Pérou - Un journaliste, spécialisé dans les enquêtes sensibles, menacé de mort: Reporters sans frontières appelle à explorer toutes les pistes



    MONTREAL, le 19 sept. /CNW Telbec/ - Reporters sans frontières appelle
les autorités à la plus grande vigilance concernant le sort d'Américo
Zambrano, de la revue hebdomadaire Caretas, cible de menaces de mort à
répétition depuis le 9 septembre 2008. Ces "avertissements" apparaissent liés
à de récentes révélations de ce jeune journaliste, âgé de trente ans, sur des
liens présumés entre la puissante famille Sanchez Paredes et les cartels
mexicains de la drogue. Spécialiste des enquêtes sensibles, Américo Zambrano a
fait état, durant la même période, d'une affaire de corruption au sein du haut
commandement de l'armée.
    "La situation d'Américo Zambrano semble prise au sérieux au plus haut de
la hiérarchie policière et nous nous en félicitons. Néanmoins, nous appelons
les autorités à ne négliger aucune des pistes pouvant expliquer les menaces
dont il est la cible, en particulier l'affaire qu'il a révélée, touchant à
d'importants cadres de l'armée. Nous exprimons également notre soutien à
Américo Zambrano et à sa rédaction, tout en espérant que l'enquête aboutira
rapidement", a déclaré Reporters sans frontières.
    Vivant et travaillant à Lima, Américo Zambrano a confié à Reporters sans
frontières avoir reçu la dernière menace téléphonique le 15 septembre 2008.
"Meurs, maudit !", lui a lancé une voix masculine, la même - selon le
journaliste - que celle entendue lors des précédents appels. La veille,
l'interlocuteur lui a demandé s'il "aimait se promener", suggérant qu'Américo
Zambrano était suivi. Dans la nuit du 11 septembre, le journaliste a retrouvé
son chien mort empoisonné à l'entrée de sa résidence.
    Américo Zambrano a été gratifié d'un prix international décerné par
l'Institut Presse et Société (IPYS, organisation continentale de défense de la
liberté de la presse, dont le siège est à Lima) pour son enquête sur les
connexions présumées entre la famille Sanchez Paredes et les cartels mexicains
de la drogue. Le journaliste soupçonne fortement que les menaces proviennent
de ce clan, dont les représentants ont d'ailleurs porté plainte contre lui
pour "escroquerie". Une autre enquête sur une affaire de corruption d'où
ressort le nom d'Edwin Donayre, commandant général de l'armée péruvienne,
pourrait également être à l'origine de cette stratégie d'intimidation.
    Le général Octavio Salazar, chef de la police au niveau national, a
promis en personne à Américo Zambrano qu'une enquête allait être ouverte. La
police a semblé privilégier davantage la piste des narcotrafiquants. Le
journaliste et le directeur de Caretas, Marco Zileri, devaient déposer plainte
durant la semaine.




Renseignements :

Renseignements: Katherine Borlongan, Directrice générale, Reporters sans
frontières Canada, (514) 521-4111, rsfcanada@rsf.org

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