Nomination des nouveaux président et commissaires de la Commission de vérité et de réconciliation relative aux pensionnats indiens



    OTTAWA, le 10 juin /CNW Telbec/ - La Commission de vérité et de
réconciliation relative aux pensionnats indiens a le plaisir de recevoir
aujourd'hui la nomination de l'honorable juge Murray Sinclair, à titre de
président, et de Marie Wilson et du Chef Wilton Littlechild, à titre de
commissaires.
    Le juge Murray Sinclair, président, est membre de la Three Fires Society
et membre de troisième degré de la Société Midewiwin (Société de la Grande
Médecine) des Ojibway. Premier juge autochtone du Manitoba, le juge Sinclair
mettra au profit de la Commission l'expérience acquise durant les nombreuses
années qu'il a passées à défendre les droits des Autochtones, ainsi que de sa
profonde connaissance de la culture autochtone et de l'administration de la
justice.
    Le juge Sinclair a été nommé juge en chef adjoint de la Cour provinciale
du Manitoba en mars 1988 et à la Cour d'appel du Manitoba en janvier 2001. Peu
après sa nomination au poste de juge en chef adjoint de la Cour provinciale du
Manitoba en 1988, il a été nommé co-commissaire de l'Enquête publique sur
l'administration de la justice et les peuples autochtones, avec le juge en
chef adjoint A. C. Hamilton de la Cour d'appel du Manitoba.
    A titre d'éducatrice, de journaliste primée, de formatrice en
radiodiffusion, de directrice de programme et de cadre régionale, tant dans le
secteur de la radiodiffusion publique que dans la fonction publique, la
commissaire Marie Wilson a centré sa carrière sur la vie et le travail dans
des milieux interculturels au Canada comme à l'étranger. Parfaitement bilingue
(anglais et français), elle possède une vaste expérience du travail auprès
d'organisations autochtones, religieuses et politiques sur le plan des
opérations, de la direction et des politiques. Elle a aussi une grande
connaissance personnelle des séquelles des pensionnats indiens de par ses
liens familiaux et communautaires.
    Le Chef Wilton Littlechild, commissaire, vient du territoire des Cris de
Maskawacis visé par le Traité no 6. En 1976, il est devenu le premier Indien
d'une nation visée par un traité à obtenir un diplôme en droit de l'Université
de l'Alberta. Un avocat réputé, le Chef Littlechild est un ardent défenseur
des droits des peuples autochtones et un ancien élève des pensionnats indiens.
Il a organisé une coalition de nations autochtones qui ont demandé et obtenu
un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations
Unies. Il a été renommé par le président de ce comité pour représenter
l'Amérique du Nord, et il a terminé son deuxième et dernier mandat en tant que
représentant de l'Amérique du Nord auprès de l'Instance permanente sur les
questions autochtones des Nations Unies.
    Maintenant dûment constituée, la Commission entend entreprendre les
activités prévues dans son mandat le plus rapidement possible.

    La Commission a pour mandat d'informer les Canadiens sur ce qui s'est
passé dans les pensionnats indiens. Elle documentera les témoignages des
victimes, de leurs familles, de leurs collectivités et de toutes les personnes
touchées par l'expérience des pensionnats indiens. Le but de la Commission est
de guider et d'inspirer les peuples autochtones et les Canadiens tout au long
d'un processus de réconciliation et d'une relation renouvelée qui s'appuient
sur la compréhension et le respect.
    Durant son mandat de cinq ans, la Commission assemblera un dossier
historique détaillé, pour diffusion publique, sur les politiques et les
activités des anciens pensionnats indiens, les expériences qu'y ont vécues les
enfants et les souvenirs qu'en gardent les anciens employés.
    La Commission a été créée le 1er juin 2008.

    Document d'information ci-joint.

    
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                           Document d'information
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           COMMISSION DE VERITE ET DE RECONCILIATION RELATIVE AUX
                             PENSIONNATS INDIENS

    La Commission de vérité et de réconciliation relative aux pensionnats
indiens a été constituée le 1er juin 2008, et son mandat est de cinq ans.
    Mise sur pied dans le cadre de la Convention de règlement relative aux
pensionnats indiens, la Commission est un organisme indépendant chargé de
superviser le processus qui vise à permettre aux personnes touchées par les
séquelles du système des pensionnats indiens de partager leurs expériences
individuelles dans un environnement sûr et adapté à leur réalité culturelle.
    La Commission de vérité et de réconciliation du Canada se distingue des
autres commissions de ce genre créées ailleurs dans le monde par le fait que
son mandat est d'abord axé sur les expériences vécues par les enfants touchés.
De plus, la période sur laquelle elle doit se pencher s'étend sur plus de 100
ans, soit l'une des plus longues périodes jamais étudiées dans un tel
contexte. Enfin, la Commission est la première à être créée sur ordonnance
d'un tribunal. Ce dernier a donc un rôle permanent à jouer dans la mise sur
pied de la Commission et la supervision de ses travaux.

