Mise en garde contre la technique d'augmentation mammaire par transfert de gras



    MONTREAL, le 12 sept. /CNW Telbec/ - L'Association des spécialistes en
chirurgie plastique et esthétique du Québec (ASCPEQ), l'Association des
radiologistes du Québec, l'Association des radio-oncologues du Québec ainsi
que les chirurgiens oncologues s'entendent pour dénoncer cette technique qui
consiste à prélever, par liposuccion, des cellules graisseuses dans une région
du corps pour ensuite les injecter dans les seins.
    Non reconnue par le Collège des médecins du Québec et par la Société
américaine de chirurgie plastique et reconstructive, l'augmentation mammaire
par transfert de gras est encore à un stade très expérimental. Les résultats
de la seule recherche menée et publiés actuellement n'ont pas permis de
définir clairement l'efficacité et les effets à long terme de cette technique.
On craint que le cancer du sein soit plus difficilement détectable : le gras
directement injecté dans la glande mammaire peut créer des calcifications
mimant un cancer et la présence de ces masses peut nuire à l'examen clinique
des seins. On craint également que les cellules graisseuses, sachant
maintenant qu'elles contiennent des substances pro-cancérigènes, pourraient
favoriser, lorsque injectées dans le sein, le développement de certains types
de cancer. De plus, l'efficacité de cette technique n'est pas démontrée : le
gras peut se résorber complètement ou partiellement, laissant un sein déformé.
    La popularité soudaine de cette controversée technique, récemment
pratiquée par un omnipraticien, inquiète ces médecins spécialistes. "Trop de
questions sont encore sans réponse. Il est encore beaucoup trop tôt pour
permettre cette technique en dehors d'un strict protocole de recherche. On ne
veut surtout pas répéter les erreurs vécues avec les implants mammaires au
silicone qui ont été utilisés avant d'obtenir les véritables réponses sur
leurs impacts à long terme", affirme le président de l'ASCPEQ, le Dr André
Chollet. Sans toutefois fermer la porte aux recherches dans ce domaine, les
spécialistes s'entendent pour dire qu'il faut agir avec prudence, curiosité et
scepticisme. "Nous verrons dans les années à venir si les recherches et les
évaluations confirment l'efficacité et la sécurité de cette technique, ce qui
n'est pas encore le cas actuellement. Nous ferons alors les recommandations
qui s'imposent", ajoute le Dr Chollet.
    La seule étude sur le sujet a été réalisée par le chirurgien plasticien
américain Dr Sydney Coleman et portait sur dix cas, Il concluait que des
analyses prospectives seraient nécessaires pour mieux définir les indications
et les résultats de cette technique. Jusqu'à présent, le transfert de gras est
principalement utilisé par les chirurgiens plasticiens pour des corrections
mineures (adoucissement de rides, réparation de cicatrices) ou de contour.
    Dans le contexte actuel, les spécialistes croient que toute injection de
substance, dont les cellules graisseuses dans le sein, doit être faite
seulement dans un contexte strict de protocole de recherche. Ils recommandent
donc aux Québécoises de ne pas recourir à cette technique.




Renseignements :

Renseignements: Mari-Claude Hotte, ASCPEQ, (514) 350-5199,
mchotte@fmsq.org


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