Nouveau régime forestier - Consensus au Sommet : Un virage vert s'impose



    QUEBEC, le 12 déc. /CNW Telbec/ - Le mouvement environnemental québécois
a trouvé de nouveaux alliés lors du Sommet sur l'avenir du secteur forestier
québécois, où il a été question de mettre en oeuvre plusieurs recommandations
clés du rapport Coulombe. En effet, les participants du Sommet ont fait
consensus sur la nécessité d'accélérer l'établissement du réseau d'aires
protégées, de s'engager concrètement dans l'aménagement écosystémique et de
certifier le territoire forestier public.
    Au fil des discussions des derniers mois et lors du Sommet, les groupes
environnementaux ont constaté que plusieurs de leurs préoccupations étaient
partagées par les intervenants du milieu forestier et que plusieurs de leurs
pistes de solutions ont été accueillies favorablement.
    Les discussions sur les aires protégées démontrent à quel point la
perception a évolué au sein de la société civile et que l'établissement d'un
réseau d'aires protégées crédible à l'échelle internationale fait partie de la
solution pour le secteur forestier. Bien que l'ensemble des intervenants ne
soient pas encore prêts à s'engager envers la protection d'au moins 12 % de la
forêt boréale, conformément à nos engagements internationaux et au rapport
Coulombe, tous ont reconnu le besoin d'accélérer radicalement la cadence pour
attendre l'objectif de 8 % d'aires protégées avant la fin de l'année 2008 et
de bonifier ensuite le réseau afin de compléter les carences, tant pour la
représentativité des écosystèmes que pour les espèces menacées comme le
caribou forestier.
    L'aménagement écosystémique et la gestion intégrée des ressources ont
fait l'objet de nombreuses discussions entre les intervenants. Malgré les
divergences sur les modalités, les participants ont reconnu l'importance de
changer la planification et les pratiques sur le terrain pour mieux intégrer
l'ensemble des valeurs et des usages reliés à la forêt. Une panoplie de
mesures, notamment des projets pilotes, est proposée dans les différents
documents du Sommet afin que la forêt soit gérée comme un tout.
    La certification environnementale de l'industrie forestière s'est
également imposée comme un incontournable afin d'accéder aux marchés
internationaux. Plusieurs intervenants ont clairement démontré une préférence
pour la norme FSC (Forest Stewardship Council), car en ce moment, cette norme
est celle qui offre le plus de garanties pour un aménagement forestier
durable. Il a été demandé que le gouvernement réduise les obstacles et mette
en place des mesures incitatives pour favoriser l'implantation de la
certification sur le territoire québécois.
    A plusieurs reprises lors du Sommet, les groupes environnementaux ont eu
à se prononcer sur un concept d'aménagement intensif de la forêt, dont
l'objectif serait de doubler la valeur des produits de la forêt d'ici 25 ans.
Malgré l'aspect prometteur de ce concept, plusieurs questions fondamentales
méritent d'être éclaircies avant de pouvoir envisager certaines formes plus
"artificielles" de sylviculture. Notons que l'établissement du réseau d'aires
protégées et la mise en place de l'aménagement écosystémique représentent deux
conditions préalables à toute intensification de l'aménagement forestier. Dans
tous les cas, des balises claires et précises pour cette intensification
devront faire l'objet d'une consultation publique du BAPE avant de se lancer
dans pareille aventure.
    Le mouvement environnemental souhaite également un virage vers une
gestion forestière qui miserait davantage sur les objectifs que sur une
approche normative. Pourvu que l'indépendance des professionnels soit bien
entendu assurée et que l'imputabilité du ministre reste entière.
    En terminant, les groupes environnementaux demandent que le virage vert
réclamé par les participants à ce Sommet se matérialise, sans équivoque, dans
le Livre vert que promet d'ici quelques semaines le ministre des Ressources
naturelles et de la Faune. Ainsi, le nouveau régime forestier répondra plus
adéquatement aux différents enjeux liés à la conservation de la biodiversité.




Renseignements :

Renseignements: Mylène Bergeron, (418) 933-2031; Richard Desjardins,
Action boréale Abbitibi-Témiscamingue (ABAT); Mélissa Filion, Greenpeace,
(514) 581-8216; Mouvement Vert Mauricie, (819) 532-1717; Louis Bélanger,
membre du comité contenu, Nature Québec, (418) 933-2031; Henri Jacob,
Regroupement écologique de Val d'or et ses environs (REVE), (819) 825-1466
p.233; Daniel Groleau, membre du chantier Intensification de l'aménagement,
Regroupement national des Conseils régionaux en environnement (RNCREQ), (418)
480-7016; Maude Prud'homme, Réseau québécois des groupes écologistes, (514)
392-0096; Jean-François Gagnon, membre du chantier Aires protégées, Société
pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP), (514) 278-7627;
Jordane Roy-Leblanc, SOS Levasseur; Gaétane Boisseau, WWF-Canada, (514)
257-6126


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