Mobilisation étudiante - Loi C-43 - La FECQ dénonce la mauvaise foi des administrations collégiales



    MONTREAL, le 20 nov. /CNW Telbec/ - A travers la province, des levées de
cours d'une journée ont récemment été votées par plusieurs associations
étudiantes collégiales en vue de participer activement à la grande
manifestation nationale prévue pour ce jeudi ; cette manifestation d'envergure
à laquelle participe la FECQ vise à dénoncer massivement le dégel
irresponsable des frais de scolarité tel que récemment imposé par le
gouvernement Charest. Or, alors que cette pratique était jusqu'à récemment
admise par les administrations des cégeps, plusieurs d'entre-elles refusent
désormais de reconnaître ces levées de cours, invoquant la loi C-43 sur les
conditions de travail des employés du secteur public.
    Différentes directions d'établissement collégiaux justifient en effet
leur refus sous prétexte que la loi, adoptée dans le tumulte de fin décembre
2005, interdirait à quiconque de faire obstacle au maintien des services d'un
organisme du service public, incluant les cégeps. En cautionnant un piquet de
grève étudiant visant à assurer une levée de cours, ces directions prétendent
ainsi s'exposer à d'éventuelles poursuites judiciaires.
    Cependant, en réaction à cette interprétation de la loi, la porte-parole
du Conseil du Trésor, Catherine Poulin, a clarifié la semaine dernière ce flou
entourant le document invoqué. Ainsi, la loi 43 étant fondamentalement une loi
de relations de travail, elle ne pourrait être appliquée dans le cas d'un
moyen de pression étudiant. Contactée par le quotidien Le Devoir ("Un grain de
sable dans l'engrenage de la grève étudiante", 13 novembre 2007), Mme Poulin
est claire : "Si des étudiants bloquent un cégep, (la direction) ne sera pas
poursuivie en vertu de la loi 43", tranche-t-elle, invalidant du coup les
arguments des administrations qui refusent de coopérer avec les associations
étudiantes.
    La FECQ dénonce donc vivement l'attitude des administrations collégiales
qui, malgré cette clarification, ne reconnaissent toujours pas les levées de
cours récemment votées en assemblée générale. Conséquemment, elle demande à
celles-ci, ainsi qu'à la Fédération des cégeps, de cesser leurs
interprétations cavalières et illégitimes d'une loi qui, pourtant, exclue
d'emblée le mouvement étudiant. Il va sans dire que la FECQ n'acceptera aucune
forme d'intimidation administrative visant à paralyser une mobilisation dont
la légitimité aux yeux des étudiants n'est dorénavant plus à prouver.
    Il est à noter que la Fédération autonome du collégial (FAC), la
Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) et la Fédération
nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) appuient
ouvertement la FECQ dans ses revendications, dénonçant eux aussi l'attitude
injustifiable des administrations collégiales.

    La Fédération étudiante collégiale du Québec représente plus de 40 000
étudiants réunis au sein de 22 associations.




Renseignements :

Renseignements: Mathieu Poulin, attaché de presse, FECQ, (514) 396-3320,
Cellulaire: (514) 622-8179


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