Mois de l'histoire des femmes: l'APN déclare qu'Ottawa doit prendre des
mesures décisives relativement aux femmes autochtones portées disparues ou
assassinées

OTTAWA, le 1er oct. /CNW Telbec/ - Alors que des organisations internationales comme les Nations Unies et Amnistie internationale ont exprimé leur vive inquiétude quant aux questions relatives aux droits de la personne que soulèvent les cas de plus de 500 femmes autochtones portées disparues ou assassinées au Canada, le gouvernement fédéral n'a fait preuve que de laxisme.

Aujourd'hui, pour souligner le début du mois de l'histoire des femmes, le Chef national de l'APN, Shawn Atleo, et la présidente du Conseil des femmes de l'APN, Kathleen McHugh, ont demandé à Ottawa de prendre des mesures sérieuses et concrètes afin de combattre la violence et la discrimination dont les femmes autochtones et leurs familles sont victimes.

Le mois prochain, le Canada doit expliquer au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) des Nations Unies comment il entend régler le problème de la violence et de l'indifférence des policiers et d'autres fonctionnaires de la justice. Le CEDEF a demandé ce rapport en novembre dernier. Pendant l'année écoulée, le Canada n'a pas demandé la collaboration des femmes autochtones ou de leurs dirigeants pour rédiger un plan de lutte contre ces problèmes et a refusé l'aide qui lui avait été offerte par le Conseil des femmes de l'APN.

Hier, la présidente du Conseil des femmes de l'APN, Kathleen McHugh, a donné son appui à un rapport d'Amnistie internationale dans lequel l'organisation exprimait sa frustration quant au fait que le gouvernement n'ait pas pu expliquer pourquoi tant de femmes autochtones sont assassinées ou portées disparues et pourquoi 25 % des cas ne sont toujours pas résolus.

"Les lacunes dans l'application des droits de la personne et dans l'administration de la justice ont permis aux auteurs de ces crimes de rester en liberté et fait en sorte que des cas restent non résolus. Entre-temps, le nombre de femmes et de filles portées disparues ou assassinées ne cesse d'augmenter", s'insurge la présidente du Conseil des femmes de l'APN, Kathleen McHugh. "Nous savons ce qui doit être fait pour mieux protéger les femmes et les filles autochtones. Les corps policiers et le système judiciaire doivent être plus réceptifs. Nous avons besoin de plus de refuges, de meilleurs services aux victimes et de programmes d'aide aux femmes qui ont fait l'objet de trafic. Nous devons aussi combattre cette abjecte pauvreté qui enferme les femmes dans des situations à haut risque."

"Nos familles vivent une grave violation des droits de la personne, et cette situation exige des mesures urgentes et globales. Afin de prévenir d'autres tragédies semblables et de donner des réponses aux familles éprouvées et de les réconforter, toutes les parties au dossier doivent être déterminées à collaborer pour offrir aide, protection et soins aux femmes autochtones", affirme le Chef national de l'APN, Shawn Atleo.

L'APN demande au Parlement, et tout particulièrement à ses comités permanents des affaires autochtones et de la justice et des droits de la personne, de former un comité mixte qui étudiera la question de la violence faite aux filles et aux femmes autochtones et de faire en sorte que les femmes et les chefs autochtones participent à l'élaboration de la réponse du Canada à l'invitation du CEDEF.

De plus, l'APN demande au Parlement de collaborer avec les femmes et les chefs autochtones à l'élaboration d'un plan d'action national qui mettra ce problème en lumière et qui rendra les autorités responsables de leurs actions.

À l'occasion d'une manifestation qui aura lieu le dimanche 4 octobre, le Chef national et la présidente du Conseil des femmes se joindront à des familles de femmes portées disparues ou assassinées, à l'Association des femmes autochtones du Canada, à Amnistie internationale Canada, à KAIROS : initiatives canadiennes œcuméniques pour la justice, à la National Association of Friendship Centres (NAFC) et à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, à l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry, au Ralliement national des Métis, à l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale (AFAI) et à d'autres intervenants dans la lecture d'une déclaration commune demandant l'adoption d'un plan national d'action.

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.

Le Conseil des femmes de l'APN veille à ce que le point de vue des femmes des Premières Nations soit pris en compte dans l'ensemble des directives politiques et des activités de l'APN, en plus de faire en sorte que l'APN défende efficacement les droits des femmes des Premières Nations.

    
    Événements :
    Marche de l'unité, Université d'Ottawa, Pavillon Desmarais, 55, avenue
    Laurier Est, 18 h
    Rassemblement sur la Colline du Parlement : de 19 h à 20 h
    Date : le 4 octobre 2009
    

SOURCE Assemblée des Premières Nations

Renseignements : Renseignements: Karyn Pugliese, Communications relatives à la santé, (613) 241-6789, poste 210, (613) 292-1877 ou kpugliese@afn.ca


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.