Nombre record de Canadiennes ménopausées en 2009 : le Canada met à jour les avis médicaux au sujet de la ménopause et de l'ostéoporose



    OTTAWA, le 22 janv. /CNW Telbec/ - Un groupe d'experts canadiens de
premier ordre dans les domaines de la santé des femmes et de la ménopause a
décidé de faire la lumière sur l'opinion populaire qui veut que
l'hormonothérapie (HT) fasse plus de mal que de bien. En effet, ces experts
ont en main de nouvelles données probantes à l'intention du nombre croissant
de femmes qui présentent des symptômes de ménopause ou de postménopause. De
nouvelles directives cliniques et des données de recherche mises à jour sur la
ménopause et l'ostéoporose, commandées par la Société des obstétriciens et
gynécologues du Canada (SOGC), viennent d'être publiées dans le numéro de
janvier du Journal d'obstétrique et gynécologie du Canada (JOGC).
    "Nous nous devions de faire ressortir les faits, de manière à pouvoir
offrir des conseils de qualité, fondés sur des données probantes, aux femmes
et à leurs fournisseurs de soins. Cela est particulièrement important lorsque
l'on considère la confusion et les renseignements contradictoires qui ont
libre cours au sujet de l'hormonothérapie", indique le Dr Robert Reid,
professeur d'obstétrique-gynécologie, directeur de la division
d'endocrinologie de la reproduction et infertilité de l'Université Queen's de
Kingston, en Ontario, et auteur principal de la mise à jour. "Ce ne sont pas
toutes les femmes qui doivent recourir à l'HT; cependant, bon nombre de femmes
qui présentent des symptômes entraînant des difficultés n'ont pas osé se
prévaloir de cette option en raison d'une mauvaise compréhension des
véritables risques qui y sont associés."
    La SOGC a commandé cette mise à jour en vue de passer en revue les
progrès sur le plan clinique et de la recherche qui ont été réalisés depuis la
publication de la Conférence canadienne de consensus sur la ménopause de 2006,
ainsi que d'aborder certains des mythes et des incompréhensions qui perdurent
à la suite d'analyses et de rapports publiés antérieurement au sujet des
données de recherche obtenues en 2002 dans le cadre de la Women's Health
Initiative (WHI). Selon le groupe d'experts, le monde de la recherche a depuis
mis les résultats de la WHI en contexte, ce qui permet de mieux les
comprendre. De nouvelles recherches, ainsi qu'une nouvelle analyse des données
de la WHI, montrent que les connaissances au sujet de la ménopause et de sa
prise en charge se sont accrues considérablement au cours des sept dernières
années.
    "Malheureusement, l'étude réalisée dans le cadre de la WHI a fait
craindre que le recours de courte durée à l'HT pour le traitement des
symptômes ménopausiques fasse augmenter les risques de cancer du sein",
poursuit le Dr Reid. "Nous savons aujourd'hui que les craintes à cet égard
sont sans fondement, et qu'elles découlent d'un point de vue trompeur
relativement à l'influence qu'a l'HT sur le cancer du sein". Le groupe
d'experts recommande donc aux fournisseurs de soins de voir l'HT comme une
option viable et sûre pour bon nombre de femmes, pourvu qu'elle soit mise en
oeuvre au début de la ménopause et qu'elle serve, à court terme, à soulager
des symptômes occasionnant des difficultés (p. ex. bouffées de chaleur).
    Dans le cadre de la mise à jour, le groupe d'experts a passé au peigne
fin les données de recherche de la WHI et d'autres études publiées depuis
2002. Les auteurs de la mise à jour ont passé en revue des données de
recherche montrant l'effet positif de la modification du mode de vie pour
maîtriser certains symptômes ménopausiques entraînant des difficultés, de
nouveaux renseignements quant à l'évaluation du risque d'ostéoporose, et
l'effet que la ménopause peut avoir sur les maladies cardiovasculaires et sur
les fonctions cognitives.
    Par ailleurs, le groupe d'experts s'est aussi penché sur les données
d'origine inquiétantes de la WHI, relativement au fait que l'HT pouvait causer
une crise cardiaque. L'étude de la WHI a attribué, faussement, les risques
cardiovasculaires constatés chez les femmes plus âgées aux femmes nouvellement
ménopausées. Le groupe d'experts a conclu que l'HT ne fait pas augmenter le
risque de crise cardiaque chez les femmes ménopausées plus jeunes.
    "De plus en plus de comptes rendus de recherche soulignent l'importance
de déterminer à quel moment l'administration d'oestrogènes doit commencer,
ainsi que le lien qui existe entre ce moment et les risques de cancer du sein,
de cardiopathie et de déclin des fonctions cognitives", affirme le Dr Jennifer
Blake, professeure d'obstétrique-gynécologie, obstétricienne-gynécologue en
chef au Sunnybrook Health Sciences Centre et au Women's College Hospital de
Toronto, en Ontario, et l'une des coauteurs de la mise à jour. "Par exemple,
les médias rapportaient récemment que la supplémentation en oestrogènes est
liée à un taux plus élevé de déclin des fonctions cognitives. Nous avons dû
évaluer cette étude plus à fond pour nous rendre compte qu'elle portait sur
des femmes plus âgées qui n'avaient pas été soumises à l'administration
d'oestrogènes avant l'âge de 65 ans. L'effet négatif constaté chez ces femmes
n'a pas été constaté chez les femmes auxquelles on avait administré des
oestrogènes au début de la ménopause".
    La mise a jour a aussi confirmé l'effet débilitant que peut avoir
l'ostéoporose sur la qualité de vie d'une femme. "Nous savons désormais qu'une
femme sur deux âgée de plus de 50 ans subira une fracture liée à l'ostéoporose
d'ici la fin de sa vie, ce qui peut entraîner une douleur chronique, une
mobilité réduite, une perte d'indépendance et un risque accru de décès",
déclare le Dr Aliya Khan, professeure de médecine clinique, division
d'endocrinologie et de gériatrie, à l'Université McMaster, à Hamilton (Ont.),
et coauteure de la mise à jour. "Il est évident que les mesures de prévention
doivent être mises en oeuvre beaucoup plus tôt, de manière à s'assurer que les
femmes ne soient pas handicapées au milieu de leur vie par cette maladie
dévastatrice".
    Le groupe d'experts insiste sur le fait que, même si la ménopause
représente une transition naturelle dans la vie d'une femme, il n'existe pas
de "solution universelle" en ce qui a trait à ses symptômes ou à son
traitement. "La ménopause se manifeste différemment chez chaque femme. Elles
doivent donc connaître les faits, de même que les options qui s'offrent à
elles pendant cette phase de transition", explique le Dr Michel Fortier,
professeur d'obstétrique-gynécologie à l'Université Laval de Québec (Québec),
et coauteur de la mise à jour. "Il existe plusieurs mesures que les femmes
peuvent mettre elles-mêmes en oeuvre pour soulager les symptômes pénibles.
Toutefois, si elles ont besoin de plus d'aide, elles devraient discuter avec
leur médecin et ne pas avoir peur de l'hormonothérapie et d'autres traitements
qui pourraient leur convenir".
    La publication de cette mise à jour complète d'autres initiatives de
formation et de partage d'information que la SOGC encourage au sein de la
profession gynécologique et obstétricale, de manière à s'assurer que les
praticiens de la santé ont accès aux données cliniques les plus à jour.

