisinera 3,0 %. "Saskaboom" est
l'attraction de l'heure dans l'Ouest. En plus du pétrole, la province est un
important producteur mondial de potasse et d'uranium. Leader mondial dans la
production de blé et d'orge, la Saskatchewan est aussi de loin la province en
meilleure posture pour profiter du boom du prix des céréales. Le secteur de
l'agriculture au Manitoba tirera également son épingle du jeu. Plus à l'Ouest,
la Colombie-Britannique profite des entreprises qui se lancent à la recherche
de nouveaux sites d'exploitation de gaz naturel. Il reste à voir si ces
explorations mèneront à des projets d'investissements d'ici quelques années,
la clé pour engendrer un boom économique régional.
    Dans l'Atlantique, les choses vont plutôt bien pour le nouveau cousin
riche du Canada, Terre-Neuve - Labrador, qui ne recevra plus de paiements de
péréquation très bientôt en raison du boom pétrolier. L'annonce prochaine d'un
accord avec Ottawa au sujet des revenus énergétiques extracôtiers pourrait
aider la situation économique et fiscale de la Nouvelle-Ecosse. La croissance
économique sera modeste en Nouvelle-Ecosse et à l'Ile-du-Prince-Edouard, même
si ces deux provinces maritimes sont relativement moins connectées aux aléas
économiques américains. Le rapport complet est disponible sur le site Internet
à l'adresse suivante : http://www.vmbl.ca/RechercheEconomique.

    A propos de la Banque Laurentienne

    La Banque Laurentienne du Canada est une institution bancaire dont les
activités s'étendent à l'échelle du Canada. Elle offre à ses clientèles tout
un éventail de services financiers diversifiés et se distingue grâce à
l'excellence de son service et son accessibilité. La Banque dessert ainsi les
particuliers et les petites et moyennes entreprises, et elle offre également
ses produits à un vaste réseau de conseillers financiers indépendants par
l'entremise de B2B Trust. Elle offre aussi des services de courtage de plein
exercice par l'intermédiaire de sa filiale Valeurs mobilières Banque
Laurentienne.
    La Banque Laurentienne du Canada est solidement implantée au Québec, où
elle exploite le troisième plus important réseau de succursales. Ailleurs au
Canada, la Banque détient une position de choix dans certains segments de
marché spécifiques. La Banque Laurentienne du Canada gère un actif au bilan de
plus de 18 milliards $, de même que des actifs administrés de plus de
15 milliards $. Fondée en 1846, elle compte aujourd'hui près de 3 400
employés.




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Renseignements: Manon Stébenne, Directrice principale, Médias et
relations publiques, (514) 284-4500, poste 8232,
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