Perspectives Economiques 2008 de la Banque Laurentienne



    MONTREAL, le 21 déc. /CNW Telbec/ - Carlos Leitao, économiste en chef et
stratège a dévoilé ce matin ses perspectives économiques pour l'année 2008.

    Mise à jour des prévisions pour le Canada : risques prépondérants
    nettement à la baisse; réductions de taux additionnelles
    Par Carlos Leitao

    L'économie canadienne en 2008 est placée devant bon nombre des mêmes
défis qu'en 2006 et 2007, mais ils sont aggravés par des prix de l'énergie
beaucoup plus élevés, un dollar canadien plus fort, une demande intérieure
américaine plus faible et une préoccupante volatilité des marchés financiers.
Les économies du Québec et de l'Ontario, avec leurs importants secteurs
manufacturiers axés sur l'exportation, trouveront l'environnement de 2008 plus
difficile que celui des deux années précédentes. D'un autre côté, les
économies de l'Ouest canadien, orientées vers les ressources, continueront de
bénéficier d'une robuste demande mondiale de ressources naturelles.

    Le ralentissement de la demande américaine ébranle les perspectives de
    croissance au Canada jusqu'au milieu de 2008

    Après avoir commencé 2007 sur le bon pied, l'activité économique au
Canada s'est graduellement essoufflée. A mesure que le dollar canadien
dépassait la parité avec son homologue américain après septembre 2007, et que
la demande intérieure américaine ralentissait, les difficultés des
exportateurs se sont intensifiées. Au pays, la conjoncture générale est
cependant restée solide malgré un léger resserrement du crédit. Ce
resserrement découle de la perte de confiance des investisseurs dans l'achat
de papier commercial adossé à des actifs (PCAA) liées, en partie, aux prêts à
risque élevé aux Etats-Unis. Le taux de chômage a encore atteint un niveau
plancher record de 5,9 % en novembre 2007 et la croissance du revenu personnel
s'est accélérée. Par conséquent, les dépenses des ménages sont restées le
principal moteur de l'économie; l'activité du marché domiciliaire a également
été solide. Les entreprises ont continué de profiter d'une baisse des prix à
l'importation, mais l'investissement est demeuré relativement modeste. Tout
bien considéré, nous estimons que le PIB réel du Canada aura progressé d'un
taux annualisé de 2 % au second semestre de 2007, ce qui portera à 2,5 % la
croissance pour l'ensemble de l'année.

    La croissance économique devrait s'accélérer au second semestre de 2008

    Pour l'année 2008, nous prévoyons un niveau moyen de croissance
économique légèrement inférieur, soit 2,2 %. Néanmoins, contrairement à 2007,
la croissance économique devrait démarrer lentement et s'accélérer modérément
au second semestre lorsque le ralentissement de la consommation aux Etats-Unis
aura atteint son creux et que le stress des marchés financiers se dissipera.
La production réelle devrait augmenter de 2,0 % annualisé au premier semestre
de 2008, avant de reprendre quelque peu au second semestre (2,4 %) et en 2009
(2,6 %). De plus, nous prévoyons que le huard redescendra sous la parité avant
le milieu de 2008 sous l'influence d'un recul des prix du brut, d'un
refroidissement de l'inflation, de la baisse de l'excédent sur marchandises et
de modestes réductions de taux par la Banque du Canada au début de 2008. Notre
prévision cible pour la fin de 2008 est 97.5 cents US.
    Les études empiriques indiquent que l'économie n'accuse la pleine
incidence des variations des devises qui ne sont ressenties qu'après un an à
un an et demi plus tard. Ce qui implique que les exportateurs n'ont encore
pleinement "digéré" la hausse du dollar canadien au niveau de 85 à 90 cents
US, soit celui qui prévalait entre le milieu et la fin de 2006. La correction
du secteur manufacturier s'intensifiera donc de façon marquée pendant la
première moitié de 2008 avec de nouvelles pertes d'emplois et de nouveaux
stress financiers. Tandis que les manufacturiers portent le plus gros du
fardeau, les exportateurs de matériaux, d'énergie et de biens agricoles
devraient voir leurs activités augmenter modérément. Tout bien pesé, nous
estimons que le volume des exportations croîtra de moins de 2 %. En même
temps, les importations sont en passe d'augmenter au rythme solide de près de
5 %, grâce à une robuste demande intérieure. Par conséquent, les exportations
nettes - soit la différence entre les exportations et les importations -
devraient grandement freiner la croissance économique.
    Du côté positif, cependant, les taux d'intérêt devraient rester faibles
et le marché du travail devrait continuer d'afficher une performance
raisonnablement bonne, les gains des secteurs de services compensant les
pertes du secteur manufacturier. La création d'emplois totale devrait ralentir
comparativement au rythme chargé à bloc de 2007, mais restera positive
parallèlement à une solide croissance des salaires. Enfin, le Canada adoptera
une politique budgétaire expansionniste en 2008, par les coupures de l'impôt
sur le revenu et des taxes à la consommation annoncées par le gouvernement
fédéral, aidant davantage à la transition et permettant à la demande
intérieure de demeurer robuste.

    Réductions des taux d'intérêt au début de 2008

    Avec un tel scénario économique modéré, la Banque du Canada devrait
maintenir le taux de financement à un jour stable à 4,25 % durant presque
toute l'année. Néanmoins, compte tenu de l'incertitude renouvelée à propos des
perspectives économiques à court terme au sud de la frontière, découlant
principalement de l'intensification de la correction du marché résidentiel,
ainsi que des nombreuses turbulences des marchés financiers mondiaux, notre
banque centrale pourrait sentir le besoin de réduire davantage les taux en
début d'année. De plus, les réductions massives consenties par les détaillants
canadiens afin de rétrécir l'écart avec les prix en cours aux Etats-Unis fera
baisser l'inflation sous le taux cible de 2 % au premiers semestre de 2008.
Dans ce contexte, la Banque du Canada a une certaine latitude en matière de
coupures. Nous prévoyons que le taux de financement à un jour chutera de
25 points de base à 4,00 % au début de 2008. Des réductions additionnelles
pourraient avoir lieu si les marchés financiers demeurent turbulents. Cela
dit, ces coupures possibles devraient être rapidement inversées une fois que
les conditions des marchés financiers se seront améliorées et que le
ralentissement de la consommation aux Etats-Unis aura atteint son niveau le
plus bas. En effet, nous nous attendons à ce la banque centrale du Canada
ramène rapidement le taux de financement à un jour à un niveau plus neutre
dans la fourchette de 4,50 % à 5,00 % en 2009.




Renseignements :

Renseignements: Gladys Caron, Vice-présidente, Affaires publiques,
communications et relations avec les investisseurs, Bureau: (514) 284-4500,
poste 7511, Cellulaire: (514) 893-3963

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