    Pour de plus amples renseignements

    La mise à jour complète et le document d'information à l'intention des
médias sont disponibles sur le site Web de la SOGC, à
http://www.sogc.org/media/advisories-20090122_f.asp

    Webémission

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) permettra
aux médias de consulter les auteurs de cette mise à jour clinique par
l'intermédiaire d'une présentation technique diffusée sur le Web aujourd'hui.
Dans le cadre de cette présentation, les auteurs expliqueront les résultats
clés issus de l'analyse clinique, en accordant une attention particulière à
l'hormonothérapie, à l'ostéoporose, à la santé cardiovasculaire et à la
fonction cognitive.

    
    Date :              Le jeudi 22 janvier 2009
    Heure :             10 h, présentation bilingue
                        10 h 20, période de questions des médias
    Numéros d'accès :   613-287-8002
                        1-800-732-9307
    Diffusion Web :    
http://www.cnw.ca/webcast/viewEvent.cgi?eventID=2524060 (Français)

    Conférenciers :

      - Président, Dr Robert L. Reid, professeur d'obs.-gyn., directeur de la
        division d'endocrinologie de la reproduction et infertilité,
        Université Queen's, Kingston (Ont.)
      - Dr Jennifer M. Blake, professeur d'obs.-gyn., obs.-gyn. en chef,
        Sunnybrook Health Sciences Centre and Women's College Hospital,
        Toronto (Ont.)
      - Dr Michel Fortier, professeur d'obs.-gyn., Université Laval, Québec
        (Québec)
      - Dr Aliya Khan, professeur de médecine clinique, division
        d'endocrinologie et de gériatrie, Université McMaster, Hamilton
        (Ont.)
    

    A la suite de cette webémission, des porte-parole répondront aux
questions des médias.

    A propos de la SOGC

    La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada est l'une des plus
anciennes organisations nationales de spécialité au Canada. Fondée en 1944, la
Société a pour mandat de promouvoir l'excellence dans la pratique de
l'obstétrique-gynécologie et la santé des femmes par le leadership, la défense
des droits, la collaboration, la prise de contact et l'éducation. La SOGC
représente des obstétriciens-gynécologues, des omnipraticiens, des
infirmières, des sages-femmes et des professionnels paramédicaux oeuvrant dans
le domaine de la santé sexuelle et génésique. Pour obtenir plus de
renseignements, veuillez consulter le site Web www.sogc.org.

    A propos du programme d'éducation et de sensibilisation à la ménopause de
    la SOGC

    Le programme d'éducation et de sensibilisation à la ménopause de la SOGC
a été mis sur pied pour fournir aux Canadiennes et à leurs fournisseurs de
soins des renseignements à jour et accessibles, fondés sur des données
scientifiques. Les activités du programme comptent, entre autres, un site Web,
mamenopause.ca,une coalition nationale sur la ménopause représentant des
organismes nationaux s'intéressant à la santé des femmes, de la formation
médicale continue et des activités de prise de contact visant à faire de la
sensibilisation au sujet de la ménopause et de l'ostéoporose.




Renseignements :

Renseignements: Andrée Paige, (613) 863-1828

Profil de l'entreprise

Société des obstétriciens et gynécologues du Canada

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