Perspectives 2008 de la CSQ - La lutte contre l'appauvrissement: la grande priorité de la CSQ pour 2008



    MONTREAL, le 23 déc. /CNW Telbec/ - A quelques jours de la nouvelle
année, le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), M. Réjean
Parent, interpelle les différents partis politiques, tant à Québec qu'à
Ottawa, pour qu'ils prennent conscience de l'appauvrissement grandissant des
Québécoises et des Québécois et de l'écart qui se creuse entre les plus riches
et les plus pauvres. De ce fait, il les presse de revenir à des politiques
sociales plus justes et plus solidaires.
    "Nous devons tous prendre conscience que l'appauvrissement dans une
société est la source de tous les maux. D'ailleurs, de nombreuses études
démontrent les impacts importants qu'engendre la pauvreté tant sur l'éducation
que sur la santé d'une population. Si nos gouvernements sont sincères
lorsqu'ils prétendent vouloir améliorer les chances de réussite des jeunes et
la santé des citoyens, ils doivent prioritairement s'attaquer à réduire les
inégalités sociales qui s'aggravent au Québec", soutient le président de la
CSQ, à l'occasion de la présentation des dossiers prioritaires de la Centrale
pour l'année 2008.

    Des phénomènes sociaux inquiétants

    "Le portrait est inquiétant, entre autres, la crise frappe de plein fouet
plusieurs secteurs traditionnels de notre économie, dont les secteurs
forestier et manufacturier. Ce sont par dizaine de milliers que des
travailleuses et des travailleurs ont perdu leur emploi, lesquels étaient bien
rémunérés, au cours des dernières années et la situation est loin de
s'améliorer. En parallèle, une grande part des emplois créés sont à statut
précaire, ce qui est loin de compenser les pertes, malgré les statistiques que
se plaisent à brandir les politiciens", dénonce M. Réjean Parent.

    Des drames qui fragilisent la population

    Le président de la CSQ se dit d'autant plus inquiet que ces drames
économiques fragilisent sérieusement les familles qui les vivent, sur le plan
de l'éducation, en modifiant directement la capacité de réussite scolaire des
enfants, et sur le plan de la santé, en accroissant les risques de maladie
chez celles et ceux qui vivent cette insécurité économique.
    "Non seulement nos gouvernements sont impuissants à créer un
environnement socioéconomique plus favorable pour améliorer l'éducation et la
santé des citoyens québécois, mais en plus, ils aggravent la situation en
maintenant dans des conditions de travail inacceptables celles et ceux qui
oeuvrent dans ces services publics. Mais le gouvernement Charest s'entête à ne
rien faire pour corriger la situation malgré les récentes décisions, qui l'ont
blâmé sévèrement, et qui le confirment, particulièrement, la condamnation des
lois 7 et 8 par le Bureau international du travail et le jugement rendu sur la
loi 30 porté en appel", constate Rejean Parent.

    Une privatisation de droite qui aggravera la situation

    De plus, à la lumière des récentes orientations financières du
gouvernement Charest, ces conditions de travail risquent de se détériorer
davantage. En effet, avec l'augmentation prévue des dépenses de 3,5 % pour
l'année prochaine, les prévisions budgétaires semblent nettement insuffisantes
pour satisfaire les besoins des services publics soit la santé, l'éducation et
les programmes sociaux. Il est évident que ces besoins ne peuvent être
satisfaits sans l'ajout de nouvelles sources de financement.
    "Malheureusement, plutôt que de prendre cette direction essentielle, le
gouvernement Charest envisage, sous l'influence néfaste de groupes d'intérêts
de droite et d'une opposition officielle adéquiste, des projets de
privatisation des services publics, particulièrement en santé et en éducation,
qui ne feront qu'accentuer l'exclusion sociale. La privatisation, que ce soit
en santé ou en éducation, signifie la création de deux systèmes parallèles et,
par le fait même, de deux classes de citoyens, dans lesquels la qualité et
l'accessibilité des services que l'on reçoit dépendent directement de la
capacité de payer", déplore le président de la CSQ.

    Les dossiers prioritaires CSQ pour 2008

    Pour sa part, durant la prochaine année, la CSQ prendra les moyens
nécessaires pour convaincre nos gouvernements de la nécessité de changer de
cap. Voici les dossiers prioritaires qui seront au centre de son action et de
ses interventions :

    
    - Campagnes de consultation et d'information en éducation, en santé et
      dans les services publics ;
    - Lutte contre la privatisation de notre système de santé et d'éducation;
    - Attraction et rétention du personnel dans les services publics pour
      contrer la pénurie ;
    - Participation au forum sur la démocratie et la gouvernance des
      commissions scolaires ;
    - Défense et promotion de la langue française;
    - Laicisation du système scolaire ;
    - Poursuite des contestations juridiques contre les lois 142, 7 et 8 ;
    - Lutte contre la violence à l'école ;
    - Renforcement de la solidarité syndicale.
    

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public, la grande majorité dans le secteur de l'éducation. Elle est
présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services
de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des
communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse, CSQ, cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net


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