    Au cours des cinq années de son mandat, la Commission doit :

    - constituer un dossier historique exact et accessible au public sur les
      politiques et les activités des anciens pensionnats indiens, les
      expériences vécues par les anciens élèves et les souvenirs des employés
      de ces établissements;
    - produire un rapport public renfermant des recommandations à l'intention
      des parties à la Convention de règlement relatives aux pensionnats
      indiens;
    - organiser sept rencontres nationales dans les diverses régions du
      Canada afin de sensibiliser et d'informer le public au sujet des
      séquelles des pensionnats indiens et de leurs répercussions;
    - soutenir une initiative de commémoration qui permettra de financer des
      activités destinées à rendre hommage aux survivants des pensionnats
      indiens;
    - appuyer des événements communautaires conçus par les collectivités en
      vue de répondre à leurs besoins particuliers;
    - mettre sur pied un centre de recherche national qui deviendra une
      ressource permanente pour tous les Canadiens.
    - guider et inspirer les Autochtones et tous les Canadiens dans un
      processus de dévoilement de la vérité et de guérison menant à la
      réconciliation et à des rapports renouvelés fondés sur la compréhension
      et le respect mutuels.

    Survol historique

    Le système des pensionnats indiens a été créé dans les années 1870. La
politique qui a présidé à la création de ces établissements financés par
l'Etat et dirigés par des entités religieuses découlait d'une volonté de "tuer
l'indien dans l'enfant". Plus de 130 pensionnats indiens ont été mis sur pied
dans tout le pays, le dernier ayant fermé ses portes en 1996.
    Plus de 150 000 enfants métis, inuits et des Premières nations ont été
enlevés à leur famille et placés dans des pensionnats indiens. Bon nombre se
sont vu interdire de parler leur langue et de vivre selon leur culture.
Aujourd'hui, on estime à 80 000 le nombre d'anciens pensionnaires qui sont
toujours en vie.
    Si certains anciens élèves des pensionnats indiens ont vécu une expérience
positive dans ces établissements, bon nombre d'entre eux ont été victimes de
violence psychologique, physique et sexuelle, tandis que d'autres y sont
morts. Non traités, les traumatismes subis par les anciens pensionnaires ont
laissé des séquelles qui se transmettent de génération en génération.
    Dans le rapport final de la Commission royale sur les peuples autochtones
(CRPA) de 1996, on reconnaissait que les personnes touchées par les séquelles
du système des pensionnats indiens devaient pouvoir raconter leur vécu,
retrouver leur dignité, se souvenir de leurs expériences, exprimer leur peine
et leur colère et être entendues avec respect.
    A la suite de ce rapport, le plan d'action du Canada pour les questions
autochtones intitulé Rassembler nos forces a été rendu public. Il comportait
une déclaration de réconciliation dans laquelle on reconnaissait le rôle joué
par le gouvernement du Canada dans la création et l'administration des
pensionnats indiens.
    En 2001, on a créé le Bureau du Canada sur le règlement des questions des
pensionnats autochtones, organisme chargé de gérer et de régler les demandes
d'indemnisation liées aux pensionnats indiens et présentées au gouvernement
fédéral par les anciens pensionnaires. En 2004, la publication du Rapport sur
le plan de règlement des conflits du gouvernement du Canada qui vise à
indemniser les victimes de sévices infligés dans les pensionnats indiens par
l'Assemblée des Premières Nations a mené à des discussions visant un règlement
global, juste et durable pour les anciens élèves des pensionnats indiens. Il
en a résulté la signature d'une convention de règlement approuvée par toutes
les parties intéressées et mise en oeuvre le 19 septembre 2007.
    La Convention de règlement relative aux pensionnats indiens a été
approuvée par les tribunaux et est entrée en vigueur le 19 septembre 2007.
Elle prévoit des mesures individuelles et collectives destinées à compenser
les séquelles laissées par le système des pensionnats indiens, notamment :

    - le versement d'une somme en guise de "paiement d'expérience commune" à
      toutes les personnes admissibles qui ont vécu dans un pensionnat indien
      reconnu;
    - le processus d'évaluation indépendant pour les réclamations faites au
      titre de sévices sexuels et de mauvais traitements physiques graves;
    - la mise sur pied d'une commission de vérité et de réconciliation;
    - l'organisation d'activités commémoratives;
    - la prise de mesures visant à favoriser la guérison, notamment la
      création du Programme de soutien en santé et le financement de la
      Fondation autochtone de guérison.

    Le 11 juin 2008, le premier ministre, au nom du gouvernement du Canada, a
présenté à la Chambre des communes des excuses aux anciens pensionnaires, à
leurs familles et à leurs communautés. Plusieurs considèrent ce geste comme un
pas vers la réconciliation.
    Par son travail, la Commission continuera de faire avancer un processus de
vérité, de guérison et de réconciliation axé vers l'avenir.
    




Renseignements :

Renseignements: Kimberly Phillips, porte-parole de la Commission de
vérité et de réconciliation relative aux pensionnats indiens, (613) 219-5872;
Nancy Pine, (613) 316-5654

Profil de l'entreprise

COMMISSION DE VERITE ET DE RECONCILIATION

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