Octobre est le Mois de la sensibilisation au cancer du sein - La Société canadienne du cancer confirme le rôle de la mammographie comme méthode fiable pour détecter le cancer du sein et fait le point sur l'auto-examen des seins



    MONTREAL, le 26 sept. /CNW Telbec/ - Octobre est le Mois de la
Sensibilisation au cancer du sein et la Société canadienne du cancer veut
profiter de cette campagne pour sensibiliser les femmes à un changement de
message sur l'auto-examen des seins. Cette nouvelle recommandation de santé
tient compte de diverses données scientifiques des dernières années et vient
réaffirmer l'importance de la mammographie comme mode de dépistage du cancer
du sein.
    Plusieurs données probantes sur l'auto-examen des seins (AES) indiquent
que l'enseignement aux femmes de la pratique régulière de l'AES ne permet pas
de sauver des vies. Bien que l'AES n'est pas un mode de surveillance dangereux
en soi pour les femmes, l'analyse approfondie par la Société canadienne du
cancer de plusieurs études a permis de constater que le fait d'effectuer l'AES
d'une manière définie, une fois par mois, peut engendrer certains
inconvénients. Pour la Société, cela peut être dû à plusieurs raisons :

    
    - Plusieurs femmes ne pratiquent pas régulièrement l'AES et se sentent
      par la suite inutilement "coupables".
    - L'AES régulier peut engendrer un faux sentiment de sécurité chez
      certaines femmes. Du fait qu'elles pratiquent l'AES, ces femmes pensent
      qu'elles n'ont pas besoin de passer régulièrement des mammographies (si
      cette procédure est recommandée pour leur groupe d'âge ou en raison
      d'antécédents personnels ou familiaux).
    - L'AES régulier est associé à un taux élevé de faux résultats positifs;
      autrement dit, les patientes découvrent des masses qui ne sont pas
      cancéreuses. Cela est une source d'inquiétude inutile pour elles.
    - Le taux élevé de faux positifs engendre évidemment un plus grand nombre
      de tests de suivi non requis et parfois douloureux, par exemple des
      biopsies, qui à leur tour peuvent entraîner des effets secondaires
      telles que des cicatrices (dans le cas des biopsies).

    "Depuis toujours, nous encourageons les femmes à jouer un rôle actif en
rapport avec leur santé, a précisé Mme Suzanne Dubois, directrice générale de
la Société canadienne du cancer, Division du Québec. Bien que désormais nous
ne recommanderons plus l'auto-examen des seins comme mode de surveillance, il
demeure important que les femmes regardent et palpent leurs seins pour y
déceler des changements. La nouveauté c'est qu'elles n'auront pas à observer
une technique ou un calendrier précis pour ce faire."
    "Le message lancé ce matin par la Société canadienne du cancer aux femmes
est de bien connaître l'état de leurs seins afin de savoir ce qui est normal
pour elles et d'êtres attentives à d'éventuels changements. De nombreuses
femmes ont décelé elles-mêmes leur cancer, en grande partie parce qu'elles
savaient ce qui était habituel pour elles et nous les encourageons à
poursuivre dans cette même voie", a pour sa part déclaré Mme Line Lafantaisie,
coordonnatrice du Service d'information sur le cancer de la Société canadienne
du cancer.

    Dépistage, détection précoce et prévention du cancer du sein

    Grâce à un meilleur dépistage, effectué à plus grande échelle, et à la
détection précoce(1), et grâce aussi à des traitements plus efficaces, le taux
de mortalité normalisé selon l'âge pour le cancer du sein chez les Canadiennes
a chuté de 25 % depuis 1986. Les données actuelles montrent que le dépistage
systématique par la mammographie de même que l'examen clinique des seins - les
deux méthodes les plus fiables pour détecter le cancer du sein - contribuent
au recul du taux de mortalité.
    "Nous savons que le dépistage porte fruit, a dit Mme Lafantaisie. Il faut
continuer à identifier les obstacles au dépistage, et trouver moyen de les
surmonter. Plus les femmes participeront à des programmes organisés de
dépistage, moins elles seront emportées par le cancer du sein."
    La Société canadienne du cancer recommande ce qui suit :

    - Les femmes âgées de 50 à 69 ans devraient passer une mammographie tous
      les deux ans.
        - Si vous avez entre 40 et 49 ans, consultez votre médecin à propos
          de votre risque personnel de cancer du sein et discutez des
          avantages et inconvénients de la mammographie dans votre cas.
        - Si vous avez 70 ans ou plus, demandez à votre médecin ce qu'il vous
          conseille en matière de dépistage.
    - Si vous avez plus de 40 ans, passez un examen clinique des seins
      effectué par un professionnel de la santé qualifié au moins tous les
      deux ans.
    - Apprenez à connaître vos seins et signalez tout changement à votre
      médecin.

