Modification aux conditions d'admission aux études collégiales - La CSQ et ses fédérations collégiales déplorent que la ministre Michelle Courchesne mette en péril la réussite des jeunes



    MONTREAL, le 20 juin /CNW Telbec/ - "Il est décevant que la ministre de
l'Education, du Loisir et du Sport (MELS), Mme Michelle Courchesne, ait choisi
de suivre les traces de son prédécesseur et de modifier les conditions
d'admission aux études collégiales. L'approche qu'elle a retenue, plutôt que
de contribuer à assurer la réussite des jeunes admis aux cégeps, risque de les
placer en situation d'échec."
    La vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ),
Mme Diane Charlebois, le président de la Fédération des enseignantes et
enseignants de cégep (FEC-CSQ), M. Mario Beauchemin, et le président de la
Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ), M. Bernard
Bérubé, de même que la présidente de la Fédération du personnel de soutien de
l'enseignement supérieur (FPSES-CSQ), Mme Marie Racine, sont unanimes à
déplorer la décision du gouvernement du Québec d'aller de l'avant dans son
projet de modifier le Règlement sur le régime des études collégiales.

    Un engrenage dangereux mis en branle

    Les dirigeants syndicaux de la CSQ et des fédérations de l'enseignement
supérieur affiliées à la CSQ réagissent donc avec grande déception au dépôt ce
matin dans la Gazette officielle, par la ministre Michelle Courchesne, d'un
avis afin de modifier les conditions d'admission aux études collégiales.
    "Avec ce dépôt, la ministre met en branle un engrenage dangereux sous le
prétexte honorable de permettre à un plus grand nombre de jeunes d'accéder aux
études collégiales, principe auquel nous ne nous opposons pas. Cependant, elle
va de l'avant dans cette direction sans imposer aux cégeps des mesures
nationales claires qui garantiront la réussite des jeunes. C'est l'absence de
balises nationales que nous condamnons et le manque de ressources
enseignantes, professionnelles et de soutien nécessaires pour appuyer ce
changement de cap", expliquent les dirigeants syndicaux.
    "Ce dépôt est d'autant plus décevant qu'il est clair que la ministre n'a
rien retenu des recommandations que nous avons présentées à son prédécesseur,
Jean-Marc Fournier, lors de la consultation qu'il a menée, il y a un peu plus
d'un an, sur ce projet de modifications. Ca n'a pas de sens pour ce qui est de
la formation jugée suffisante, car il sera laissé au bon vouloir de chacun des
cégeps de déterminer les critères. On risque de se retrouver avec autant de
critères différents qu'il y a de cégeps, ce qui est contraire à l'intérêt des
jeunes. Mme Courchesne vient de démontrer que dans ce cas-ci, la réussite des
jeunes passe au second plan dans ses priorités, ce qui est tout de même assez
curieux pour une ministre de l'Education", commente la vice-présidente de la
CSQ, Mme Diane Charlebois.

    Une ministre et son ministère qui font la sourde oreille

    Pour sa part, la présidente de la FPSES-CSQ, Mme Marie Racine, renchérit
dans le même sens en disant ne pas comprendre comment le ministère de
l'Education a pu faire la sourde oreille aux recommandations syndicales.
    "Nous avons mis en garde le gouvernement que les modifications proposées
risquaient de nuire à la réussite éducative de plusieurs jeunes accédant aux
études collégiales. Le danger est réel et nous l'avons clairement démontré.
C'est renversant de constater qu'au ministère de l'Education, tant la ministre
que son entourage ont choisi de ne pas en tenir compte. C'est d'autant plus
regrettable que certaines orientations mises de l'avant semblent plus
favoriser la concurrence entre cégeps que la réussite collégiale des jeunes",
regrette Mme Racine.

    Des jeunes placés en situation d'échec

    Même son de cloche du côté du président de la FPPC, M. Bernard Bérubé,
qui s'inquiète que les nouvelles mesures risquent de placer certains jeunes en
situation d'échec.
    "Si la volonté de la ministre était de s'assurer que les nouvelles
conditions d'admission tiendraient compte du contenu des nouveaux diplômes
d'études secondaires (DES), ce ne doit pas être les jeunes qui subissent les
conséquences de cette orientation. Il aurait certainement été préférable que
Mme Courchesne s'assure que les jeunes admis aux cégeps entreprennent leurs
études postsecondaires dans des conditions qui garantissent leur réussite",
constate M. Bérubé.

    Une situation inquiétante dans le contexte actuel

    Le président de la FEC, M. Mario Beauchemin, ne cache pas que les
modifications apportées aux conditions d'admission aux études collégiales
auront pour conséquence que plusieurs jeunes qui entreront aux cégeps à
l'automne 2007 le feront sans répondre aux exigences collégiales leur
permettant de poursuivre leurs études dans certains programmes.
    "C'est très inquiétant et ce n'est pas la possibilité de la tenue
d'activités de mise à niveau, pour combler l'écart entre le niveau requis et
leur formation incomplète, qui constitue une garantie que les cégeps offriront
aux jeunes les ressources nécessaires pour qu'ils acquièrent les connaissances
indispensables à la poursuite de leur parcours collégial. Dans le contexte
actuel de sous-financement qui accable les cégeps, nous craignons le pire si
nous laissons les cégeps décider du type d'activités de mise à niveau qu'ils
feront", mentionne M. Beauchemin.

    La ministre Courchesne interpellée

    En dépit de l'avis déposé ce matin dans la Gazette officielle, la CSQ et
ses trois fédérations collégiales entendent bien soumettre un mémoire à la
ministre Courchesne pour lui rappeler que la réussite des jeunes doit se
situer au coeur des priorités de tous les partenaires de l'éducation, incluant
la ministre elle-même.
    "Malgré les difficultés actuelles que traversent les cégeps faute de
ressources humaines et financières suffisantes, l'ensemble des personnels se
dévoue quotidiennement à assurer la réussite des jeunes. Nous sommes donc
extrêmement déçus et préoccupés par les orientations actuelles où la ministre
semble prioriser le taux de diplomation au détriment de la réussite en
éducation de la jeunesse québécoise", concluent ensemble les quatre dirigeants
syndicaux.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente plus de
175 000 membres, dont 120 000 dans le secteur public, la grande majorité
travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les
secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information, CSQ, cell.: (514)
237-4432

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