Modification du Règlement sur le régime des études collégiales - La FAC inquiète pour la qualité de l'enseignement collégial



    MONTREAL, le 27 fév. /CNW Telbec/ - Dans un avis qu'elle a récemment fait
parvenir au Conseil supérieur de l'Education, la Fédération autonome du
collégial (FAC) s'inquiète manifestement des répercussions qu'entraîneront les
modifications proposées au RREC sur la qualité et les exigences de
l'enseignement collégial. Selon le président de l'organisation syndicale,
Jean-Claude Drapeau : "Même si nous partageons les objectifs ministériels de
favoriser l'accès du plus grand nombre aux études supérieures, nous croyons
qu'une telle ambition doit être dotée des moyens qui en permettront la
concrétisation."
    Pour la FAC, les critères d'admission existent non pas pour fermer la
porte aux élèves, mais bien pour s'assurer que celles et ceux qui accèdent au
cégep possèdent le bagage requis pour assurer leur réussite. Passer outre à
cette réalité, sans autres mesures correctives autorisant l'acquisition des
savoirs et des connaissances essentiels, ne saurait qu'engendrer une
dévalorisation des exigences scolaires de l'ordre collégial ou, en l'absence
de nivellement, l'échec systématique d'étudiantes et étudiants insuffisamment
préparés à relever de nouveaux défis. L'admission conditionnelle comme
solution aux cas particuliers, notamment le décrochage scolaire, ou encore
l'admission sur la base d'une formation jugée suffisante soulèvent d'autres
problèmes qui doivent nécessairement être pris en considération.
    En effet, les risques d'assister à une dévaluation de la qualité de la
formation collégiale sont bien réels. L'adoption intégrale des propositions
sur les critères d'admission ouvre grand la porte à une diminution des
exigences propres à l'enseignement collégial. Devant la demande pressante de
main-d'oeuvre, les pressions exercées pour favoriser la quantité au détriment
de la qualité ne sont pas à sous-estimer. A cet égard, la FAC considère que la
ministre pourrait fort bien doter la Commission d'évaluation de l'enseignement
collégial d'un mandat explicite lui permettant d'attester la qualité de
l'enseignement offert dans les cégeps.
    Comme le souligne le président de la FAC : "Nous croyons de même que la
ministre ne peut laisser aux seuls établissements la responsabilité de mettre
sur pied les mesures de mise à niveau. La définition d'un ensemble de mesures
et le financement national nous apparaissent encore comme le meilleur moyen
d'endiguer la concurrence effrénée que sont tentés de se livrer les
établissements d'enseignement collégial."
    En ce qui a trait aux modifications proposées au calendrier scolaire, la
FAC craint que la mesure préconisée n'ouvre la porte à des applications peu
souhaitables. De fait, l'absence de définition claire et univoque de
l'appellation nous incite à demander que le MELS établisse d'abord les
critères permettant de désigner un programme à formule pédagogique
particulière et qu'il procède à l'identification des programmes d'études ainsi
reconnus. A défaut de telles mesures, la FAC appréhende les pressions qui ne
manqueront pas de se manifester pour déroger au cadre habituel.
    Pour ce qui est de la proposition de créer un "DEC général", la FAC met
en garde le MELS contre le risque de dévaluer le diplôme collégial. "Un
diplôme est la preuve tangible qu'une étudiante ou un étudiant a suivi et
réussi un ensemble de cours formant un tout cohérent. L'appellation "diplôme"
doit donc être réservée exclusivement pour sanctionner la réussite d'un
programme structuré et ordonné", de poursuivre Jean-Claude Drapeau. Toutefois,
dans l'esprit du changement préconisé, il serait possible de reconnaître le
cheminement de ces étudiantes et étudiants par une appellation différente. Les
termes "certificat général en études collégiales" ou "reconnaissance d'études
collégiales" nous apparaissent plus appropriés.
    Enfin, la FAC est favorable à l'implantation d'un diplôme de
spécialisation d'études techniques. Il constitue une "valeur ajoutée", une
valorisation de l'enseignement collégial et une reconnaissance de sa capacité
à former des individus dotés d'un haut niveau de qualification
professionnelle. Cependant, dans le contexte des remises en question
périodiques de la pertinence de l'existence des cégeps, l'identification d'un
diplôme exclusif à la formation technique pourrait desservir l'institution et
le réseau collégial. Aussi, suggère-t-elle l'appellation DSEC pour "diplôme de
spécialisation d'études collégiales", plus emblématique de l'institution
qu'est le Collège d'enseignement général et professionnel ainsi que de
l'enseignement supérieur. L'avis peut être consulté au www.lafac.qc.ca.

    La Fédération autonome du collégial est une organisation syndicale qui
représente quelque 4 000 enseignantes et enseignants de cégep répartis sur
l'ensemble du territoire québécois. Depuis déjà vingt ans, elle s'emploie,
jour après jour, à défendre les meilleures conditions d'enseignement pour ses
membres, tout en développant une réflexion pédagogique novatrice centrée sur
la réussite des étudiantes et étudiants et sur l'accessibilité aux études
collégiales pour l'ensemble des Québécoises et des Québécois.




Renseignements :

Renseignements: Jean-Claude Drapeau, président, (514) 943-0329; Source:
Guy Desmarais, vice-président aux communications, (514) 943-9561

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