Palmarès des écoles secondaires - Un exercice stérile



    MONTREAL, le 19 sept. /CNW Telbec/ - L'Alliance des professeures et
professeurs de Montréal dénonce l'exercice stérile de l'Institut Fraser qui
diffuse à nouveau un palmarès des écoles secondaires sur la base de données
parcellaires.
    Les quelques changements apportés à la confection du palmarès (distinguer
les écoles privées et publiques) ne rendent pas le classement plus vertueux.
"L'approche comptable de l'Institut Fraser qui prend les chiffres qui servent
ses objectifs pour dresser une liste des meilleurs et des pires dans un esprit
marchand de compétition n'aide en rien le système scolaire. Ce n'est ni une
question de rendement ni de choix, mais de cibler les besoins prioritaires.
L'école commune, l'école de quartier doit répondre aux besoins et au profil
des élèves du quartier", de commenter Nathalie Morel, présidente de l'Alliance
des professeures et professeurs de Montréal. "Nous croyons que le principe
d'égalité des chances de réussite doit être l'assise du système scolaire. Nous
ne sommes pas les seuls, la Commission des Etats généraux sur l'éducation a
fait de l'égalité des chances de réussite sa priorité. Pour viser l'égalité
des chances, on doit accorder plus de ressources financières, matérielles et
humaines à celles et ceux qui ont de plus grandes difficultés, à celles et
ceux qui vivent dans une plus grande précarité économique ou qui doivent
surmonter les effets de divers problèmes sociaux sans compter que la
problématique déborde largement du cadre de l'école. La mobilisation des
ressources vers les milieux défavorisés aura certainement plus d'effets que le
dénigrement et l'humiliation publique d'une note de 0 sur 10", de poursuivre
la présidente de l'Alliance.
    La très grande majorité des intervenants scolaires admettent que le
profil socioéconomique d'un milieu a une incidence directe sur les chances de
réussite des élèves du quartier. L'Institut Fraser n'a jamais tenu compte de
la pondération de ces facteurs dans son palmarès. Pas plus que du nombre
d'élèves allophones ou en difficulté qui ne reçoivent pas de services
suffisants ou adéquats d'adaptation scolaire (orthopédagogie, psychoéducation,
orthophonie...).
    La population québécoise est en droit de réclamer, quelle que soit la
condition des élèves, que l'école de quartier puisse répondre à leurs besoins.
"Où qu'on soit au Québec, personne n'a besoin de magasiner son hôpital ou son
CLSC. Il devrait en être de même pour l'école. L'école publique de quartier
doit être la référence. Si on veut aller plus loin que cet exercice stérile de
palmarès, il faudra relancer le débat sur les subventions injustifiables de
fonds publics aux écoles privées et sur les programmes sélectifs basés sur la
performance scolaire des écoles publiques qui provoquent l'exode d'élèves sans
difficulté vers ces écoles, laissant ainsi tous les élèves en difficulté à
l'école de quartier. Si on donne une chance égale aux écoles de quartier, tous
les élèves auront une chance égale de réussir", de conclure Mme Morel.

    L'Alliance des professeures et professeurs de Montréal représente les
quelque 8000 enseignantes et enseignants des écoles de la Commission scolaire
de Montréal ainsi que le personnel de l'Ecole Peter Hall et du Centre
académique Fournier.




Renseignements :

Renseignements: Yves Parenteau, attaché de presse, (514) 910-3195;
(cellulaire); Source: Alliance des professeures et professeurs de Montréal


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