    "Plus de 50 % de tous les cas de cancer du sein sont diagnostiqués chez
des femmes âgées de 50 à 69 ans La mammographie demeure donc la pierre
angulaire du dépistage du cancer du sein chez les femmes de 50 à 69 ans;
l'examen clinique des seins bien effectué constitue un complément utile", a
ajouté Mme Lafantaisie.
    La Société invite aussi les femmes à prendre leur santé en main en jouant
un rôle actif afin de préserver la santé de leurs seins. Le cancer du sein
n'est pas attribuable à une seule cause, mais divers facteurs semblent
accroître le risque de développer la maladie. Les facteurs de risque suivants
ne signifient pas d'emblée qu'une femme sera atteinte du cancer du sein, mais
plutôt que ses probabilités d'en être atteinte sont plus élevées.
    La plupart des femmes qui développent un cancer du sein ne présentent
aucun facteur de risque particulier, à part celui d'être une femme et
d'avancer en âge (surtout après 50 ans). Parmi les autres facteurs de risque
possibles :

    - avoir déjà eu un cancer du sein;
    - des antécédents familiaux de cancer du sein (en particulier si la mère,
      une soeur ou une fille a été diagnostiquée avant la ménopause ou s'il y
      a présence de mutations héréditaires de certains gènes tels BRCA1 ou
      BRCA2);
    - des antécédents familiaux de cancer de l'ovaire;
    - une exposition plus élevée que la moyenne aux oestrogènes, des hormones
      produites naturellement par l'organisme, entre autres parce qu'une
      femme :
        - n'a jamais eu d'enfant ou a donné naissance à son premier enfant
          après l'âge de 30 ans;
        - a eu ses premières menstruations à un âge précoce;
        - a atteint la ménopause à un âge plus avancé que la moyenne;
        - a suivi une hormonothérapie substitutive (oestrogène et progestatif
          combinés) pendant plus de cinq ans;
    - des tissus mammaires denses (révélés en mammographie);
    - des biopsies antérieures démontrant certaines modifications mammaires,
      notamment un nombre croissant de cellules anormales non cancéreuses
      (hyperplasie atypique);
    - un traitement par radiothérapie à la poitrine (par exemple pour soigner
      un lymphome hodgkinien), en particulier avant l'âge de 30 ans.

    Certains autres facteurs viennent augmenter légèrement le risque de cancer
du sein. Le risque pourrait ainsi être un peu plus élevé si une femme :

    - souffre d'obésité (surtout après la ménopause);
    - consomme de l'alcool;
    - prend des contraceptifs oraux.

    Les chercheurs continuent de se pencher sur plusieurs autres facteurs de
risque possibles de cancer du sein, par exemple l'influence de l'alimentation
et de l'activité physique. Les autres facteurs à l'étude portent notamment sur
le tabagisme, plus particulièrement l'inhalation de fumée secondaire, et sur
l'exposition à certaines substances chimiques comme les BPC (biphényles
polychlorés).
    A cet égard, la Société note que la prévention demeure un excellent moyen
pour diminuer l'accroissement de l'incidence du cancer du sein(2). L'adoption
de saines habitudes de vie peut avoir des effets positifs sur la santé des
femmes et même réduire les risques de cancer du sein.

    Faits et statistiques sur le cancer du sein

    Le cancer du sein constitue le cancer le plus souvent diagnostiqué et la
deuxième cause de décès par cancer chez les femmes, après le cancer du poumon.
    En 2007, au Québec, on estime à 5 900 le nombre de femmes qui recevront un
diagnostic de cancer du sein (22 300 au Canada) et à 1 400 le nombre de celles
qui en mourront (5 300 au Canada).
    Une femme sur neuf risque de développer un cancer du sein au cours de sa
vie et une sur 27 d'en mourir. En dépit d'un déclin des taux de mortalité par
cancer du sein dans tous les groupes d'âge(3), le cancer du sein demeure la
cause de mortalité par cancer la plus répandue chez les femmes de moins de
50 ans (toutefois, il faut noter que le cancer du sein survient
majoritairement chez des femmes âgées de plus de 50 ans). Au Canada, la survie
relative à cinq ans est de 86 % pour ce cancer. Depuis 1999, le taux
d'incidence du cancer du sein est stable.

    La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à
caractère communautaire, dont la mission est l'éradication du cancer et
l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.
Pour, en savoir plus sur la santé des seins, le cancer du sein de même que son
dépistage, communiquez avec le Service d'information sur le cancer de la
Société canadienne du cancer au 1 888 939-3333 (accessible du lundi au
vendredi, entre 8 h et 20 h) ou visiez le www.cancer.ca.

    ---------------
    (1) Dans la plupart des cas, plus le cancer est détecté rapidement,
        meilleures sont les chances de survie. La détection précoce peut
        également permettre de diminuer la durée du traitement et de la
        convalescence.
    (2) Au moins 50 % des cancers seraient évitables grâce à de saines
        habitudes de vie et à la mise en place de politiques qui protègent la
        vie des Québécois et Québécoises.
    (3) Le taux de mortalité par cancer du sein chez les Canadiennes a chuté
        de 25 % depuis 1986.
    




Renseignements :

Renseignements: André Beaulieu, conseiller, relations publiques, Société
canadienne du cancer, Division du Québec, (514) 393-3444


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