Pakistan - Au moins 160 professionnels des médias arrêtés dans la province du Sind lors de manifestations en faveur de la liberté de la presse



    MONTREAL, le 20 nov. /CNW Telbec/ - Reporters sans frontières demande la
libération immédiate des 160 journalistes arrêtés, le 20 novembre 2007, par la
police à Karachi et Hyderabad. L'organisation condamne les violences
policières exercées à l'encontre de professionnels des médias qui
manifestaient pacifiquement pour demander le respect de la liberté de la
presse dans le pays. Une vingtaine de journalistes ont également été arrêtés à
Hyderabad (Sind).
    "Alors que le gouvernement se targue d'avoir relâché des milliers de
militants politiques et avocats arrêtés depuis le 3 novembre, la police de
Karachi interpelle avec brutalité plus de cent soixante journalistes. L'état
d'urgence ne peut en rien justifier une violence gratuite qui nuit gravement à
l'image du Pakistan. Le président Pervez Musharraf doit donner des ordres
clairs pour que la liberté de la presse soit restaurée au plus vite", a
demandé Reporters sans frontières.
    Ces violences interviennent alors qu'une mission internationale, à
laquelle participe Reporters sans frontières, se trouve au Pakistan.
    Le 20 novembre 2007, des dizaines de policiers ont chargé à coups de
bâton une manifestation pacifique de professionnels des médias réunis devant
le Club de la presse de Karachi. Alors que les manifestants tentaient de
s'approcher de la résidence du gouverneur de la province, la police a attaqué
la foule, blessant au moins cinq journalistes, notamment un à la tête. Une
vingtaine de journalistes, dont Shamim-ur-Rehman, président de l'Union des
journalistes de Karachi, et Sabih Uddin Ghousi, président du club de la presse
de Karachi, ont été interpellés dans la rue. Fuyant les violences, au moins
140 manifestants se sont réfugiés dans les bâtiments du Club de la presse,
aussitôt encerclé par les forces de sécurité. Les manifestants ont été
interpellés lorsqu'ils sont sortis de l'immeuble.
    Selon l'Agence France-Presse, un officier de police a affirmé qu'il avait
reçu l'ordre d'utiliser la force contre les journalistes qui se rassemblaient
près de la résidence du gouverneur. Les manifestants chantaient des slogans
hostiles aux restrictions imposées par le président Pervez Musharraf à la
liberté de la presse. Un journaliste de Karachi, présent à la manifestation, a
confirmé à Reporters sans frontières que celle-ci était pacifique.
    Par ailleurs, Shoaib Bhutta, rédacteur en chef du journal en ourdou Daily
Tulou, a été arrêté à son bureau d'Islamabad, le 17 novembre, par un groupe de
huit personnes, apparemment membres des services secrets. Le journaliste a été
relâché le 19 en fin d'après-midi. Le même jour, des policiers en uniforme ont
saisi des ordinateurs du journal. Les équipements n'ont pas été rendus.
    Le journaliste a indiqué qu'il avait été arrêté sur ordre du chef du
gouvernement de la province du Pendjab et du chef de la police. Il a été
interrogé sur les raisons de ses critiques envers les autorités. Pendant sa
détention, il n'a pas été autorisé à dormir et il était enchaîné.




Renseignements :

Renseignements: Emily Jacquard, Directrice générale, Reporters sans
frontières Canada, (514) 521-4111, Cell: (514) 258-4208, Telec.: (514)
521-7771, rsfcanada@rsf.org

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