Perspectives économiques provinciales 2008-09, par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne



    MONTREAL, le 10 janv. /CNW Telbec/ - Sébastien Lavoie, économiste chez
Valeurs mobilières Banque Laurentienne, a dévoilé ce matin les perspectives
économiques provinciales pour 2008-09. Le rapport complet est disponible sur
le site Internet à l'adresse suivante:
    http://www.vmbl.ca/RechercheEconomique

    Ralentissement économique pour la plupart des provinces en 2008

    En 2008, l'économie canadienne fait face à des défis importants : prix de
l'énergie plus élevé, un dollar canadien fort, une demande intérieure
américaine faible et une volatilité accrue sur les marchés financiers. Selon
nous, le ralentissement économique continuera et se fera sentir dans la
plupart des provinces.
    Malgré quelques signes de ralentissement, l'Ouest canadien dominera
encore en 2008. En Colombie-Britannique, l'économie devrait croître d'au moins
3 % par an d'ici les Jeux olympiques d'hiver de 2010. L'investissement et les
dépenses de consommation robustes compenseront pour la détérioration du
secteur de l'habitation américain. En Alberta, la décision d'accroître les
redevances sur l'énergie de 20 % d'ici 2010 amènera les compagnies pétrolières
à réduire leurs investissements. Néanmoins, le fait que la croissance
économique ralentira à 3 % en 2008 n'est pas une si mauvaise chose en soi, car
cette modération permettra aux Albertains de reprendre leur souffle. La
Saskatchewan et le Manitoba devraient tirer leur épingle du jeu avec une
croissance respectable de 2,5 %-3,0 %, soit légèrement au-dessus de la moyenne
nationale de 2,3 %. Le redressement démographique en Saskatchewan et les prix
élevés des matières premières devraient continuer à porter fruit. L'économie
diversifiée du Manitoba et d'importants investissements permettront à la
province de connaître une autre bonne année.
    Dans le centre du pays, c'est un peu le même disque qui tourne. Les
économies manufacturières de l'Ontario et du Québec, qui représentent environ
60 % de l'économie canadienne, continueront de progresser modestement.
L'économie québécoise croît près de 2 % depuis 2001 et rien ne nous laisse
croire que cette tendance changera drastiquement en 2008. La demande
intérieure devrait bien se porter en raison de la hausse du revenu et de
baisses d'impôts.
    Toutefois, la correction manufacturière persistera en tandem avec le
huard fort et la faiblesse de l'économie américaine, entraînant d'autres
pertes d'emploi. Les Ontariens ont aussi connu des jours meilleurs. Pour la
toute première fois en 2007, il est relativement plus difficile de dénicher un
emploi en Ontario que dans le reste du pays. Pour 2008, des perspectives
plutôt sombres pour la vente de véhicules automobiles et la détérioration du
marché du logement au sud de la frontière pèseront lourd sur les secteurs
automobile et forestier. De plus, l'activité résidentielle et les dépenses de
consommation devraient sous-performer la moyenne nationale.
    Dans l'Atlantique, la croissance économique sera modeste dans l'ensemble,
mais variera quelque peu d'une province à l'autre. Après avoir connu une bonne
année 2007 en raison d'un bond dans la production de pétrole, l'expansion
économique à Terre-Neuve et Labrador sera très timide en 2008 en raison du
déclin de la population et de perspectives moins encourageantes sur le marché
du travail. A l'Ile du Prince Edouard, l'économie devrait également progresser
de moins de 2 % cette année. En Nouvelle-Ecosse, la performance devrait être
respectable bien qu'en dessous de la moyenne nationale. Des négociations
fructueuses avec Ottawa au sujet des revenus énergétiques extracôtiers
pourraient aider la situation économique et fiscale de la Nouvelle-Ecosse à
plus long terme. Finalement, c'est le Nouveau-Brunswick qui devrait terminer
au premier rang des provinces de l'Atlantique en 2008 en raison de la vigueur
de l'investissement non résidentiel.

    La santé financière des provinces perdra un peu de lustre

    Depuis quelques années, la bonne performance de l'économie canadienne a
permis aux provinces d'accroître leurs recettes, d'enregistrer des surplus
budgétaires, de réduire le fardeau de la dette et d'améliorer leurs cotes de
crédit. Toutefois, la situation budgétaire des provinces devrait perdre un peu
de lustre compte tenu du ralentissement économique. Pour l'exercice fiscal en
cours, le surplus combiné des provinces devrait être le plus faible des quatre
dernières années, soit 7 milliards de dollars. Encore une fois, les résultats
budgétaires varient beaucoup d'un océan à l'autre. Les gouvernements
provinciaux dans l'Ouest canadien enregistrent de bons surplus alors que dans
le centre du pays et l'Atlantique, atteindre l'équilibre budgétaire demande
beaucoup plus de discipline.
    Les ministres des finances préparent présentement le terrain pour la
saison des budgets 2008. Compte tenu du ralentissement économique, l'année
fiscale 2008-09 sera tout un défi à relever. Cela dit, il est très improbable
que les provinces retournent en territoire déficitaire comme dans le passé.
Compte tenu de la montée des sommes allouées en infrastructures et en santé,
certaines provinces pourraient devoir freiner quelque peu la croissance des
dépenses dans d'autres départements pour assurer l'équilibre budgétaire.
Quelques entreprises bénéficieront d'allègements fiscaux déjà annoncés, tels
les plans d'aide au secteur manufacturier des gouvernements du Québec et de
l'Ontario. Les particuliers ne devraient pas s'attendre à de nouvelles baisses
d'impôts. La réduction de la dette des provinces ne devrait pas être majeure
en raison de surplus budgétaires plus minces. Par contre, les politiques
environnementales pourraient bien voler la vedette en 2008.

    A propos de la Banque Laurentienne

    La Banque Laurentienne est une institution bancaire oeuvrant à travers le
Canada qui offre des services financiers diversifiés à ses clients. Se
démarquant par l'excellence de son service, sa simplicité et sa proximité,
elle dessert les particuliers, ainsi que les petites et moyennes entreprises.
Elle offre aussi ses produits à un vaste réseau externe d'intermédiaires
financiers indépendants, par l'entremise de B2B Trust, de même que des
services de courtage en valeurs mobilières via Valeurs mobilières Banque
Laurentienne.
    La Banque Laurentienne est solidement implantée au Québec avec le
troisième plus important réseau de succursales. Ailleurs au Canada, elle
intervient dans des secteurs ciblés où elle occupe une position enviable. La
Banque Laurentienne gère un actif au bilan de près de 18 milliards de dollars,
de même que des actifs administrés de plus de 15 milliards de dollars. Fondée
en 1846, elle compte quelque 3 300 employés.




Renseignements :

Renseignements: Gladys Caron, Vice-présidente, Affaires publiques,
communications et relations avec les investisseurs, Bureau: (514) 284-4500,
poste 7511, Cellulaire: (514) 893-3963, gladys.caron@banquelaurentienne.ca

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