"Nous invitons la Commission Bouchard-Taylor à souscrire à la recommandation principale de notre avis, comme la solution la plus probante pour répondre au mandat élargi qu'elle s'est donnée" - Patricia Rimok, présidente du Conseil des relations interculturelles



    MONTREAL, le 14 déc. /CNW Telbec/ - Dans le cadre de sa présentation
devant la Commission, madame Patricia Rimok, présidente du Conseil des
relations interculturelles, et messieurs Terry Tatasciore et Abderrahmane
Bénariba, membres du Conseil, ont présenté un résumé de l'Avis sur la prise en
compte et la gestion de la diversité ethnoculturelle. Ils ont demandé aux
commissaires d'appuyer la recommandation principale de cet avis de créer un
chantier sur la gestion de la diversité de la main d'oeuvre. Ils ont également
mentionné que le Conseil s'est inspiré de la Commission afin d'aller au-delà
des accommodements pour apporter des solutions efficaces et contribuer à
l'analyse de l'intégration de la diversité ethnoculturelle pour adhérer au
concept du vivre-ensemble.

    Mandat de la Commission versus l'objet de l'Avis

    Rappelons que le mandat au sens large de la Commission "consistait à voir
dans le débat sur les "accommodements raisonnables" le symptôme d'un problème
plus fondamental concernant le modèle d'intégration socioculturelle institué
au Québec depuis les années 1970. Cette perspective invitait à revenir sur
l'interculturalisme, l'immigration, la laicité et la thématique de l'identité
québécoise. C'est la voie que la Commission a choisi d'emprunter, dans le but
d'appréhender le problème à sa source et sous toutes ses facettes."
    Le décret gouvernemental qui a précédé la mise sur pied de la Commission
précisait ceci : " ATTENDU QUE l'intégration et la pleine participation des
citoyens à la vie collective constituent une priorité pour le gouvernement",
le Conseil considère que l'intégration de la diversité et sa participation au
patrimoine économique du Québec est une préoccupation importante.
    Fort d'un mandat confié par la ministre de l'Immigration et des
Communautés culturelles, il y a trois ans et demi, le Conseil a exploré avec
la contribution de chercheurs de renommée internationale et d'une centaine de
collaborateurs de divers horizons "des pistes d'intervention prioritaires qui
associeraient le gouvernement, les milieux d'affaires, la société civile, les
nouveaux arrivants ainsi que les membres des communautés" afin d'établir "les
principes de la diversité ethnoculturelle y incluant la gestion de la
diversité."
    "Cette approche et la profondeur de la recherche nous ont permis
d'aborder les modèles qui pourraient aider les gestionnaires de ressources
humaines à mieux gérer l'apport de la diversité", a mentionné madame Rimok.

    Réussir l'intégration

    L'immigration est souvent perçue comme un bassin où il est possible de
puiser des ressources importantes pour combler la pénurie de main-d'oeuvre
sectorielle comme dans le domaine de la santé, de l'éducation, du transport et
de l'agriculture.
    A ce titre, le Québec est en concurrence non seulement avec d'autres
provinces canadiennes mais aussi avec d'autres pays afin d'attirer et
conserver une main-d'oeuvre spécialisée, mais aussi des entreprises.
    "C'est pourquoi l'intégration est primordiale afin que les minorités
ethnoculturelles puissent participer pleinement à la vie sociale, économique,
politique et culturelle du Québec. Une intégration réussie favorise le
sentiment d'appartenance à la collectivité et contribue au vivre-ensemble", a
rappelé aux commissaires madame Rimok.
    L'intégration de la diversité ethnoculturelle passe avant tout par
l'intégration économique, parce que s'intégrer c'est aussi la fierté de
contribuer au patrimoine économique du Québec.

    L'emploi et les minorités ethnoculturelles

    La fonction publique québécoise est, pour le Conseil, un indicateur. En
mars 2006, les immigrants et les minorités visibles représentaient 2,9 % de
l'effectif régulier au sein de la fonction publique, les "anglophones" 0,7 %
et les autochtones 0,3 %, pour un total de 3,9 %. Or ces catégories
représentaient plus de 20 % de la population active.
    En 2006, on enregistre un taux de chômage de 6,3 % pour les personnes qui
sont nées au Québec. Celui des immigrants établis depuis moins de cinq ans est
de 17,8 %. Et le taux de chômage des immigrants établis depuis cinq à dix ans
est de 13,4 %.
    Tant en matière d'accès au marché du travail que de revenus, la situation
des immigrants s'est détériorée, si on la compare à celle de ceux qui ont été
admis au Canada avant le début des années 1980.
    "Pourtant les immigrants économiques sont généralement sélectionnés en
raison de leurs compétences et dans certains cas, la reconnaissance des acquis
est si complexe que le découragement s'installe, et finalement ils quittent le
Québec, leur terre d'accueil, pour d'autres provinces ou les Etats-Unis", a
renchéri Patricia Rimok.
    Si l'on ajoute à cela les préoccupations de sécurité intérieure, depuis
les attentats terroristes du 11 septembre 2001, le portrait devient encore
plus compliqué.

    La solution

    Le Conseil recommande au premier ministre du Québec de convier, dans les
meilleurs délais, les acteurs de l'Etat (représentants du gouvernement, de
l'opposition, des villes et régions), de la société civile (syndicats et
regroupements d'organismes) et du marché (des associations patronales et
sectorielles) à un mini-sommet sur la gestion intégrée de la diversité de la
main-d'oeuvre.
    Il s'agit d'obtenir l'adhésion de ceux qui sont responsables, de près ou
de loin, de la gestion des ressources humaines et de considérer ces dernières
comme un levier stratégique d'une nouvelle réalité, dont la diversité fait
partie intégrante.
    Il s'agit de répondre à des problèmes de recrutement de main-d'oeuvre
sectorielle, pour améliorer la performance des organisations et pour répondre
à des problèmes d'exclusion. Afin d'assurer le développement d'initiatives en
partenariat entre les acteurs de l'Etat, de la société civile et du marché
dans leur propre sphère, mais aussi entre elles, le Conseil recommande
fortement, lors du sommet, la création d'un chantier de la gestion intégrée de
la diversité de la main-d'oeuvre.
    "Un tel chantier contribuerait à encourager l'innovation sociale, par
l'inclusion socio-économique des diverses catégories sociales, mais aussi
l'innovation économique, à travers une meilleure utilisation des ressources
déjà en emploi. Il s'agit donc de faire appel aux capacités individuelles,
mais aussi collectives, afin d'assurer la prospérité économique du Québec,
sans oublier les principes de solidarité", a conclu madame Rimok.
    -%SU: SOC,LBR
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Renseignements :

Renseignements: P.S. L'avis est disponible à l'adresse suivante:
http://www.conseilinterculturel.gouv.qc.ca/; Luc Tremblay, Sogecom, (514)
235-0793; Source: Conseil des relations interculturelles

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