Négociations agricoles à l'OMC - Le gouvernement canadien doit s'objecter rapidement au projet d'accord discuté à l'OMC



    LONGUEUIL, QC, le 29 juill. /CNW Telbec/ - "Le gouvernement canadien n'a
toujours pas publiquement indiqué son opposition au projet d'accord à l'OMC,
qui, dans sa version actuelle, ne prend pas en compte les demandes du Canada
pour les productions sous gestion de l'offre et les met en péril " C'est en
ces termes que le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) a
dénoncé le mutisme du gouvernement Harper relativement au projet d'accord sur
le commerce agricole développé derrières des portes closes vendredi soir par
7 puissances commerciales (Australie, Brésil, Chine, Etats-Unis, Inde, Japon,
Union européenne).
    "L'UPA demande depuis samedi au gouvernement canadien d'annoncer
publiquement qu'il refuse d'entériner le projet d'accord. Même s'il répète que
sa position n'a pas changé, le gouvernement Harper n'a toujours pas
explicitement exprimé qu'il ne donnerait son aval à un accord que s'il
respectait les termes de la motion de la Chambre des communes. Il ne peut pas
simplement rester passif et attendre, en espérant qu'un autre pays défende la
position canadienne ou fasse achopper les négociations. Il doit passer en mode
action et négocier les dispositions requises" a précisé M. Lacasse. La
position de négociation canadienne, conformément à une motion unanime adoptée
par la Chambre des communes en novembre 2005, est de n'accepter aucune
réduction tarifaire et aucune augmentation de l'accès au marché des
productions sous gestion de l'offre.
    Les producteurs maintiendront d'ailleurs leurs moyens de pression auprès
des députés du Parti conservateur afin de s'assurer que le gouvernement
canadien respecte les engagements qu'il a pris auprès de producteurs québécois
et canadiens et s'objecte au projet d'entente dans sa forme actuelle.
"M. Harper s'est toujours fait une fierté de respecter ses engagements, c'est
maintenant qu'il doit en faire la preuve" a prévenu M. Lacasse.
    Le projet d'entente discuté actuellement à Genève prévoit d'importantes
baisses de soutien interne, ce qui limiterait davantage la marge de manoeuvre
du Canada et du Québec. Si rien n'est fait, compte tenu de la structure du
soutien agricole canadien, un tel accord mettrait en péril le reste des
secteurs agricoles québécois notamment les productions porcine, bovine, ovine
et de grandes cultures. De l'autre côté, le projet d'accord imposerait des
réductions des tarifs douaniers qui laisseraient libre cours au dumping, sur
le marché canadien, de produits laitiers et avicoles étrangers subventionnés
avec des conséquences désastreuses sur les productions laitières, de volaille
et d'oeufs du Québec.
    Pendant ce temps, ce même projet d'accord permettrait à des pays comme
les Etats-Unis de maintenir leurs importantes subventions agricoles en ne
réduisant qu'une partie des subventions non permises. Pour les subventions
permises, c'est le bar ouvert. Ainsi, les Etats-Unis devront limiter leurs
subventions non permises à près de 15 milliards de dollars par année, soit le
double du soutien qu'ils ont accordé à leur agriculture en 2007. Ils ont aussi
adopté récemment un Farm Bill à hauteur de 300 milliards de dollars pour
5 ans.
    L'UPA indique que si le gouvernement canadien signait le projet d'accord
actuel, il mettrait à risque plus de 40 % des recettes agricoles québécoises
et, conséquemment, quelque 70 000 emplois directs et indirects à la ferme et
dans la transformation. "La gestion de l'offre profite aux consommateurs, aux
contribuables, aux transformateurs et aux producteurs du Québec et du Canada.
C'est un modèle agricole équitable que le Canada doit défendre et promouvoir.
Il offre aux consommateurs des aliments sains et de grande qualité produits
localement, à prix raisonnables et concurrentiels. Il permet aux producteurs
de retirer du marché un revenu équitable, sans subvention. C'est pourquoi il
reçoit l'appui de nombreux partenaires, comme en fait foi le nombre important
d'appuis de la Coalition GO5, pour un modèle agricole équitable, la gestion de
l'offre" a conclu le président de l'UPA.
    Les quelque 8 000 fermes québécoises sous gestion de l'offre - laitières,
avicoles et d'oeufs de consommation et d'incubation - font vivre quelque
15 000 producteurs et leur famille. La valeur de la production à la ferme
s'élève à 2,6 milliards de dollars. Les secteurs sous gestion de l'offre
génèrent près de 4 milliards de dollars de PIB et plus de 70 000 emplois. Pour
plus d'information sur l'OMC, la gestion de l'offre et la coalition GO5 :
www.go5quebec.ca




Renseignements :

Renseignements: Eliane Hamel, Directrice des communications, Union des
producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8235, Cellulaire: (514) 971-3699


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